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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 06:58

Le devenir économique des Antilles Guyane

Colloque-diaspora-et-developpement---Alfred-Jocksan.jpgL’hémicycle de la région Ile de France a accueilli mardi dernier, un colloque sur la diaspora et le développement économique dans les Antilles-Guyane. Avec les jeunes têtes de pont de l’entreprenariat ultramarin en Hexagone, des experts en économie locale, tels que Gilles Gabon administrateur du CM98, Charles François de Tableau de bord, Aude Alphonse de la BDAF, Daniel Hierso d’outre mer Network, Claude Valentin-Marie, conseiller pour l’outremer à l’INED et le président du CM98, Serge Romana, ont animé les débats.

Gilles-Gabon--Serge-Romana-et-Daniel-Hierso---Alfred-Jocksa.jpgUn colloque économique et mémoriel où le CM 98 s’associe au monde économique pour le devenir des DOM. Il s’agit d'aiguiser les consciences, de faire découvrir les réalisations existantes notamment en matière  de nouvelle économie, de montrer ce que le monde économique antillais peut faire localement, en France hexagonale et dans le monde, tant sur le plan des nouvelles technologies, du développement durable et de la recherche.« Si nous voulons  financer aux Antilles Guyane, il faut collecter dans la diaspora antillo-guyanaise », professe la directirce de la BDAF, Aude Alphonse. L’idée est de faire comme dans d’autres communautés vivant sur le territoire : agir en réseau pour exister. « Une démarche patriotique ». 

En s’associant avec des leaders sur le marché de l’emploi aux Antilles, la SEMSAMAR, la BDAF et le réseau outre mer Network. Le CM98  cherche à  donner des outils faire de chacun des acteurs responsables d’un devenir commun en Guadeloupe, Martinique, Guyane et l’Hexagone.

le-public---Alfred-Jocksan.jpgDepuis 14 ans, le CM98, a mis en place un travail sur la  mémoire, aujourd’hui son objectif est de mettre des  structures en place, dans la communauté antillaise, « pour servir à quelque chose, précise Serge Romana. Sans base d’unité, sans identité, sans mémoire,  on ne peut rien construire ». Lui, il plaide pour une structure mémorielle qui génère du bien. «  Depuis les événements de 2009, avance Aude Alphonse de la BDAF, les Antilles-Guyane ont une image dégradée  qui n’attire pas forcément les investisseurs. » Dans ce cas de figure, il ne faut pas crier au loup quand, selon Claude Valentin-Marie, la majorité  des diplômés sur le marché de l’emploi font le choix de la métropole à 67% et 12%  se dirigent vers l’étranger, Le sociologue-démofgraphe martiniquais projette dans une trentaine d’année que la jeunesse active sera positionnée en Hexagone et la jeunesse inactive en outre mer.

le-reseau-Outre-Mer-Network---Alfred-Jocksan.jpgAude Alphonse n’hésite pas à parler à l’instar de Césaire, d’un risque de génocide par substitution aux Antilles, et bientôt dans la diaspora. Elle lance un appel aux domiens d’Ile de France : « Ouvrez un compte de dépôt dans mon établissement ou dans d’autre banque locale pour favoriser le développement de l’économie et du marché antillais. » Elle veut réveiller les consciences car « les enjeux sont d’abord  de créer de la richesse et gagner de l’argent localement dans les secteurs porteurs et à haute valeur ajoutée. La Guadeloupe et la Martinique ne peuvent plus prévoir leur avenir sans les domiens de l’Hexagone avec la mise en place d’un financement solidaire et responsable ».

Mais comment donner le gout d’entreprendre aux populations d’outremers ? Selon Claude Valentin-Marie, le moment est venu pour la structuration d’une société : « Etre antillais est un devenir, non un état ». Il préconise donc une structure de lyannaj pour faire avancer la recherche, la création d’entreprise et l’entreprenariat, un ensemble économique et social, associé aux mouvements mémoriels. « Les enfants du BUMIDOM pourront être les acteurs responsables de la mutation de nos sociétés antillaises, au lieu d'en être les victimes », propose Serge Romana.. Une véritable insurrection des consciences et de solidarité. 

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

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commentaires

birahima2 25/05/2012 16:43


réflèchis, Frantz est mort à 36 ans.


Cette histoire, elle est inventée. Donc j'ai de la veine d'avoir échappé à ces manuels scolaires de merde.


 

thierry 25/05/2012 16:34


Je comprends mieux, maintenant ton traumatisme

birahima2 25/05/2012 15:40


quand je voyageais avec Frantz, ils voulaient pas me donner de plateau car j'étais un petit n'enfant. Il voulait que mon papa partage avec moi.  Heureusement, Frantz veillait sur moi et à la
fin, ce pédé de steward, il était bien obligé d'apporter deux plateaux.

thierry 25/05/2012 13:54


commentaire déplacé : http://www.youtube.com/watch?v=_voOT5PBkYE&feature=fvst

birahima2 25/05/2012 11:40


Attention à ne pas manquer de respct à l'Humanité.


 


Il est de mon devoir de te dire que les Algériens ne savent pas gérer.


C'est Frantz Fanon qui te le dit.


Chaque fois que Frantz prenait l'avion, il n'y avait jamais de plateau repas pour lui.


Il devait leur en arracher un pour pas crever de faim.


C'est pour ça que la dame de l'avion dont ils parlent dans le France Antilles a acheté un plaque de chocolat et qu'elle a raté son avion.


Sacré Frantz !

birahima2 25/05/2012 11:16


Joby Valente, ministre des affaires du tiers-monde ....


ben mon vieux, je plains les frères de Harlem !!!

thierry 25/05/2012 10:23


Une des lideurses de la communauté (dans sa spécialité) http://www.youtube.com/watch?v=Xzk2KIwuJSo

thierry 25/05/2012 10:13


Que l'on cherche à vendre via des associations de la mémoire et du communautarisme est une chose, mais je constate que cela ne fait pas un marché rentable, plutôt des niches subventionnées par
J-P HUCHON, par exemple.


On est entrepreneur ou pas...Entrepreneur ne s'apprend pas à l'école ou en stage, c'est une vocation personnelle, un état d'esprit que l'on a, ou pas. Les diplômés souvent issus d'écoles de
commerce privées bénéficient déjà de parrainages et de suivis intégrés à leur(s) établissement(s). Associations d'anciens élèves, etc.


Le remède au génocide par substitution au Antilles, c'est le RSA...et les "subventions sociales".


L'économie n'a pas de couleur, seulement une religion.


Les réseaux antillais existent, mais ils ne fonctionnent pas sur un modèle formel de regroupement hiérarchisé, façon troupeau de moutons noirs. Ceux qui rêvent de cela font une erreur de
jugement.


La question est avons-nous des leaders de poids pouvant parler au nom des autres...Non, pas pour le moment. Un jour peut-être


 

birahima2 25/05/2012 09:44


Chantons


http://www.youtube.com/watch?v=ouyBZVi7Kn0

birahima2 25/05/2012 09:18


pauvres gosses !  


les mômes dans les écoles vont devoir se farcir des manuels scolaires d'économie locale de la faute à 3, 4 gus en costumes qui ne représentent qu'eux-mêmes.


 


 

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