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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 13:44

Terres d’Amazonie à Paris

Du 15 décembre au 27 janvier, la création contemporaine d’Amazonie est l’hôte de la mairie de Paris.


« La richesse artistique de ces territoires magnifiques et lointains peut être partagée avec les Parisiens. » Bertrand Delanoë a inauguré, jeudi soir, à la mairie de Paris, la 5e édition de l’exposition d’art contemporain, Latitudes. Autour du maire de Paris, le président du CNES, le ministre du Tourisme et une foule d’invités pour la plupart issus des Antilles et de la Guyane. « La création contemporaine originale qui existe en Amazonie n’est pas assez connue des Parisiens, souligne George Pau-Langevin, déléguée générale à l’Outre-mer de la ville de Paris. Latitudes 2006 nous permettra d’apprécier un autre visage de la Guyane enserrée dans son environnement amazonien et de rendre justice à la personnalité attachante de toute cette région. » Avec des artistes de Guyane, du Brésil, de Colombie, du Guyana, du Surinam et du Venezuela, l’exposition Terres d’Amazonie explore cette partie de l’Amérique du Sud qui s’étend de l’Atlantique au Pacifique et que baignent l’Amazone, l’Orenoque, le Courantyne, l’Oyapock et le Maroni. Mathieu Kleyebe Abonnenc, Jean-Yves Gallard, Mozart Guerra, Anabell Guerrero, Roshini Kempadoo, Nathalie Leroy-Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Claudia Navas Courbon, Marcel Pinas et Thierry Tian –So-Po expriment chacun, par leur travail créatif, une part de ces pays, de ces terres avec leurs histoires et leurs gens. La charge émotionnelle qui transparaît dans les œuvres exposées est forte et montre qu’à des milliers de kilomètre de la capitale mondiale de l’art, nos artistes s’inscrivent, selon la commissaire générale de l’exposition, Régine Cuzin, « dans la dynamique des débats esthétiques contemporains ».

Bertrand Delaë, Léon Bertrand, Yannick d'Escatha et Georges Pau-Langevin, lors de l'inauguration, le 14 décembre dernier, de l'exposition consacrée à la création en Guyane et en Amazonie, à l'hôtel de ville de Paris. (Photo : Régis Durand de Girard)

Après les discours officiels et la projection d’un documentaire sur le centre spatial guyanais, Sylviane Cédia a fait son show.

 



















Il a dit

Roger Karam, adjoint au maire de Saint-Laurent, représentait son frère Antoine qui n’a pu être présent.
« Cet événement très important honore la Guyane et les Guyanais de chez nous et de l’Hexagone. C’est une fenêtre ouverte qui nous permet de mieux nous faire apprécier. La page du bagne est tournée et on peut dire merci au maire de Paris. »

 











Les artistes

 

Les paysages de Mathieu Kleyebe Abonnenc


Mathieu Kleyebe Abonnenc est un Guyanais de 29 ans qui vit et travaille à Paris et Marseille. Il a utilisé des gravures anciennes, sorties de l’iconographie coloniale, desquelles il a ôté les éléments humains qui y figuraient « pour reconstruire un paysage culturel » qu’il a appelé « paysage de traite ».

 








Les layons de Jean-Yves Gallard


A 63 ans, cet Angevin d’origine vit à Cayenne depuis plus de trente ans. Il s’inspire de la forêt amazonienne qui est devenue son terrain d’aventure favori. Dans l’enchevêtrement des racines et des feuilles qui tapissent « la forêt de pluie », il fait de la décomposition de l’humus une promesse de renaissance végétale. Ses dessins au charbon de bois ritualisent et sacralisent les pratiques ancestrales des Amérindiens.

 







Les Indiens cibles de Mozart Guerra


 

Cet architecte et décorateur de théâtre brésilien vit à Paris où il s’adonne à la sculpture. Avec des cordages, des épingles, du fil de fer et du papier, il rend hommage aux Indiens Xincrim et Yanomami dont la culture est menacée par le progrès et contenue dans une vision « exotique ». Ses têtes cibles symbolisent ainsi la richesse et la fragilité de ces populations de la forêt amazonienne.

 

Les corps fragmentés d’Anabell Guerrero

Cette Venezuelienne de 51 ans vit à Paris depuis vingt ans. Anabell Guerrero photographie des corps qu’elle fragmente pour dénoncer la division et les dérives d’une société aux prises du narco-trafic et des luttes de clans et mettre en valeur la résistance des femmes.

 









L’exil virtuel de Roshini Kempadoo


Roshini vient du Guyana. Née en 1959 à Londres, elle utilise l’image numérique pour explorer l’identité sous l’angle de la question coloniale. Son œuvre multimédia renvoie à la notion d’exil, à sa naissance anglaise et son Guyana d’origine.

 

Les abstractions de Nathalie Leroy-Fiévée


Guyanaise de 35 ans, installée à Paris, Nathalie Leroy-Fiévée peint dans un langage pictural abstrait, fait de ronds, de traits et de carrés, ses émotions, ses souvenirs et ses rêves. Cela donne des paysages réels ou imaginaires…

 

Les rétrovisions d’Audry Liseron-Monfils


Il aime  àdire qu’il est né au XXe siècle à Cayenne… Il vit à Paris où il concocte ses installations. Mêlant le dessin, la sculpture et des objets, il propose une expérience propre à rendre au spectateur un regard veyatif sur le réel.

 

L’Amazonie de Claudia Navas Courbon


Enfant de Bogota, cette vidéaste de 36 ans vit à Paris. Son installation intitulée Amazonas Mia évoque les mythes amérindiens, l’exploitation du latex par les colonsespagnols et fait des allers-retours entre les périodes pré et post-hispaniques.

 

Le Surinam de Marcel Pinas

A 37 ans, ce Surinamais natif du Marowijne, vit à Paramaribo. Son travail artistique est une défense de la culture Ndjuka ainsi que le symbolise sa salle de classe, G.L.O. School te  Pelgrimkondre, cachée derrière derrière un rideau de cuillers en fer blanc.

 

Les lieux-présences de Thierry Tian-So-Po

A 42 ans, ce natif de Saint-Laurent œuvre au pays. C’est cette réalité géographique qui détermine la peinture de Thierry Tian-So-Po. Ses accumulations, ses empâtements d’or racontent une « anthropophagie baroque », transposition du langage du conte créole. Les caillebotis qu’il rajoutent laissent filtrer les préoccupations extérieures au territoire de l’artiste.


 

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