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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 13:19

Trois questions à François Baroin, député maire de Troyes, ancien ministre de l’Outre-mer

François Baroin était invité à déjeuner par Marie-Luce Penchard, hier. La secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a décidé de rencontrer ses prédécesseurs de la rue Oudinot. François Baroin inaugure la série. Prochain invité : Christian Estrosi

« Les états généraux étaient une bonne idée de sortie de crise »

Quel était le programme de cette rencontre ?

On avait prévu de se voir depuis longtemps. J’ai de l’amitié pour Marie-Luce Penchard avec qui j’avais travaillé quand elle était conseillère du président. On a fait un tour d’horizon : on est en fin de processus des états généraux, il y a la réflexion autour du référendum sur la question des articles 73 et 74 en Martinique et en Guyane. Mais c’était aussi l’occasion de faire un partage d’expérience avec un constat : l’outre-mer est un atout merveilleux pour la France et c’est probablement l’un des ministères où l’Etat a un rôle très important et où la dimension humaine est peut-être encore plus essentielle.

Vous qui avez occupé ce poste entre 2005 et 2007, comment regardez-vous ce qui se passe en outre-mer depuis la crise de février dernier ?

On ne peut pas être et avoir été… Quand j’ai quitté le ministère de l’Outre-mer pour le ministère de l’Intérieur, j’ai tourné la page de mes responsabilités mais j’ai conservé à la fois beaucoup d’amis et puis un intérêt profond pour nos compatriotes. J’ai vécu dans la douleur cette crise qui a été un révélateur parmi d’autres d’un modèle fragile et qui explose dans une crise internationale et mondiale. On ne peut nier l’impact du contexte international sur les tensions sociales qui ont été évoquées. Les états généraux étaient une bonne idée de sortie de crise, maintenant il faut qu’il y ait une bonne issue à cette sortie de crise, c’est-à-dire des mesures, un programme inscrit dans la durée, un vrai travail auprès des métropolitains sur la compréhension de la réalité ultramarine. Ce sont les mêmes problématiques de logement, d’emploi, d’avenir pour les jeunes, de développement des infrastructures mais multipliés par deux ou trois. C’est dans ce sens qu’avec la ministre on a tiré le constat qu’il fallait beaucoup de pédagogie, bien sûr en outre-mer pour répondre à leur demande, mais aussi en métropole pour mieux faire comprendre la nécessité de produire des efforts en faveur de l’outre-mer.

Vous étiez un proche de Jacques Chirac ; le nouveau président veut incarner la rupture, vous êtes toujours membre de la majorité mais comment vous positionnez-vous aujourd’hui ?

Chacun connaît mes relations personnelles avec Jacques Chirac. J’incarne une partie de cette présidence avec quelques autres. J’ai des relations très libérées – je ne dois rien à Nicolas Sarkozy mais je suis dans sa majorité. Je peux être critique sur un certain nombre de sujets sur lesquels j’estime qu’on ne va pas dans la bonne direction, mais l’UMP est ma famille politique. Au sein de cette majorité, j’essaie de faire entendre ma voix à la lumière de mes expériences ministérielles et d’élu aussi pour essayer de contribuer à une réussite de ce combat qui est bon pour la France.

Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

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