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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:48
Ozoua et sa légende personnelle
Elle n’aime pas son image, mais elle a choisi de se renommer Ozoua Soyinka, qui signifie en langue bété, femme exceptionnelle. Son vrai nom, Ruth Narbonnais, vient de Saint-Pierre, en Martinique, où elle est née. Arrivée en France (elle n’aime pas le mot métropole et parle volontiers de « la belle dame ») à l’âge de 10 ans, elle y a entamé une carrière dans la fonction publique territoriale dans les Hauts-de-Seine qu’elle souhaite achever en février 2009 pour devenir écrivain à plein temps. Malgré quatre ouvrages de poésie depuis 2003, elle publie toujours à compte d’auteur. Pourtant elle ne vise pas moins que d’être éditée par Flammarion, Gallimard ou Albin Michel… Elle a d’abord écrit, en 2003, La vie au fil des mots, Sonjé Yo, en 2004, En poésie la vie, en 2006, et Je m’en vais, en 2007. Entre temps, avec un collectif de poètes, elle a publié Symphonie nègre, une anthologie qui se veut un hommage à Aimé Césaire et avec les mêmes (dont Hugues Pagezy, Daniel Illemay, Vincent Bissonel ou Henri Moucle, elle prépare un hommage à Nelson Mandela. Pourquoi écrit-elle ? Par timidité : « C’est une façon de dire ce que je ne pouvais dire oralement en le confiant à des feuilles qui ne me trahissent pas. » Elle prend des chemins atypiques et sa poésie ressemble souvent à de la littérature syndicale ou de contestation et quelque fois aussi au simple récit, à l'énumération de faits. Elle magnifie ses héros, pas forcément ses mots. Quand elle écrit sur la chlordécone, elle n’hésite pas à aller plus loin encore que le controversé Pr. Belpomme en rendant la molécule responsable des cancers, des maladies de Parkinson et d’Alzheimer… Ses influences viennent aussi puiser chez ceux qui ont fait de la lutte contre les vaccinations un combat… En témoigne ce vers de quatorze pieds : « Car les vaccins sont vraiment inutiles pour la santé. » Tout le monde n’adhèrera pas… Il y a de l’excès chez Ozoua, mais aussi une forme d’authenticité notamment dans Sonjé Yo qui rend hommage à « tou sé moun  lan ki goumen pou libeté ». Certains poèmes n’ont rien à envier à la prose d’Eluard rendant hommage au petit père des peuples ! Mais son cri, écrit la poétesse mauricienne Patricia Larenco, dénonce  « un monde héritier du sinistre rouleau compresseur colonial ». Elle est « la poétesse à conscience historique », écrit Pierre Enocques-François. Désormais, la nouvelle l’attire et elle espère publier l’histoire de la disparition de la cloche de Saint-Pierre. En attendant d’être reconnue comme écrivain, elle anime des ateliers d’écriture en région parisienne. « Suivez votre légende », dit-elle à ses élèves, empruntant à Paulo Coelho sa « légende personnelle », celle qui la pousse à suivre ce qui l’habite et non ce que lui dicte la société.

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commentaires

Conseillers en image 24/12/2012 02:19


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Donc une action en justice sera conseillée tentée pour supprimer ce blog.

thierry 22/11/2012 05:47


Derrière ces airs de "syndicaliste" quelle poête est-ce !

arthur 22/11/2012 01:55


Encore une qui s'ecoute ecrire

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