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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 08:58

Desnel au musée Dapper

Les éditions Desnel étaient partout pour Lire en fête, à Médétom et au Dapper. Suzanne Dracius, l’écrivain, Félicien Jérent, le diseur de mots, ont accompagné l’éditeur, Jean-Benoît Desnel. Outre les présentations d’ouvrages, Félicien Jérent a fait des lectures tirées de Prosopopée, un collectif poétique. « Il faut lire pour le plaisir, pour le savoir et la confrontation entre oralité et écrit », selon Suzanne Dracius.

 


Ecrit sur un pocket

Didier Mandin, Guadeloupéen de 29 ans, né à Paris, grandi près de Melun, sort son premier livre, Banlieue Voltaire chez Desnel. « Un texte plein de tonus et de réflexion, empreint d’humour et d’ironie voltairienne », selon la directrice de collection, Suzanne Gracius. Didier Mandin s’est projeté dans les deux héros de son livre : le narrateur surnommé Voltaire et son pote Ludo, deux négropolitains. Une équipe de journaliste vient les voir et leur propose de faire un reportage de fond sur les Antillais de la banlieue en passant un an avec eux. Ludo est le sujet de cette enquête que raconte Voltaire. Didier Mandin fait du marketing ethnique dans les nouvelles technologies. Il dit avoir toujours eu le goût de l’écriture. Cette fois, il a voulu « concrétiser, aller au bout ». « J’ai écrit 90 % de ce livre sur mon pocket, au stylet, dans le RER ou le métro… » Il a déjà un deuxième ouvrage en cours. Il n’en dit rien et met jalousement la main sur son pocket PC.

 


Désirade… Enfin une monographie

Marianne Bosshard, chercheur américain, enseignante à l’académie navale des Etats Unis, vient de signer aux éditions Jasor une superbe monographie consacrée à la Désirade. La Désirade, Gibraltar des îles du vent est préfacé par Maryse Condé et René Noël. Marianne Bosshard vient régulièrement en vacances à la Désirade. Cet ouvrage est le résultat d’un travail universitaire. Marianne Bosshard est une amie de Maryse Condé.

 


Pas de prison pour le vent, la pièce d’Alain Foix publiée

Pas de prison pour le vent, la dernière pièce d’Alain Foix, vient de sortir aux éditions Jasor. Ce texte qui met en scène deux figures emblématiques, l’Américaine Angela Davis et la Guadeloupéenne Gerty Archimède, a été monté au CMAC et à l’Artchipel. Les deux femmes se sont effectivement rencontrées en Guadeloupe dans les années 1970. Angela Davis en parle dans son Autobiographie et Alain Foix est allé voir les proches de Gerty Archimède pour alimenter son dialogue.

 


Haïti, le pays hanté d’Elvire Maurouard

« Haïti, c’est Antigone ! Elle avait toutes ses chances, mais elle a défié Créon et elle s’est suicidée. La France, les Etats-Unis ont miné le pays pour le garder mort. » Comme l’esclave haïtien, jadis, se tuait pour retourner au paradis, la Guinée, l’ailleurs, l’exotisme de l’Haïtien, c’est la mort. « C’est cette séduction de la mort qui a subjugué Antigone. Haïti est une Nation pure habitée par les mêmes instincts, le même élan. » Elvire Maurouard évoque encore Défilée la folle, l’égérie haïtienne qui a donné une sépulture à Dessalines. Haïti, le pays hanté est publié chez Ibis Rouge. Elvire Maurouard est née à Jérémie. Docteur ès lettres, elle enseigne dans une école supérieure de commerce à Bercy (Paris).

 


Koba, une œuvre martinico-guadeloupéenne

Suzy Ronel est guadeloupéenne, Jacques Luder est martiniquais. Ils vivent tout deux à Paris. Elle a écrit Koba, un récit destiné à la jeunesse ; il a réalisé les illustrations. Ibis rouge jeunesse est l’éditeur. Jacques Luder, qui ne vit pas encore de son art (il est dans le milieu associatif) est venu faire quelques dédicaces à Médétom.

 


La Guyane vichyste vue du bagne

Jean-Henri Brenier, désormais établi dans la Drôme, a vécu 33 ans à Saint-Laurent du Maroni. Sa grande silouhette surmontée de son chapeau australien noir y est bien connue. C’est là-bas qu’il a recueilli les confidences d’un ancien bagnard et qu’il a enquêté auprès des vieilles personnes de Saint-Laurent pour bâtir ce récit où il raconte le bagne durant la dernière guerre mondiale. Des témoins racontent comment ils ont appris la lecture ou la mécanique auprès de certains bagnards. « Je raconte l’histoire d’un colonel vichyste qui voulait exterminer les bagnards. Il les emmurait quinze jours, puis les libérait et les condamnait à mort. » Il y est question de l’exécuteur en chef des sentences criminelles, le bourreau Mouche à bœuf. Le bourreau du bagne s’est suicidé en retournant la guillotine contre lui en 1943 et le général de Gaulle a gracié les bagnards.

Long fut le chemin, chez Ibis rouge.

 


Humus

Fabienne Kanor publie Humus, chez Gallimard, collection Continent noir. La Martinquaise est venue faire une lecture de son ouvrage, sur la scène de l’auditorium du musée Dapper. Salué par le Monde des livres au côté du Nègre marron de Raphaël Confiant, Humus est présenté comme une variation poétique autour d’un fait relaté sur le journal de bord du capitaine d’un navire négrier. Il écrit le 23 mars 1774 : « Quatorze femmes noires se seraient jetées à la mer. » Fabienne Kanor s’en empare et imagine cette traversée allant de Nantes à Saint Domingue en passant par Badagry. Et propose une histoire pour ces femmes.

 


Jenny Hipocrate, Taylor Fixy et la drépanocytose

On connaît Jenny Hipocrate, femme de nombreux combats qu’elle exprime par ses livres et son engagement associatif. (l’inceste, la drépanocytose). Cette fois, c’est son fils Taylor, 14 ans, né avec la drépanocytose qui témoigne sur sa vie. « La drépanocytose, je vis avec », à conseiller à tous ceux qui n’ont pas idée de la difficulté de vivre avec cette maladie spécifique aux Africains et Caribéens, si peu connue au-delà des mers et si douloureuse. Moi ça va, et toi ? Delma éditions.

 


Dialogue de maîtres

Après-midi littéraire dans le salon Félix Eboué du ministère de l’Outre-mer. Public religieux à l’écoute d’un dialogue à voix haute entre deux maîtres de la littérature martiniquaise, Edouard Glissant (78 ans), président d’honneur de ce salon, et Patrick Chamoiseau (53 ans). Deux générations, deux regards. Le thème de leur échange : les mémoires des esclavages et de leurs abolitions. Surprenant monsieur qu’Edouard Glissant. Il écoutait Patrick Chamoiseau parler, les yeux fermés, la tête inclinée. On pouvait penser qu’il dormait. Et à peine Chamoiseau achevait-il sa répartie qu’il enchaînait d’une voix assurée, claire, le port de tête relevé et l’œil vif. Un homme très attentif… Cet échange était d’autant plus intéressant qu’Edouard Glissant a été nommé, en janvier dernier par Jacques Chirac, président de la mission chargée de la création d’un centre national consacré à la traite et à l’esclavage. Les deux hommes ont achevé par une lecture commune des textes d’Edouard Glissant.


ECHOS

Christiane Falgayrettes-Leveau en mission en Martinique

La patronne du musée Dapper sera en Martinique à compter du 24 octobre. Il s’agirait d’une mission. Nul doute qu’après Brésil, l’héritage africain, somptueuse exposition qui a tenu l’affiche pendant six mois l’an passé, le musée Dapper prépare quelque chose de beau sur la Martinique !

 

Max Rippon à Saint-Malo

L’écrivain Galantais, Max Rippon sera à Saint-Malo pour le départ de la route du Rhum. Il viendra parler de son livre, Le dernier matin, aux collégiens des établissements maloins Dugay-Trouin et Surcouf, le 24 octobre.

 

Tony Delsham fait voter les internautes

Le prolifique auteur martiniquais, Tony Delsham (24 romans, 7 pièces de théâtre à son actif) est en train de murir son dernier opus. « Il devrait s’appeler Paris, tu me fais chier. Ma femme trouve ça vulgaire, mais je tiens à mon titre », raconte-il. Alors, il a lancé un sondage via Internet. Il a demandé leur avis à Dominique Bussereau et à l’attaché de presse de Renaud Donnedieu de Vabres. « Si le nom l’emporte, je l’appellerai Paris il faut que tu saches.

 

L’histoire de la Guyane arrive par le prochain cargo

Ibis rouge publie enfin les actes des colloques de novembre 2005 sur l’histoire de la Guyane. Cette somme réalisée sous la direction de Serge Mam Lam Fouck et Jacqueline Zonzon est sortie des presses la semaine dernière et sera en Guyane « par le prochain cargo », foi de Jean-Louis Malherbe, l’éditeur. L’ouvrage est très attendu.

 

Jean-François Rozan en librairie en novembre

Depuis que le temps que l’on parle du fameux manuscrit de Jean-François Rozan ! Quelques initiés l’ont déjà lu, comme le préfet Dominique Vian. Il est vrai que ces deux là ont eu l’occasion de se connaître de près ou de loin, en Guadeloupe, mais aussi dans les Alpes maritimes. Mémoires d’avant la nuit sort à la mi-novembre chez Jasor. De l’enfance méditerranéenne, au maquis du Vercors, Jean-François Rozan se raconte. L’aventurier personnage, qui a été condamné dans les années 1980 pour avoir tenté de faire chanter son beau-père, avant de devenir l’hôtelier du Hamac et le négociateur entre la préfecture et les indépendantistes pour arracher une trêve pour la route du Rhum 1986, déroule sa vie de façon trépidante. C’est une épopée qu’on voudrait déjà, avant même de l’avoir lue, voir porter à l’écran !

 

 

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