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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 20:46
La première rentrée de nos sénateurs de Guyane
Les deux nouveaux sénateurs de Guyane, Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette, sont à Paris pour la rentrée de la session d’automne au palais du Luxembourg.

Appelés par les grands électeurs à succéder à Georges Othily dans les rangs du Sénat de la République, les maires de Mana et Kourou, Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette, sont arrivés lundi à Paris pour se présenter au palais du Luxembourg et procéder aux formalités d’usage pour les nouveaux sénateurs. Hier, ils élisaient leur président, lenuméro 2 de l’Etat dans l’ordre protocolaire, derrière le président de la République. Leur candidat, le sénateur socialiste Jean-Pierre Bel, a obtenu 136 voix, celui de l’UMP, Gérard Larcher a été élu au premier tour avec 175 voix.
Apparentés PS
La semaine prochaine, MM. Patient et Antoinette sauront dans quelle commission ils siègeront. Les plus intéressantes, savent-ils déjà, sont difficiles à décrocher pour les primo arrivant. A défaut de commission des finances, Georges Patient a demandé la commission des lois. Jean-Etienne Antoinette n’a pas indiqué à quelle commission il voulait siéger. Les radicaux de gauche ont tenté de les amener à eux pour faire basculer à gauche le vieux groupe centriste RDSE (le Rassemblement démocratique, social et européen date de la IIIe République) et en faire un vrai groupe radical de gauche en ralliant Chevènement et les deux élus guyanais. En vain, MM. Patient et Antoinette ont rallié le groupe socialiste où ils siègent désormais en tant qu’apparentés.


Repères
Le président du Sénat
Le président, qui siège sur « le plateau », est élu pour trois ans, à l’occasion du renouvellement partiel du Sénat. Lors du dernier scrutin, seul un tiers d’entre les sénateurs ont été renouvelés. En 2001, ce sera la moitié du Sénat qui sera renouvelée.
Les groupes
Les sénateurs sont regroupés par groupes et sous-groupes. Les deux Guyanais siègent dans le groupe socialiste et le sous-groupe DOM-TOM. Ils appartiennent de droit, s’ils le souhaitent, à l’intergroupe parlementaire qui rassemble les députés et les sénateurs de tous partis politiques et de tous les outremers.
Le modèle
Si Othily est resté 19 ans au Sénat, le modèle pour les deux sénateurs de Guyane reste celui de Gaston Monnerville, le compatriote qui a connu autrefois la même joie que Gérard Larcher, hier : gagner le plateau !


Interview croisée de Georges Patient et Jean-Etienne Antoinette
« On n’est pas dépaysés »
Comment avez-vous vécu ces premières journées ?
Georges Patient (à droite sur la photo) : Depuis lundi, mon collègue Antoinette et moi-même, accomplissons les premières formalités qu’il convient de faire quand arrive dans cette maison…
Jean-Etienne Antoinette : C’est d’abord une découverte, ensuite la confirmation que je suis ici pour quelque chose qui intéresse les collectivités locales.
Il vous  a fallu choisir un groupe politique ?
Georges Patient : Oui, oui… Nous avons été approchés par deux groupes, le groupe RDSE et le groupe du Parti socialiste. Après réflexion, nous avons choisi d’être apparentés au groupe socialiste.
Jean-Etienne Antoinette : Parce qu’il faut donner de la visibilité à l’action politique, j’ai décidé de siéger dans le groupe du Parti socialiste, apparenté.
Quels chantiers vous attendent au Sénat ?
Georges Patient : Le chantier des collectivités locales, de leur autonomie financière, un sujet sensible, et également le problème récurrent du foncier en Guyane. Nous avons encore le chantier de la cohésion sociale avec le traitement de la population étrangère en Guyane et celui de l’évolution institutionnelle.
Jean-Etienne Antoinette (photo ci-contre) : Le Sénat est la maison des collectivités locales et nous savons tous les difficultés que rencontrent nos collectivités afin que celles-ci accomplissent leur mission de service public. J’ai été élu sur ce programme : comment obtenir aux collectivités locales des moyens afin de  réaliser leur mission. La Guyane a pris un retard important. Il y a un travail à faire au niveau des recettes de fonctionnement pour que nos collectivités puissent s’administrer librement. Nous devons sortir de cette relation de subordination dans le cadre de subventions  avec l’Etat, l’Europe… C’est avec fermeté que je voudrais défendre ces intérêts-là.
Quelles seront vos attentions lors de l’examen de la LODEOM ?
Georges Patient : Une très grande attention ! Ca en fait déjà l’objet au conseil régional où il y a une position particulière. Chez les socioprofessionnels, le sentiment est favorable. Je compte réunir très prochainement en Guyane toutes les personnes concernées par cette loi et à partir de là, adopter une position qui sera certainement commune à celle de mon collègue.
Jean-Etienne Antoinette : Nous avons l’intention de travailler de concert avec les parlementaires, Mme Taubira en particulier. Il faut être vigilant avec cette loi de programme. Il s’agit dans un premier temps de désengager l’Etat dans le cadre du financement de l’économie de la Guyane, dans un deuxième temps de faire quelques cadeaux aux entreprises sans contrepartie. Comment conventionner cette augmentation des prix en Guyane ?… Donc on va faire notre travail et quand il y aura des éléments importants avec des impacts positifs, nous allons bien sûr les défendre. Nous resterons vigilants sur les impacts de loi sur le budget des collectivités locales.
Dans quelle commission avez-vous choisi de siéger ?
Jean-Etienne Antoinette : On verra comment cela va se passer. Nous attendons les résultats la semaine prochaine… Je vais partager les rôles avec mon collègue Patient. Je  crois que nous travaillons de façon solidaire, ça fonctionne très bien. On s’essaie aussi à une nouvelle gouvernance : parler de la même voix pour défendre les intérêts de la Guyane.
Georges Patient : J’ai choisi un certain nombre de commissions mais certaines ne sont pas particulièrement évidentes à obtenir. Je souhaitais aller à la commission des finances mais je sais que ça ne va pas être évident, donc en second choix, j’ai proposé la commission des lois.
Jean-Etienne Antoinette : On va se relayer, on va parler ensemble. Je crois que la voix de la Guyane sera entendue dans ce cadre magnifique.
Allez-vous intégrer l’intergroupe parlementaire de l’Outre-mer ?
Georges Patient : Oui, très certainement. Je n’ai pas encore été approché mais hier j’ai eu une discussion avec Lucette Michaux-Chevry qui m’a parlé de différents problèmes qui empêchent cet intergroupe de se réunir. Elle proposait qu’il y ait une espèce d’antenne dans chaque assemblée. L’objectif est de faire en sorte que les sénateurs des DOM trouvent l’occasion de se rencontrer, d’évoquer des problèmes communs et qu’il y ait une espèce de permanence entre les sénateurs domiens, qu’on essaie toujours d’être présents quand il y a un sujet qui touche les DOM.
Jean-Etienne Antoinette : Il y a une proposition qui consiste à améliorer le fonctionnement de l’intergroupe entre les sénateurs et les députés. Quand le députés sont en session, les sénateurs sont dans leurs circonscriptions… Mais l’intergroupe est nécessaire parce qu’il y a une problématique d’outre-mer, des points communs comme la question de l’évolution institutionnelle, celle des finances des collectivités locales, les hôpitaux publics… C’est une des raisons qui nous a poussés à rejoindre le groupe PS car ils ont un groupe DOM-TOM avec Claude Lise, Jacques Gillot, Serge Larcher… avec Patient et moi en plus, nous commençons à former un groupe important.
Comment la Guyane est ressentie au Sénat ?
Georges Patient : Ils n’ignorent pas la Guyane ! C’est vrai que nous avons Georges Othily qui y est resté 19 ans, qui a su s’y faire apprécier. Nous ne sommes pas en terre inconnue. C’est une maison, c’est ma première impression, où l’accueil est agréable. Tout y est fait pour que le sénateur qui arrive soit bien accueilli, que les conditions optimum de travail soient mises à sa disposition. On est nouvellement arrivés, on n’a pas encore repéré tous les lieux mais en fait on n’est pas dépaysés.
Jean-Etienne Antoinette : Il est évident qu’il y a une approche d’analyse lointaine et globalisante de la Guyane. Nous sommes là pour rectifier cette image. Mais il est évident qu’historiquement la Guyane fait partie du système français. Dans cette France globalisante, il convient d’étrenner le particularisme de la Guyane Là aussi, c’est une priorité : l’évolution institutionnelle.







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