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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 12:59
Interview miss Dominique
« Le plus lourd à porter, c’est le poids du regard et du jugement des gens »
Que voulez-vous dire avec le titre de cet album, Si je n’étais pas moi ?

C’est une façon de dire que je ne regrette rien. Je suis moi et si je n’étais pas moi, je serais pire encore ! (rires). C’est une façon de faire face, la suite d’une femme battante ! Je suis moi-même… Ca plaît, c’est bien. Ca ne plaît pas, je ne changerai pas pour autant.
Vous vous mettez à nu sur la pochette, pourquoi ?
Je voulais une photo en relation avec le thème, c’est-à-dire être soi, ne pas faire semblant, ne pas se cacher… Et le meilleur moyen d’être soi-même, c’est de se mettre à nu. Et puis j’ai souvent entendu qu’être artiste, c’est se mettre à nu, se dévoiler. Ben voilà ! Tout le monde le dit, moi je l’ai fait. C’est pour ça que je pose nue sur une scène.
La scène de l’Européen à Paris, pourquoi celle-ci particulièrement ?
Parce que c’est un lieu intimiste, grand et petit à la fois, chaleureux. Je voulais mettre la nudité dans un contexte artistique. Etre nue sur un canapé ou contre un mur n’avait pas de sens pour moi, mais nue sur scène, je trouvais que le message était fort. Ca veut dire que c’est une artiste qui n’a pas peur de se mettre à nu…
Pas tout à fait nue, vous avez des chaussures !
Exactement ! (rires) Je suis quand même une miss et une miss ne se met pas nue sans chaussure quand même ! (éclats de rires)
Tout le monde vous a découvert à la télé chantant des reprises et là, vous nous offrez vos propres compositions. Qu’est-ce que vous avez voulu raconter ?
Dans ces chansons, je me dévoile pas mal… Mais surtout, il y a un message essentiel : soyez vous-même ! Voilà, si je n’étais pas moi, on ne serait pas là pour faire des photos, des interviews. C’est l’ensemble de tout ce qu’on est qui fait qu’on est là, qu’on existe. Donc, il ne faut pas regretter, pas se changer, pas revenir sur le passé, s’assumer tel qu’on est, aller de l’avant ! Et puis comme je le dis dans une chanson, chacun son tout petit bout d’étoile. Soyez vous-même, battez-vous, même seul, même incompris, même contre tout et décrochez-vous votre morceau de petit bout d’étoile ! Je suis artiste pour ça, je vis pour ça !
A composer soi-même, n’y a-t-il pas une part d’angoisse, de peur de ne pas être à la hauteur ?
Bien sûr ! Il y a une grosse part d’angoisse d’autant que j’ai voulu vraiment épouser une couleur un peu Motown, Temptation, Jackson five… Je me suis dit que c’était bien beau, mais en français ? Qu’est-ce que ça allait donner ? J’ai eu très peur en écrivant que ça ne puisse pas sonner. J’ai écrit les textes de manière très phonétique tout en faisant très attention au texte, au message car le public français y est très sensible. Je ne suis pas tombée dans le piège de ne parler que d’amour, j’ai voulu dire pourquoi j’existe.
Travaillez-vous toujours votre voix ?
Plus qu’avant ! Mais en même temps, je vois que tous les artistes qui ont fait de très longues carrières, à part Johnny Hallyday ou Charles Aznavour, sont des artistes qui n’ont pas de grandes voix. Zazie, Mylène Farmer, Vanessa Paradis, Renaud, Benabar, Jane Birkin sont des gens qui ont su s’imposer car ils avaient des choses à dire, ils avaient une histoire… Ce qui permettait aux gens de s’identifier à leurs textes. Je ne crois pas du tout que c’est juste en ayant une voix qu’on s’impose devant le public français, il faut aussi avoir quelque chose à dire, une histoire… Embarquer les gens dans un univers !
Depuis la Nouvelle star en 2006, votre vie a changé. Le salon de coiffure de Villeneuve Saint Georges, c’est toujours d’actualité ou ça appartient au passé ?
C’est toujours d’actualité ! La preuve en est que ce sont toujours des filles du salon qui viennent me coiffer sur toutes mes télés, mes galas. Je n’y travaille plus mais j’ai gardé mes coiffeuses attitrées. C’est une façon pour moi de garder le lien.
Et le lien avec la Martinique et ses musiques ?
Mais je suis Martiniquaise ! Beaucoup de gens me demandent pourquoi je ne fais pas de zouk. Mais j’ai fait du zouk ! Il y a onze ans, j’ai fait un album de zouk, Betsheeba. J’ai chanté des airs traditionnels de mon pays, je me suis frotté aux grands standards de la biguine, de la mazurka et c’est une très bonne école ! Et comme ça, je n’ai pas de regrets, c’est fait ! C’était ma première expérience et on n’oublie jamais le premier !
Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la Nouvelle star ?
En voyant d’autres saisons, je me rends compte davantage maintenant à quel point, finalement, c’est très compliqué… Je crois que je ne me rendrai compte que dans vingt ans à quel point ça n’était pas simple. On était enfermés dans un hôtel. Au pavillon Baltard, on ne voyait que le public de Baltard… Alors même s’il y a 20 millions de personnes qui regardent, on ne les voit pas ces 20 millions derrière leur écran ! Et puis quand on fait la Nouvelle star, on ne regarde pas les émissions. C’est quand on les revoit qu’on se rend compte de ce qu’on a fait. Je me demande comment j’ai fait, ce qui m’a portée… Jusqu’à présent ! Mais pour être artiste, il faut être un peu barge ! C’est un mélange de rêve et d’assurance et en même temps de peur. Quand j’étais dans la file d’attente de la Nouvelle star, je me disais : mais tu crois pas que tu vas chanter et être une star… Et finalement, je ne sais pas si je suis une star, mais j’évolue dans le milieu !
Vous revenez avec cet album, complètement métamorphosée, puisque vous avez perdu 50 kilos. Que s’est-il passé ?
Je ne suis pas en extase devant mon apparence, pas aussi bouleversée que sont les gens en me rencontrant ! J’ai été mince, j’ai été ronde… L’essentiel est de s’assumer. D’ailleurs j’ai fait une chanson qui s’appelle Le poids de ma différence où j’aborde ce sujet. Cette chanson-là, je l’ai écrite plus pour les autres. Dans cette chanson, je fais le tour de tous les aspects : il y en a qui mangent parce qu’ils souffrent, d’autres pour combler le vide, d’autres parce qu’ils sont seuls… Il y en a qui mangent parce qu’ils aiment bien manger, d’autres pour s’entourer d’une tour d’ivoire… J’ai fait le tour et, à la fin, je pousse mon coup de gueule et je dis que le plus lourd à porter, c’est le poids du regard et du jugement des gens. Si ce poids-là pouvait peser moins lourd déjà, je pense que ça aiderait beaucoup de gens.Dans une interview accordée à Gala, vous avouez que votre seul doudou, c’est votre shitzu…
Et oui ! C’est malheureux (rires) ! Non mais il est bien ! Quand je lui dis de venir, il vient, de partir, il part ! (rires) Quand je rentre chez moi, il m’attend. Le plus souvent, il ne m’attend pas car il vient avec moi partout… J’avais besoin d’avoir une présence, un être qui soit tout le temps avec moi ! J’ai besoin de partager ma vie avec quelqu’un qui soit tout le temps là. Il est avec moi pour toutes mes télés, les interviews, sur scène.

Miss Dominique se met à nue
Repérée en 2006 pour son coffre et son timbre de voix dans le télé-crochet de M6, la nouvelle star, Dominique Michalon, allias Miss Dominique sort le 8 juin son deuxième album chez Sony Music, Si je n’étais pas moi. « En fait mon premier », nuance la chanteuse qui précise qu’elle a composé elle-même les textes. Photographiée par Alain Herman, elle figure nue sur la pochette, chaussée de talons aiguilles. Elle pose sur la scène de l’Européen, une salle de concert parisienne dont elle apprécie le côté intimiste. Dans ses chansons, elle se dévoile, s’affirme. Elle revendique « son petit bout d’étoile, réalise son rêve seule sous les projecteurs ! Elle dit merci à son public et chante « le poids de sa différence ». Un poids qu’elle a fait fondre. 50 kilos envolés et elle retrouve la silhouette du temps où elle chantait encore du zouk, Betsheeba, quand elle avait 18 ans ! Miss Dominique sera à l’Alhambra à Paris, le 25 juin. Pour les Antilles, il faudra attendre la saison 2009-2010.

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commentaires

guillaume 04/06/2009 17:41

J'vais être moi, comme le conseille Miss Dominique, et avouer que ça faisait longtemps que je n'avais pas lu une interview aussi insipide. On dirait du Jean-Claude Van Damme !!!

fxg 05/06/2009 02:18


Ah ! Guillaume, accepte aussila guimauve, ça faitpartie du métier !


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