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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 17:18

Les bleus de l’existence, de Nefta, alias Stéphanie Reinette

« Ecrire est un besoin… j’ai toujours écrit comme un loisir mais pour exprimer des frustrations ou des émerveillement et toujours avec de la poésie », Stéphanie Reinette signe chez Lharmatan son premier recueil, sous titré Slam. Dix années d’écriture poétique pour raconter un parcours dans ses pensées, ses expériences ou ses perceptions. « J’écris comme pour un journal… J’ai perdu des cahiers… Et j’ai fini par faire lire mes écrits. » André-Julien Mbem, directeur de collection chez Lharmatan a été séduit. « J’ai publié ces textes pour pouvoir passer à autre chose… » Même si elle ne cesse d’écrire de la prose. Les textes sont datés. Elle évoque dans Humanité (2005) le manque d’humanité des hommes, dans Crufiction (2007), elle évoque l’esclavage et « nos histoires imaginées, niées, irreconnues ». Avec Glypothèque, c’est le musée Grévin des filles de joie, ces femmes modelées, réifiées. Souvent on retyropuve dans son travail des cris de révolté, de dénonciation. C’est que la jeune femme a de qui tenir… Si son grand-père Léopold était un taiseux, fier d’être Français et d’avoir fait son service militaire, son père, Pierre Reinette et ses oncles, Luc et Michel, ont été ou sont des militants « Ma famille a une histoire et elle connaissait son histoire, un avantage et un inconvénients qui ont influencé mon intérêt pour les indépendantistes ou la révolution. « J’ai eu ma période guévariste », sourit Stéphanie Reinette qui a orienté son travail sur l’histoire des peuples noirs ou opprimés. Actuellement chargée de cours d’anglais à l’Université Antilles Guyane, Stéphanie fait des recherches sur l’intégration des Haïtiens à New York et bientôt en France et aux Caraïbes françaises et a participé à la rédaction de l’ouvrage collectif, la Révolution antillaise, sous la direction de Luc Laventure chez Eyrolles (avec France Ô). Elle le présentera à Lamentin, le 2 octobre… Elle danse aussi, en semi-professionnelle, elle est passée chez Léna Blou et à l’Académie Deshauteurs. Et sa poésie ? Elle veut désormais la mettre en musique parce que le slam, c’est de la musique !

Les bleus de l’existence, Nefta, Lharmatan, 11 euros

FXG, agence de presse GHM


Un parcours caribéen

Ecolière au Carmel, lycéenne à Providence, la fille de Pierre Reinette a passé un bac littéraire avec de l’anglais, de l’espagnol et de l’allemand (étrangement dans son CV, elle ne mentionne pas le créole, estimant que cette langue n’est pas reconnue) avant de partir à Paris. Elle délaisse vite les langues étrangères appliquées à l’économie pour faire une licence puis deux DEA de langue, littérature et civilisation étrangère. En 2002, elle retourne au pays car elle ne veut plus  travailler sur l’Irlande mais sur soin environnement caribéen. Elle travaille sur le jazz : « Comment des courants africanisant ont succédé à des courants européisant ? La réponse a ses question viennent à l’issue de ses recherches : « Le jazz est universel ! » Elle s’intéresse ensuite aux indépendantistes porto-ricains mais… « Il n’y en a plus vraiment là-bas et le sujet n’était pas assez dans le présent pour moi… » Elle décide alors de s’atteler à un nouveau groupe ethnique aux USA, les Haïtiens. Un travail abouti par la publication de son ouvrage chez Jasor paru en juillet : Haïtien à New York city.


Bibliographie

J. Pruneau, S. Melyon-Reinette, Agnès « The Symbolic Use of the Carnal Body pleading for

Cultural Militancy », Caribbean Studies (parution en 2009).

S. Melyon-Reinette. « Haïti, Une lépreuse parmi les Nations — Essai sur l’antihaïtianisme

caribo/nord-américain », soumission pour ouvrage collectif (L.-A; Joint et J. Merion, coord.),

revendu en faveur d’Haïti. (soumis, 2008 ; ouvrage en cours)

« Le Centre Beauperthuy; Documentaire sur la léproserie de Pointe-Noire en Guadeloupe ».

Une collaboration du Centre Beauperthuy, de Perspectives Caraïbes, Real Factory, Jérôme Pruneau et S. Melyon-Reinette.

S. Melyon-Reinette. « Haïtiens à New York City : Entre Amérique Noire et Amérique

Multiculturelle ». L’Harmattan (Paris, en 2009)

S. Melyon-Reinette. "Les Ferments Historiques de la Crise", In La Révolution Antillaise Quelle place pour l'outre-mer dans la République?, "Eyrolles (18 Juin 2009).

S. Melyon-Reinette. "Afro-Américanisation: D'Haïti à New York City", In Cahiers Sens Public n°10, Un Monde en Noir et Blanc. Amitiés Postcoloniales. (Parution 15 Juin 2009).

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