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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 22:13
L’ODEADOM fête ses 25 ans au salon de l’agriculture
L’Office de développement de l’économie agricole d’outre-mer (ODEADOM) fête cette année ses 25 ans d’existence. « L’office est passée d’une structure charpentée autour de la banane et de la canne à la diversification pour atteindre un but d’actualité : apporter production et aliments à la population locale », explique le directeur de l’ODEADOM, Paul Luu. Et si la banane est le produit numéro 1 à la Martinique et le sucre le numéro à la Réunion, la Guadeloupe est parvenue à se répartir quasiment en trois tiers, canne, banane et diversification animale et végétale dont une partie destinée à l’exportation de niche comme le melon, l’ananas ou les fruits tropicaux. Dans ces 25 années, la part de l’agriculture dans le PIB a chuté (2,5 % dans l’Hexagone et 3,5 % outre-mer. La perte en emploi a été de 9 % outre-mer (un ratio supérieur à celui national, même si le phénomène d’érosion reste comparable). C’est la professionnalisation qui est remarquable sur cette période. Ainsi la banane est passée de 6 à 3 groupements et si l’industrie sucrière est restructurée depuis plus longtemps, les efforts portent leurs fruits dans les filières de diversification. En Martinique et à la Réunion, la grande distribution est devenue adhérente de l’interprofession animale ! La filière diversification végétaux est moins organisée mais après la crise du melon l’an passé, l’intérêt du regroupement se fait sentir et l’on parle enfin d’une interprofession en Guadeloupe…
Il y a 25 ans, l’ODEADOM et ses cinq employés ne payaient que quelques 10 millions d’euros d’aides nationales, aujourd’hui, ils sont 39 et payent 6 ou 7 millions d’aides nationales et 260 millions d’aides communautaires. Un chiffre qui sera à son summum en 2009 avec 275 millions grâce à l’amélioration de l’enveloppe dédiée à la filière sucre.
L’ODEADOM et les chambres d’agriculture réfléchissent sur la valorisation de notre sucre pour qu’il ne soit pas que blanchi et indifférencié dans des raffineries en Hexagone au détriment d’une production de terroir valorisé. Quant aux prix des bananes antillaises aux Antilles, plus chères qu’en France, Paul Luu a mis en cause le petit nombre d’opérateurs mûrisseurs dans les DFA et la taille de nos marchés locaux. Sur le fond du conflit qui touche les Antilles et les DOM en général, Eric Nelson, président de l’office, pense que « l’agriculture ultramarine ne pourra sortir que fortifiée de ce qui s’est passé », à l’instar de ce qui s’est passé avec Dean et la banane.

La Martinique toute en sobriété au salon de l’agriculture
Le président de la chambre d’agriculture, Louis-Daniel Berthomme, et Patrick Jean-Baptiste ne viendront peut-être pas jeudi comme prévu au salon international de l’agriculture à Paris, mais la chambre d’agriculture est bien présente à la porte de Versailles avec le comité du tourisme. « On n’a pas eu de souci de transport pour les personnes ou les marchandises », signale Miguelle Hilaire, chargée de mission à la chambre. Cinq exposants et quelque 10 tonnes de matériel ont été installés au hall des régions de France. « Il fallait montrer que la Martinique n’est pas morte. Nous avons des ressources et nous devons les présenter, poursuit Mme Hilaire qui avertit toutefois que, compte tenu de ce qui se passe en Martinique, la voilure a été réduite pour ce qui est des animations. « On a annulé la parade carnavalesque qui devait arpenter tout le salon par égard pour ceux qui sont dans la rue. »

Présence guyanaise, modeste et géniale
Christian Epailly, l’instigateur du retour de la chambre d’agriculture au salon international de l’agriculture qui se tient cette semaine à Paris, a misé sur un concept économe mais attractif. Le stand carré odfre quatre faces qui permettent de montrer les fleurs, les liqueurs et les jus, les rhums et punchs bagnards, les confitures et les fruits. Ils sont venus à trois exploitants. M. et Mme Laukeu et M. Tcha. Didier Tcha, producteur de fruits et légumes à Régina réussit à attirer le chaland en offranr à la dégustation des fruits que l’on méconnaît dans l’Hexagone comme le parepou ou le rambutan. En tout, la chambre a fait venir 17 colis, soit 4 tonnes de produits pour l’opération. Il y avait bien sûr aussi du couac, introuvable à Paris. « Pour exporter le couac, il faudrait revoir à la baisse les prix du fret aérien », observe M. Tcha.

Interview d'Alain Gayadine, administrateur de la chambre d’agriculture de Guadeloupe
« Malgré les événements, la chambre a tenu à être là »
La Guadeloupe est présente au Salon international de l’agriculture, c’est un déplacement qu’il fallait faire malgré la grève ?
Oui, car il y a des enjeux pour notre production et des idées à faire passer comme changer l’image de l’agriculture guadeloupéenne. Au niveau international, nous sommes toujours perçus comme un pays qui produit essentiellement du sucre et de la banane alors qu’il y a une agriculture guadeloupéenne destinée au marché intérieur à côté des ces grandes productions et il faut la faire connaître. Malgré les événements, la chambre d’agriculture a tenu à être là pour faire passer ces différents messages.
Vous n’avez pas eu de difficultés pour faire venir tous les produits à Paris ?
Ca a été un peu plus difficile que par le passé mais ça n’était pas impossible. La preuve, on est arrivé à faire venir notre conteneur de produits et d’échantillons. Et tous les exposants sont là, autour du café, du rhum, de la banane, de la fleur…
Combien d’exposants sont venus ?
Nous sommes une petite dizaine et nous représentons presque toutes les filières. Seule la filière animale n’est pas représentée, mais il y a le stand de la chambre qui est un peu l’échantillon représentatif de l’ensemble.

Les visites des huiles
Le président Sarkozy n’est resté qu’une paire d’heures au salon, samedi, et n’est pas passé par le hall où se tiennent les stands d’outre-mer (il doit en avoir marre en ce moment…).
Si Yves Jégo est attendu ce mardi 17 h 30, piloté par M. Stoumboff, le conseiller outre-mer du ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, nous précise-t-on, cette visite ne figurait pas à l’agenda public du secrétaire d’Etat hier soir. Le ministre de l’Agriculture est attendu pour la remise des prix du concours général agricole (on se demande encore qui y sera…), vendredi après-mid. Quant à Michele Alliot-Marie, pressentie au même moment, elle n’a  pas encore confirmé sa venue.

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