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Publié par fxg

Interview Gui Konket

A 65 ans et après une absence prolongée de la scène le chanteur de ka, Gui Konket, le fils de Man Soso, crée l’événement ce vendredi 11 septembre, en investissant la scène mythique du New Morning à Paris.

 « Ce que je fais, c’est du rap »

Que représente pour vous ce grand retour sur la scène parisienne du New Morning ?

Je suis présent ! Il m’est arrivé un accident vasculaire. J’ai failli passer mais je suis encore vivant et ça me fait plaisir de reprendre la musique.

A travers vous, ce sont des personnes comme Carnot, Vélo, Loyson qui représentent le ka, à qui l’on pense. Etes-vous leur héritier ?

Ce sont mes précepteurs spirituels.

On dit que vous composez le blues des champs de canne…

Je compose tout… Parce que, finalement, on parle du rap, mais ça fait longtemps que ce que je fais, c’est du rap, c’est de la musique internationale.

Etes-vous un moun Jabrun ou un moun Paris ?

Les deux ! Paris m’a reconnu comme un grand parmi les grands et en Guadeloupe, c’est pareil.

Ce concert est un prélude à un album, pouvez-vous nous en parler ?

Oui, il y a un album en préparation qui va bientôt apparaître sur le marché. Ce sera de nouvelles compositions pour lesquelles je devrais être accompagné de Jacob Desvarieux, David Murray ou Alain Jean-Marie. Je chanterai certains morceaux samedi.

N’allez-vous pas chanter aussi les morceaux qui ont fait votre réputation comme On vié kok, Faya faya mama ou Baimbridge cho ?

Oui, je vais chanter de vieilles choses, faire un medley avec tous mes vieux morceaux.

Quand vous voyez que de jeunes formations comme K’Koustik reprennent certains de ces morceaux, comme On vié Kok, ça vous touche ?

C’est tout à fait normal parce que c’est la déclaration d’un vieux ! Alors tant qu’à faire, on n’est pas encore vieux mais c’est une déclaration, c’est-à-dire un vieux qui te dit qu’il est vieux, je fais jeune mais je suis vieux…

Vous sentez-vous vieux ?

Non ! Grâce à la musique, ça me fait toujours régénérer. Je suis toujours au top du top !

Comment définiriez-vous l’esprit du ka ?

L’improvisation…

Vous partez dans votre tête ?

Oui, je pars. C’est stratosphérique ! Un voyage, des personnages, des problèmes surtout, mais faut aussi  mettre les gens dans un monde qui permet une communion.

Retournez-vous souvent en Guadeloupe ?

Je reviens d’y passer sept mois, au repos. J’y ai composé les douze morceaux qui seront dans l’album.

Qu’est-ce qui vous a inspiré ?

Comme les Guadeloupéens m’aiment, je dois continuer. Mon peuple m’aime, m’adore… J’ai composé ces morceaux avant de quitter mon peuple pour aller apporter un message en métropole…Eh bé ! Mon peuple me connaît ! Je suis connu chez moi !

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

 


En répétition avec l’artiste

Gui Konket est encore là et on peut compter sur lui. Héritier des Carnot, Robert Loyson ou Vélo, il chante le ka depuis quarante ans. Pour ce concert événement organisé par le producteur Jimmy Blanche, Gui s’est entouré de ses percussionnistes attitrés, Biloute (alias Emmanuel Réveillé) et Ruddy Courta au gwo ka, Patrick Pougeol aux maracass, cymbales et autres bruitages. Côté cordes, il y a les frères Curier, Franck à la guitare et José à la basse cinq cordes. Tous des Guadeloupéens ! Et puis, la seule femme du sextet, Isabelle Theillout à la flûte traversière. Un assemblage idéal pour accompagner la voix du maître ka ! Et quelle voix ! Quel bluesman, que rocker et quel rapeur ! L’homme qui, sorti de son problème de santé, a encore du mal à s’exprimer pour parler, devient limpide dès qu’il chante. « Il est dans son champ de cannes, c’est à vous de l’écouter et de le suivre ; il est le géreur ! », lance aux musiciens Jimmy Blanche qui orchestre la répétition et va même jusqu’à jouer les choristes ! Et on a l’impression de se retrouver à la grande époque des 45 tours, de Célini et Debs. Il faut user de diplomatie pour convaincre M. Konket de faire un petit medley avec les vieux morceaux qui ont fait Konket. C’est de l’ancien pour lui, mais il les jouera. Il a pourtant une préférence pour ceux qu’il vient de composer pendant sa convalescence guadeloupéenne : La Gwadloup doubout, la Tè touné (nou chaviré), Twa jou san manjé (é Marion blessé), Yon dé, You you, Somey koupé. Samedi, au New Morning, son complice Camille Soprane a été invité.

Au New Morning, vendredi 11 septembre à 20 heures

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Abraham Soubrie 09/09/2009 16:45

Bonjour,Merci pour votre site et pour les infos A+ de vous relire , sincères salutations A.S PhotOGraphic