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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:04

Christophe Firmin reconnu coupable du meurtre de Patricia Cétout

Un an jour pour jour après avoir été interrompu, le procès de Christophe Firmin, accusé du meurtre de Patricia Cétout, chez elle à Choisy-le-Roi, le 17 février 2010, a pu s’achever jeudi soir. La cour d’assises de la Seine-et-Marne a condamné le jeune Martiniquais à quinze ans de réclusion criminelle.

La condamnation de Christophe Firmin intervient après un curieux parcours. Il y a un an, après deux jours d’audience et alors que les avocats s’apprêtaient à plaider, les révélations d’un témoin, une ex-petite amie de l’accusé, jettent le trouble lorsque celle-ci déclare à la barre : « Christophe n’était pas seul… » Les parties civiles, emmenées alors par Me Ursulet, obtiennent le renvoi du procès pour un complément d’information. Mardi 29 octobre, la cour d’assises de Créteil a repris l’examen de l’affaire. Le président a aussitôt révélé le fruit des investigations nouvelles : Trois nouvelles versions de l’affaire ! Première version : deux personnes sont venues tuer Patricia pendant que Christophe était caché dans les toilettes de Patricia. Deuxième version : Christophe est venu avec deux amis pour récupérer de l’argent qu’il avait confié à Patricia. Ce sont ces deux personnes qui auraient tué Patricia. Troisième version : Il a tué Patricia en jouant au cheval sur elle, tout en regardant la télé. Rappelons que Patricia Cétout a été retrouvée morte étranglée par la ceinture de son peignoir et que le bouton de son pantalon était défait et la fermeture éclair à moitié baissée.

Chantale-Mezene-Eddy-Arnoton.jpgFace à l’incrédulité générale, l’avocat de la défense, Me Schapira a demandé à son client de profiter de la nuit à venir pour bien réfléchir. Mercredi, dès la reprise de l’audience, Christophe Firmin demande la parole et avoue : « J’ai été à l’origine de la mort de Patricia. » Finis les scénarios imaginaires, oubliés les deux mystérieux meurtriers…  L’affaire en revient là où elle n’aurait pas dû s’interrompre un an plus tôt. Me Schapira en profitera pour tacler Me Ursulet : « L’année dernière, l’avocat de la partie civile a commis un abus de faiblesse sur ses clients ! »  Entre-temps d’ailleurs, la famille de Patricia Cétout a changé de conseils. Mes Arneton, Mézen (photo) et Montana-Benaïem ont remplacé Mes Ursulet, Yang-Ting, Hodebar, Narfez, Petit et Troupé…

Mort accidentelle ou crime passionnel

Le véritable procès démarre alors avec la seule question qui vaille désormais : la mort de Patricia était-elle accidentelle ou intentionnelle ? C’est le médecin légiste qui va faire pencher la balance. Il explique que pour tuer par strangulation, il faut serrer continûment pendant au moins trois minutes. Il signale par ailleurs qu’un hématome sur l’omoplate de Patricia laisse supposer que c’est la trace d’un genou ou d’un coude qui a pris appui. Christophe a donc volontairement serré la ceinture autour du cou de Patricia. Il n’a pu le faire négligemment tout en regardant la télé, dans un jeu qui aurait mal tourné…

Le meurtrier qui, jusqu’alors, a toujours été dominé par ses petites amies, est tombé amoureux de Patricia. Elle incarne à ses yeux l’idéal féminin, à l’opposé de ses ex qui n’ont cessé de profiter de sa veulerie. Il voudrait qu’elle soit sa compagne, mais elle ne le veut pas… C’esr parce qu’elle se refuse à lui qu’il passe à l’acte. Le bouton de pantalon et la braguettes ouverts ? Non, il n’y a pas eu d’acte sexuel, mais le désir de Christophe n’en était pas moins présent. A-t-il voulu la regarder apres sa mort ? La cour n’a pas eu d’éclaircissement sur ce point.

Pour compléter la démonstration du meurtre intentionnel, l’examen des textos que Christophe a envoyés post-mortem à Patricia et les réponses qu’il a reçues d’elle, démontre, grâce à la géolocalisation, que Christophe avait les deux portables en sa possession et a rédigé tout seul la correspondance… Au troisième jour du procès, l’avocat général a requis de quinze à dix-huit ans de réclusion. Me Schapira a tenté le tout pour le tout et abattu toutes ses cartes, plaidant à la fois le meurtre accidentel et le crime passionnel. Mais c’est Christophe Firmin qui va fixer lui-même le quantum de sa peine. Il s’adresse à Mme Taylor-Cétout, la mère adoptive de Patricia et lui dit : « Pardon… Il vous faudra encore dix ou quinze ans pour me pardonner… » Après six heures de délibéré, le jury lui a donné quinze ans.

FXG, à Créteil

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