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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:15
Saint-Louis ou Ndar en Wolof
La vieille capitale de l’AOF est classée depuis l’an 2000 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

« On peut affirmer que les premiers habitants qui fréquentèrent cette partie de la côte africaine furent les Français, et, sans doute, les hardis marins dieppois », écrit Jules Verne à propos du Sénégal, dans sa Géographie illustrée de la France et de ses colonies. Il existe peu de documents pour étayer la thèse de l'écrivain, mais elle est appuyée par Léopold Sédar Senghor en personne. Saint-Louis est bâtie en 1659 sur une île au milieu du fleuve Sénégal, Ndar, longue de 2 kilomètres et large de 300 m. Un poste de défense y est édifié, elle devient un comptoir colonial fortifié comprenant esclaveries, magasins, cuisines, prison, chapelle, casernements, cimetière et jardins potagers. On y pratique la traite des esclaves venus de la Faleme et du haut Sénégal.
Sœur Marie Javouhey, mère supérieure de Saint Joseph de Cluny y a créé en 1826 le premier centre s’enseignement féminin. Le 13 septembre 1827, le fort devient l'hôtel du gouvernement. En 1848, l'abolition de l'esclavage conduit la France à douter de l'utilité de conserver ses deux bastions sénégalais : l'île de Gorée et la ville de Saint-Louis. Mais la politique expansionniste de l'Angleterre amène Napoléon III à écarter l'idée d'abandon. Louis Faidherbe, officier du génie sorti de Polytechnique, devient gouverneur de la colonie en 1854. Saint-Louis fut la capitale politique de l'Afrique occidentale française de 1895 à 1902, date à laquelle Dakar prendra définitivement l’ascendant. Entre 1927 et 1936, elle sera l’étape africaine de l’aéropostale. Mermoz y laisse une trace encore présente. Bien que classée au au patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2000, la ville tombe en ruine. L’ancien président Chirac a débloqué 8 millions d’euros pour la réfection du pont Faidherbe, bâti en 1897, qui relie l’île au quartier continental de Sor.

Le pont Faidherbe
D’abord flottant, puis en bois, le pont Faidherbe fût construit de 1894 à 1897 par Nouguier- Kessler & C° (au détriment des anciens ateliers eiffel de Levallois) pour un coût de 5 millions de francs financés par le conseil colonial. C’est un « pont-tournant » , construit en treillis d’acier, d’un poids total de 1 300 tonnes. Sa longueur totale est de 508,60 mètres. Aujourd’hui, il est très fragilisé et fait l’objet d’un programme de restauration.
L'hôtel de la posteL'aéroport de Saint-Louis était utilisé par l'aviateur français Jean Mermoz, de 1927 jusqu'en 1936, l'année de sa disparition. Il y atterri pour la première fois le 27 mai 1927. Il dormait toujours dans la chambre 219 à l'Hôtel de la Poste, et cette chambre est devenue un lieu mythique pour les nostalgiques de l'aventure de l'Aéropostale.
Architecture coloniale

L'île de Saint-Louis présente un ensemble urbain, architectural, historique et culturel parmi les plus remarquables de l'Afrique de l'Ouest avec ses anciens comptoirs commerciaux comme Grand Bassam en Côte d’Ivoire ou Binger.
Le siège de l’ancienne assemblée territoriale, aujourd’hui en réhabilitation pour devenir le futur hôtel de Région.
Le pont de la geôle
Sur le petit bras du fleuve séparant Saint-Louis de la langue de Barbarie, l’ancien pont de la geôle, effondré en mai 2007.
La rue Blaise DiagneLa rue Blaise Diagne, du nom du premier député sénégalais siégeant au palais Bourbon, en 1914, au centre de la ville.
Le Bou el MogdadLe navire Bou el Mogdad a été construit en 1952. Depuis, il navigue sur le fleuve Sénégal entre Saint-Louis et Podor.
Retour de pêcheTous les jours, des centaines de Saint-Louisiens partent à la pêche : mulets, capitaines ou thiofs foisonne dans les eaux de l’estuaire du Sénégal. Le poisson est exporté dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Fièvre jauneCette pierre tombale brisée témoigne de la présence d'un cimetière où furent enterrés les soldats du corps expéditionnaire commandé par Galiéni, tués par la fièvre jaune lors de la conquête du pays Sabouciré contre les Toucouleurs, en 1878. Cette pierre brisée est dans un stade à Sor, non loin du vieux cimetière catholique.

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