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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 07:54

La face militaire de l’année des outre-mer français

Maximin-MLP-et-la-flamme.jpgAvant d’inaugurer à Angers l’exposition consacrée à la Dissidence aux Antilles, Marie-Luce Penchard a ravivé le 18 juin la flamme sur la tombe du soldat inconnu à l’Arc de triomphe.

La Défense participe à l’année des Outre-mer français. C’est ainsi que Marie-Luce Penchard a été invitée, samedi 18 juin, à venir raviver la flamme au soldat inconnu sous l’Arc de triomphe. Le matin, elle était encore au Mont-Valérien en présence du président de la République pour honorer, entre autres, 4 anciens combattants des Antilles. Ils sont René Auques qui était marin à bord de l’Emile-Bertin, le navire qui transporta à Fort-de-France l’or de la banque de France, les Martiniquais Paul Degras et Prosper Mangatal et le Guadeloupéen Thècle Baltimor. Mais pour diffuser, au-delà des cercles d’anciens combattants, l’image de l’Outre-mer dans la Résistance et la libération de la France, la ministre s’est rendue lundi à Angers, chez le préfet Richard Samuel, où l’Office national des anciens combattants et le commissariat de l’année des Outre-mer en France ont installé une exposition consacrée à la Dissidence à la préfecture d’Angers (Maine-et-Loire) en présence d’anciens combattants et de collégiens. « Nous célébrons la part valeureuse de l’outre-mer dans les combats de la Seconde guerre mondiale », leur a déclaré Marie-Luce Penchard.

Parcours de dissidents

Maximin-Richard-MLP-JB-Romain.jpgJean-Baptiste Romain, coordonateur mémoire et communication ONACVG pour l'Ile-de-France, l'Outre-mer et l'Afrique du Nord,.a présenté les 24 panneaux qui retracent l’histoire de la Dissidence. Elle s’ouvre sur deux personnalités, Césaire et de Gaulle en 1940, et se clôt sur une troisième, Nicolas Sarkozy décorant en juin 2009 les derniers dissidents vivants. L’exposition présente l’amiral Robert et les gouverneurs Nicole et Sorin, mais aussi ces Antillais qui ont refusé la défaite : Gerty Archimède et Paul Valentino en Guadeloupe, Victor Sévère en Martinique, les intellectuels avec Lam, Breton et Césaire… Les-gouverneurs-vichystes.jpgPuis, c’est la libération en 1943 et la véritable saga des Dissidents, leur fuite pour Sainte-Lucie et la Dominique, leur formation aux Etats-Unis et leur débarquement en Afrique du nord, en Provence, en Normandie… L’exposition s’intéresse encore à la mémoire partagée et évoque deux films : Le port de l’angoisse, avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart, et le documentaire d'Euzhan Palcy, Parcours de dissidents, sans lequel cette histoire aurait pu rester dans l’oubli. Port-de-l-angoisse.jpgDans ce film, l’un des Martiniquais interrogé, qui a perdu une jambe et son frère lors du débarquement de Provence, se plaint que le musée du débarquement de Toulon ne comporte aucune trace de l’action du bataillon des antillais. De source militaire, nous avons appris que la Défense a entrepris de construire, là-bas, un vaste monument à tous les combattants d’outre-mer morts pour la France depuis 1945. Ce n’est pas encore une réponse précise à la requête de ce dissident, mais c’est un début ! En attendant, l’exposition est mise à la disposition de toutes les préfectures, mairies, établissements scolaires, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)

Photos : FXG, ONACVG et ministère de la Défense


L’expositionPanneau-12.jpg

Sujet méconnu en métropole, la mémoire de la Dissidence reste vivace aux Antilles. Une exposition, montée par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre, met en lumière (en 24 panneaux) les parcours de ceux qui ont refusé la défaite de la France, l’Armistice, la collaboration et la mise au pas de la société antillaise par le régime de Vichy. La volonté première de cette exposition est de mettre en lumière l’esprit précoce de Dissidence qui vit le jour aux Antilles dès l’été 1940 et ne cessât de se développer sous différentes formes (« naïves », collectives et individuelles, politiques, militaires ou intellectuelles) jusqu’à l’été 1943, quand la Martinique et la Guadeloupe se libèrent par elles-mêmes du joug vichyste. La période s’étendant de 1943 à 1945 est marquée par la lutte armée des Antillais sur les théâtres d’opérations européens. Dès 1942, plusieurs milliers de jeunes Antillais s’exilent, souvent sur des embarcations de fortune, pour rejoindre les îles britanniques voisines de la Dominique et de Sainte-Lucie. Ils s’engagent dans les FFL et rejoignent de Gaulle, celui qu’ils nomment alors « le général micro ». Intégrés aux Bataillons de Marche des Antilles n°1 et n°5, c’est en Français Libres qu’ils participent à la Libération de la France.

ONAC-VG : 01 49 55 62 77

www.onac-vg.fr


Les Anciens au Mont-Valérien

Paul-Degras.jpgPaul Degras (né en 1922 au Marin) a été engagé volontaire pour la durée de la guerre au titre des Forces Françaises Libres à la Dominique le 19 mai 1943. Il a été affecté au bataillon des Antilles n° 1, devenu par la suite 21e Groupe Antillais de DCA. Il a fait mouvement sur le Maroc et débarqué à Casablanca le 12 octobre 1943. Le 3 mai 1944, il débarque à Naples et participe à la campagne d’Italie (Monte Calvo, Pontecorvo…). Puis, c’est Marseille où il arrive le 24 septembre 1944 pour participer à la campagne de France (Autun, Lyon, les Vosges, l’Alsace, libération de Colmar, le Rhin…). Il a rejoint la Martinique le 10 octobre 1945 où il est démobilisé le 16  février 1946. Il vit aux Sables d’Olonnes

 

Rene-Auque.jpgRené Auque (91 ans) a tout d’abord participé aux combats contre l’aviation allemande devant Bergen, en Norvège, puis à l’escorte de convois de transports de troupes devant le fjord de Namsos. De retour à Brest, sa mission, avec l’équipage de l’Emile Bertin, consiste à transporter de l’or de la banque de France vers Halifax, au Canada. Après l’armistice, le Bertin se trouve à Fort-de-France, en Martinique, où l’équipage est obligé de se tenir en position d’attente. En 1943, comme beaucoup d’autres marins du Bertin, René Auque part en dissidence vers Saint-Lucie, au moyen d’une pirogue barrée par deux pêcheurs martiniquais. Le 16 juillet, il signe un acte d’engagement dans les Forces navales françaises libres. Il participera ensuite à de nombreuse missions dans l’Atlantique, destinées à assurer la sécurité de convois de ravitaillement vers la Grande-Bretagne et l’Afrique du Nord.

 

Thecle-Baltimor.jpgThècle Baltimor (né en 1925 à Trois-Rivières) a décidé, à l’âge de 17 ans ½, de rejoindre les Forces Françaises Libres à La Dominique, le 26 mars 1943. Embarqué à Roseau le 20 juillet 1943 à destination de La Martinique, il s’engage pour la durée de la guerre le 15 novembre 1943 et rejoint le Bataillon Antillais le 1er février 1944. Appareillant de Fort-de-France le 12 mars 1944, il débarque à Casablanca (Maroc) le 30 mars 1944, il y sert au Centre d’organisation de l’Artillerie Coloniale puis au 7ème Régiment d’Artillerie Coloniale. Le 16 février 1945, il quitte le Maroc pour l’Algérie puis la Métropole où il débarque à Sète le 17 mars 1945. La guerre terminée, il est embarqué à Marseille le 21 novembre 1945 et débarqué à Basse-Terre le 20 décembre 1945.

 

Rene-Auque-copie-1.jpgProsper Mangatal (né en 1923 à Saint-Pierre) était machiniste à Fonds-Saint-Denis quand il s’évade de Martinique le 31 mars 1943 afin de rejoindre, le même jour, les Forces Françaises Libres en Dominique. Là, il est affecté au Bataillon des Antilles, devenu le 13 septembre 1943 Bataillon de Marche des Antilles n° 1. Aux Etats-Unis, il débarque à Bultine et suit une période d’instruction au Camp Patrick-Henri puis à celui de Fort-Dix. Il débarque à Casablanca (Maroc) le 10 octobre 1943 avant d’aller à Kairouan, en Tunisie, où il est affecté, au sein de la 1ère Division Française Libre, au 21e groupe antillais de DCA. Il débarque à Naples le 3 mai 1944, participe à la campagne d’Italie jusqu’au 21 septembre 1944. En France, il participe à la libération du territoire et est impliqué dans les Vosges, aux combats de Malbouhans, Fresse, Planche-les-Mines, Hebseim, Benfeld. Puis il participe à la Campagne du Rhin, des Alpes et de l’Italie du Nord. Prosper Mangatal termine la guerre au grade de 1ère classe. Après 2 ans et 9 mois de présence aux armées, il se retire à Senlis, dans l’Oise où il reprend une activité de mécanicien et fonde une famille.

 

 

 

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commentaires

thierry 22/06/2011 09:08



WOaou, sans fausse flattterie ce journal est plus agréable que la rubrique hexagone de FA.



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