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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 05:08

Pascal-de-Izaguirre.jpgCorsair veut décoller

Le nouveau patron de Corsair se rend prochainement à la Réunion, puis aux Antilles, pour y présenter le plan Take off.

Pascal de Izaguirre, nouveau directeur général de Corsailfly s’apprête à se rendre à la Réunion (le 8 juillet), puis à Pointe-à-Pitre et Fort-de-France aux alentours du 14 juillet. L’homme catapulté il y a à peine un mois à la tête de Corsair en remplacement d’Hervé Pierret vient se présenter en tant que nouveau directeur général exécutif et rencontrer les équipes de Corsair sur place comme les autorités locales où les partenaires professionnels. Pascal de Izaguirre a été clairement nommé avec un objectif, « le retour à la rentabilité » (les pertes ne sont pas publiées mais dans les comptes de TUI, c’est Corsair qui plombe le résultat), et un plan pour y parvenir : le plan Take off. Retourner la situation et transformer la compagnie aérienne sont le défi du nouveau boss. « Dès ce mois-ci, les améliorations vont se voir, mais ce sera surtout pour la saison 2010-2011 que ça se verra », explique le manager. Il a conscience que la compagnie dont il vient de prendre les commandes a une image à dépoussiérer et des modes de fonctionnement à améliorer qualitativement. « Je n’ai jamais eu peur de prendre des risques et j’ai connu bien des situations difficiles mais cette fois j’ai tous les leviers de commande en main. » Il a recruté un nouveau directeur marketing et réseau et un nouveau directeur d’exploitation, deux anciens d’Air France, comme lui. Pour transformer Corsair en compagnie longs courriers réguliers, c’est-à-dire assurant des vols « fréquents, directs et cadencés avec des horaires répétitifs et attractifs », la flotte va être modernisée.

Suppression des double touchés

Actuellement, elle est composée de six Boeing 747-400 et de deux Airbus A 330-200. Dans les trois ans à venir, deux A 330-300 vont remplacer deux B 747. Les deux Boeing restant qui arrivent check day incessamment auront leur cabine totalement refaite. « Notre classe grand large est largement sous-exploitée. Nous allons la développer en augmentant le nombre de sièges et en en faisant une classe premium voyager. » Jusqu’alors, la classe grand large était vendue sous forme de supplément… Il faut aussi élargir la base de la clientèle et Pascal de Izaguirre veut développer des partenariats avec des compagnies européennes qui transitent par Orly. Il s’agit donc d’améliorer le positionnement marketing et la marque en mettant le paquet sur le service au client et le produit vol. Pascal de Izaguirre promet que le temps des doubles touchés (les escales imposées) est révolu. La commercialisation va développer le site web pour que les clients puissent s’auto-enregistrer sur le Net et proposer un programme de fidélisation. « Il faut agir vite, lance M. de Izaguirre, j’ai besoin d’agilité et de réactivité. Dans le courant de l’été, le programme pour les trois années à venir sera visible. » Et l’homme ajoute : « Il faut attirer et fidéliser le client… Redonner l’envie. » Pour l’heure, pas question de débaptiser la compagnie mais ajoute le patron, « dans l’immédiat »… L’investissement est à la hauteur des vœux de TUI, l’actionnaire, quant à la pérennisation de sa compagnie aérienne, donc de sa présence sur le marché français. Hervé Pierret a parlé de 100 millions d’euros. Quant à l’éviction de ce dernier, la compagnie ne commente pas. Une source externe se contente de dire : « C’est un ancien de l’école nationale de l’aviation civile, c’est-à-dire un aérien de chez aérien, mais qui avait fait de Corsair une compagnie faite pour des temps de croissance. » Izaguirre veut l’adapter aux temps de crise que nous vivons.

FXG (agence de presse GHM)


Nouveau management et plan social

Les personnels naviguants commerciaux disent : « C’est toujours nous qui trinquons. Là, ça n’est pas le cas, ça a commencé par le management. » Sur les 1500 personnels du groupe Corsairfly, on compte 700 personnels naviguant commerciaux et 150 personnels naviguant techniques. Un plan de départ volontaire sur deux ans vient d’être ouvert. Là encore, il s’agit de baisser les coûts d’exploitation.

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