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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:07

Hamlapui Mékachéra, ministre délégué aux Anciens Combattants se rend en Guyane du 25 au 27 novembre. Une première pour un ministre du genre.

Un ministre des anciens combattants en Guyane, c'est une première? Pourquoi avoir choisi de vous rendre dans notre lointain département.

 

 

Ma mission est de manifester la reconnaissance de la République à ceux qui l’ont servi dans les heures difficiles de son histoire. Je le fais, notamment, en allant rencontrer les anciens combattants, aussi bien en France qu’à l’étranger, aussi bien en métropole que dans nos collectivités d’outre-mer. C’est donc très volontiers que j’ai répondu à l’invitation de mon collègue et ami Léon Bertrand de venir en Guyane m’incliner devant les sacrifices consentis par les Guyanais et rencontrer les anciens combattants.

J’ajoute que je connais la Guyane et que je suis très heureux de revenir dans votre région si belle et si accueillante.

 

 

Qu'avez-vous prévu de faire pendant ces trois jours?

 

 

 

Je veux d’abord rendre hommage aux Guyanais qui sont tombés au champ d’honneur pour la Patrie. Ils méritent notre respect et notre gratitude. Mon séjour me permettra donc de m’incliner avec émotion devant les monuments aux morts de Cayenne et de Saint Laurent.

Je veux ensuite rencontrer les anciens combattants. J’attache, en effet, une grande importance au dialogue, à l’écoute, au contact direct. C’est encore plus important, quand la distance empêche la rencontre fréquente. Plusieurs réunions avec le monde combattant sont donc prévues : aujourd'hui à la maison du combattant de Cayenne, samedi par deux fois, tout d'abord à la préfecture lors de l'installation du "Conseil départemental pour les anciens combattants et victime de guerre et la mémoire de la nation" puis à la mairie de Saint Laurent du Maroni et enfin, dimanche, à Loubère.

 

 

Je souhaite, enfin, rencontrer également nos forces stationnées dans votre région et dont l’action est unanimement saluée pour son efficacité et sa qualité.

 

 

Naturellement, je me réjouis, par avance, des contacts que j’aurai avec les élus et la population, au-delà du seul cercle des anciens combattants.

 

 

De mars 1943 à décembre 1944, quelques 200 guyanais se sont engagés dans la France libre . Cinquante d'entre eux sont morts au front. Vous allez leur rendre hommage? Comment?

 

 

J’ai une très profonde admiration pour l’action héroïque des jeunes guyanais qui, dès 1943, ont rejoint la France Libre. Ils ont acquis notre reconnaissance éternelle. Il faut que les anciens, et l’ensemble des Guyanais, sachent que nous n’oublions pas l’épopée des bataillons de marche des Antilles n°1 et n°5, puis le 21e groupe Antillais de DCA. Cette dernière unité a brillamment combattu pour libérer l'Europe de l'emprise nazie. Campagne d'Italie, débarquement de Provence, elle s'est distinguée à Toulon, à Giromagny, à Herbsheim, à Benfeld. Le 21e groupe Antillais de DCA a été cité à l'ordre de la division et a été reconnu unité combattante.

 

 

La République se souvient de ses enfants tombés pour elle. Ma présence ici sur leur terre natale en témoigne.

 

 

Ces combattants étaient intégrés dans les bataillons de tirailleurs sénégalais. Savez-vous qu'ils ont été des rares à dénoncer le sort infâme réservé à leurs frères d'arme africain?

 

 

Il faut regarder l’histoire sans excès de complaisance, mais aussi sans excès d’indignité. Mais, votre question me permet de souligner l’importance symbolique de notre décision de « décristalliser » les droits des anciens combattants de l’armée française ressortissants de pays devenus indépendants. Ils étaient gelés depuis près de 45 ans. Sous l'impulsion du président de la République, un premier pas a été accompli en 2002 avec la décristallisation partielle des prestations du feu. Le 14 juillet 2006, le Président Jacques Chirac a souhaité aller plus loin encore et passer de l'équité à l'égalité. C'est chose faite aujourd'hui avec la décristallisation totale de la retraite du combattant et des pensions militaires d'invalidité. Cet effort budgétaire de 110 millions d'euros par an, nous le devions à ceux qui ont combattu pour notre liberté. La France peut être fière de cette reconnaissance.

 

 

Vous semblez avoir une relation privilégiée avec Léon Bertrand. Est-elle due au fait que vous apparteniez tous deux à une minorité visible ?

 

 

Non ! L'amitié n'a que faire des questions de race, de religion ou de minorité. Comme la République d'ailleurs qui considère tous les Français égaux. Léon Bertrand est un ami car nous partageons les mêmes valeurs sur le plan humain, professionnel et politique.

 

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