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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 06:45

Nouveau rebondissement dans l'affaire Eliane Kabile

Eliane-Kabile.jpgVoilà près de quinze ans que la famille d'Eliane Kabile se bat pour connaître les circonstances de la mort de cette Martiniquaise de 64 ans. Elle était entrée à l'hôpital de Gonesse (Val d'Oise) pour une simple douleur au mollet avant d'y trouver la mort... Retour sur une folle histoire de cadavre disparu !

Eliane Kabile est morte le 9 février 2001 selon un courrier adressé à son médecin traitant par le CHU de Gonesse, et le 13 février 2001, date à laquelle son fils Thierry a été prévenu par l’hôpital. Devant les zones d’ombre entourant les circonstances et les causes de sa mort, sa famille, soupçonnant un trafic d'organe, obtenait de la justice une autopsie. Deux réquisitions à personne étaient alors prises et deux corps au nom d'Eliane Kabile quittaient l’un le CHU de Gonesse et l’autre la chambre funéraire de Villetaneuse pour l’institut médico-légal de Garches, le 19 février 2001. 

La première autopsie de Mme Kabile est pratiquée le lendemain. La personne autopsiée n’est pas Mme Kabile : la taille, le poids, la couleur de peau ne correspondent pas. Une deuxième autopsie est ordonnée par le juge d’instruction en 2003. L'exhumation du 30 juin 2003 est faite au pipiri chantant avant même que la famille et la police judiciaire ne soient sur place. Le lendemain, l’autopsie révèle que le corps autopsié n’est toujours pas celui de Mme Kabile et qu'il il s’agit de restes mortels appartenant à plusieurs personnes différentes. 

Marie-Christiane-Dogimont-place-Vendome.jpgMalgré ces constats sidérants la procédure judiciaire se conclut par un non lieu en 2007 et, au passage, la condamnation de Marie-Christiane Daugimond (ci-contre), la soeur d'Eliane Kabile, à 15 000 euros d'amende pour procédure abusive - elle avait demandé à la justice une "recherche de preuve" ! L'affaire, ainsi clôturée, permettait même au directeur de l'hôpital de Gonesse de porter plainte en diffamation contre Marie-Christiane pour avoir relayé un commentaire sur Facebook concernant la mort de sa sœur (l'affaire devait être examinée le 6 novembre dernier et a été renvoyée en mars prochain). Une première fois déjà, à la suite de la diffusion d'un tract dénonçant le CHU de Gonesse, Marie-Christiane Daugimond avait été attaquée par la direction du CHU, mais elle avait gagné devant la cour d'appel de Versailles.

Au mois d'août dernier, Me Kounkou qui a pris en main le dossier pour le compte de Thierry Kabile, fils de la victime, a demandé à ce dernier de demander un extrait de l'acte de décès de sa mère. Nouvelle surprise : il découvre que le décès de sa mère est enregistré par deux actes de décès portant des numéros d'ordre différents : 81 et 90. Il découvre encore qu'il existe deux actes de décès portant tous deux le numéro 90 : celui d'Henriette Bergeron, âgée de 100 ans, et décédée avec les mêmes symptômes qu'Eliane Kabile, selon la fille de feue Mme Bergeron, et celui d'Eliane Kabile...

La transcription, le 6 mars 2001, de l’acte de décès sur le registre d’état civil de la commune de Sarcelles (où vivait Eliane Kabile) fait référence à l’acte n°81. Le livret de famille de Mme Kabile mentionne lui l'acte de décès n° 90.

A la lumière de ces découvertes, la famille d'Eliane Kabile a déposé une plainte contre l'agent judiciaire de l'Etat pour voies de fait et déni de justice. Les plaignants seront auditionnés le 9 décembre prochain. L'avocat a également déposé une plainte à l’encontre de l’hôpital des Gonesse, des  mairies de Gonesse et de Sarcelle, de l’institut médico-légal de Garches, du professeur Durigond, de l’Institut médico-légal, des professeurs Rivebery et Urbajtel, experts judiciaires, du docteur Torjman, médecin de Mme Kabile, et du docteur Deliou, de l’hôpital de Gonesse à l’époque des faits. Le parquet doit se prononcer tout prochainement sur les suites qu'il y donnera. Faute de suite favorable, la famille d'Eliane Kabile saisira le doyen des juges d'instruction pour une plainte avec constitution de partie civile.

 

 

 

 

 

FXG, à Paris

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