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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 10:46

Banlieues tropicales

Du 8 au 21 octobre, le festival Banlieue bleue accueille dans cinq villes de l’Essonne la fine fleur de la musique antillaise.

affiche_banlieues_BD.jpgUn festival consacré aux musiques tropicales qui se déroule sur plusieurs villes, en Essonne, en s’appuyant sur les structures de diffusion et d’animations culturelles existantes, c’est le festival Banlieues tropicales monté par Aztec Musique. « Parce que la France et la région parisienne, depuis de très nombreuses années, ont toujours eu un rôle de pionnier dans ce qu’il est convenu d’appeler les musiques du monde. Parce que les musiques du monde sont le produit d’un métissage et que ce métissage est aussi celui que l’on rencontre dans la plupart des villes de la banlieue parisienne, et notamment en Essonne. Parce que l’évolution de l’industrie musicale, et principalement celle des médias radios et TV qui ne cesse d’aller vers plus de concentration, plus de formatage, et moins de diversité, constitue un mur de plus en plus difficile à contourner entre les créateurs et les publics. Parce que devant cette évolution catastrophique le spectacle vivant et sa diffusion constituent une alternative qui devient chaque jour un peu plus vitale pour les artistes. »

L’année 2011 est la première édition de cette manifestation et, Année des Outre-mer oblige, sa programmation est essentiellement dédiée aux musiques de l’outre-mer afin de renouer avec l’accueil d’artistes des Antilles. Cinq villes et leurs équipements culturels relèvent le défi de présenter une série d’artistes qui font la scène musicale d’aujourd’hui aux Antilles. Et bien entendu, à côté d’artistes « historiques » qui ont marqué la scène antillaise (Kassav, Mario Canonge) depuis très longtemps, il y a des musiciens de la nouvelle vague de la chanson caribéenne (Soft, Admiral T, Victor O, Esy Kennenga). A l’heure où s’affirme un intérêt grandissant pour les musiques des Caraïbes et notamment cubaines, c’est aussi sur le renouveau et la formidable propension à fusionner les styles, les rythmes que se fonde la nouvelle identité musicale antillaise, intégrant au passage soul, reggae, zouk… Ce nouvel univers musical métissé et réussi sert donc d’écrin à une expression artistique identitaire et sociale, parfois critique, révoltée, mais toujours avec le souci d’un très chaleureux contact public.

Alors, rendez-vous est donné, durant deux semaines en Essonne dans les salles de spectacles de nos villes, où les cœurs et les esprits vont vibrer à l’unisson de l’outre-mer. Et les jambes aussi sans doute !


Les Artistes  

 

Fred-Deshaies-de-SOFT-photo-A--Jocksan-copie-1.jpgSOFT – www.myspace.com/softmusique

Ils ne font ni dance-hall, ni zouk, ni kompas, ni R’n’B. Leur son n’est pas celui qui occupe l’espace habituellement en Guadeloupe. Pourtant, ils ont provoqué sur l’île un vrai raz de marée en 2005. Leur premier album Kadans a péyi-la s’est vendu à 11.000 exemplaires en quatre mois. Un record, au regard de la population de l’île (environ 458.000 habitants). Un phénomène. On n’avait pas vu cela depuis Kassav. Plébiscité chez lui, Soft a suscité le même engouement dans la communauté en métropole

 

Beroard-marthely-decimus--2-.jpgKASSAV – www.myspace.com/kassav

Les pionniers du renouveau de la musique antillaise dans les années 1970, les créateurs du Zouk, ont fêté leurs 30 ans de carrière en 2009 et n’ont pourtant rien perdu de leur légendaire énergie et de leur capacité à faire danser le plus récalcitrant. Kassav' a révolutionné le monde de la musique antillaise. Délaissant la traditionnelle biguine, ils injectent une dose de rock et de funk dans les rythmes afro-antillais.

 

14-juillet-2011 0078ADMIRAL T – www.myspace.com/admiraltofficiel 

Véritable star aux Antilles, Admiral T est issu de Boissard, l’un des ghettos les plus dur de Pointe-À-Pitre en Guadeloupe, le jeune Christy Campbell est alors âge de seize années. Venant d’une famille de dix enfants, il grandit en étant influencé par les grands anciens du reggae (Bob Marley ou Peter Tosh) et en écoutant également du Gwo Ka (des percussions traditionnelles), du rap ou des musiques caribéennes. Son morceau « Gwadada » lui ouvre les portes du succès en décrivant le malaise social qui frappe son île natale. Chantant en créole et en Français, Admiral T exprime simplement les espoirs et les peines d’une certaine jeunesse défavorisée qu’on laisse trop souvent de côté.

 

Manu--dit-Victor-O-photo-A--Jocksan.jpgVICTOR O – www.myspace.com/victorospecials

Originaire de la Martinique , Victor O est un de ses artistes rares qui sait mêler la musique de son pays à celle du monde…indéfinissable est son style, coiffé de zouk, de bèlè, de reggae, de couleurs caribéenne , il reste un artiste donnant toujours une couleur créole à sa musique et comme il le dit si bien : let’s do it music…

Véritable pépite dans le paysage de la world music, « Revolución Karibeana », opus réalisé par Joël Jaccoulet, est teinté de reggae, soul acoustique, slam et traditions antillaises. C’est avant tout la chronique d’une révolution propre à l’artiste, pour qui « la terre est un paradis brutal ». Une volonté et un style musical aux sonorités inventives qui ne sont pas sans rappeler un certain Manu Chao… 

 

Mario-Canonge--rdg-.jpgMARIO CANONGE – www.myspace.com/mariocanonge

Mario Canonge est un pianiste martiniquais. Il commence à jouer à l'adolescence et accompagne la chorale de l'église du François en Martinique. A partir de 1979, il étudie la musique à Paris et participe déjà à plusieurs groupes. Il joue avec Fal frett, puis la Manigua, avant de créer le groupe de jazz-rock-fusion Ultramarine, avec Nguyen Lê, Etienne Mbappé...Très inspiré par les deux grands noms antillais du piano, Marius Cultier et Alain Jean-Marie, c'est un pianiste reconnu et virtuose, et il devient vite très demandé (Dee Dee Bridgewater, Nicole Croisille, Ralph Thamar, etc.). Il crée Sakiyo avec Michel Alibo, puis débute une carrière en solo avec « Retour aux sources » en 1991. C'est un tournant qui le voit renouer avec la musique de ses racines, la mazurka, la biguine mélangée au jazz et au zouk.

 

Kennega portrait 5ESY KENNENGA – www.myspace.com/esykennenga

Né en Martinique, E.sy Kennenga grandit entouré de la passion musicale de ses parents. Dès l’âge de 5 ans, il étudie la guitare, s’y consacre et ne la quittera plus. A 14 ans, il réalise ses premières compositions et se présente au public au sein du groupe One Day où il forge sa propre expérience de la scène.  Cette expérience lui permit de rencontrer l’un des plus grands compositeurs martiniquais Joël Jaccoulet. Il intégre le B.Carribean Crew et continue son chemin musical en collaborant à divers compilations, il s’enrichit d’expériences de scène. Face à l’engouement du public captivé par sa sensibilité, son humour, sa joie de vivre et son énergie communicative, il se décide à voler de ses propres ailes…avec EK TRIP, l'une des meilleures ventes d'albums de cette année.


La programmation

Samedi 8 octobre 2011 à 20h30

-Esy Kennenga & Victor O

Athis-Mons - Salle Lino Ventura

4 rue samuel debordes 91200 Athis-Mons

Vendredi 14 octobre 2011 à 20h30

-Mario Canonge

Grigny – Centre Culturel Sidney Bechet

10 rue Henri Barbusse 91350 Grigny

Vendredi 14 octobre 2011 à 20h30

-Soft

Ste Geneviève des bois – L’auditorium Rudolf Noureev

3 rue Romain Rolland 91700 Ste Geneviève des bois

Samedi 15 octobre à 20h30

-Soft

Palaiseau – MJC / Théâtre des 3 vallées

Parc de l’hôtel de ville 91125 Palaiseau

Samedi 15 octobre à 20h30

-Kassav

Ste Geneviève des bois – Salle Gérard Philippe

Rue Marc Sangnier 91700 Ste Geneviève des bois

Vendredi 21 octobre 2011 à 20h30

-Admiral T

Brunoy – Théâtre

4 rue Philisbourg 91800 Brunoy

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commentaires

thierry 22/09/2011 19:16



Le Gospel est "overseas" il n'a pas de métropole



thierry 21/09/2011 17:17



En métropole hexagonale, il ne faut pas oublier le boum du Gospel live "underground"  chez les vieux comme notamment chez les jeunes, ce qui ne les empêche pas d'aller en boîtes ou
soirées à l'occasion. C'est un fait.


 



fxg 22/09/2011 17:53



Et en métropole ultramarine, le Gospel, ça donne quoi ?



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