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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 06:17

L’outre-mer tente de pousser sa littérature jusqu’à Brive

JB-Desnel-Antoine-Gallimard.jpgIl aura au moins rencontré le pape français de l’édition ! Antoine Gallimard s’est montré curieux des publications des éditons antillaises Desnel présentes à Brive (Corrèze). Jean-Benoît Desnel, l’éditeur de Fort-de-France, continue, contre vents violents et fortes marées, sa stratégie de présence sur tous les grands événements littéraires nationaux. Il était ainsi ce week-end à Brive pour la 30e Foire du livre, le deuxième salon après celui de Paris ! Et le Martiniquais a eu du nez puisque c’était l’endroit où il fallait être en ce premier week-end de novembre. Outre le président du festival, Antoine Gallimard, et le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, s’y trouvaient les prix Goncourt et Renaudot, l’Haïtien Lyonel Trouillot, la Cubaine Zoé Valdes, mais aussi des personnalités telles que Patrick de Carolis, Jean d’Ormesson, Richard Bohringer, Michel Galabru… Dans le train du livre, surnommé « train du cholestérol », à bord duquel tout ce beau monde avait embarqué vendredi matin à Paris, l’ambiance était à la bonne chair et aux belles lettres. Desnel avait emmené son égérie, la romancière et poète martiniquaise, Suzanne Dracius. Au milieu des figures françaises du livre, le travail était ardu pour faire accrocher la presse à la création caribéenne (le public se montre bien moins réticent). Lyonel Trouillot trimballait d’ailleurs un léger spleen. Les échotiers parisiens l’avaient donné bien placé avant l’attribution définitive du Renaudot et du Goncourt à Emmanuel Carrère et Alexis Jenni. Présentée au reporter brivois de France 3, Suzanne Dracius s’est vue opposé que, nonobstant l’année de l’Outre-mer (dont tout le monde se fout visiblement), à l’occasion des 30 ans de la Foire de Brive, il ne s’intéressait guère qu’à ceux qui étaient dans le train du livre en 1985 ! Malgré sa présence aux cinq précédentes éditions, elle ne faisait pas l’affaire. « Notre cœur de cible à F3, c’est le 3e âge », a ajouté le journaliste qui aura donc préféré PPDA, même si lui non plus n’était pas là en 1985 !

Hollande-tribune.jpgA l’arrivée à Brive, dans la halle Georges-Brassens qui accueille la manifestation, François Hollande a profité de l’inauguration officielle pour occuper le terrain : « J’ai relevé un auteur (Janik Coat) et, surtout, un titre, La Surprise. Ce que j’essaie de faire pour l’année prochaine, c’est de créer la surprise ! » Antoine Gallimard, président de cette 30 édition, après avoir cité les grands noms de la littérature française, citant au passage Chamoiseau et Glissant, a rebondi sur la sortie du candidat à l’Elysée : « Si François Hollande est élu l’an prochain, j’espère qu’il viendra au salon du livre de Paris, l’actuel président n’y est jamais allé… » Le reste n’était que signatures, lectures, tables rondes et conférences. Dimanche, étaient prévus au programme officiel de la Foire du livre, une séquence « D’île en île », un café littéraire avec Suzanne Dracius et Michel Picouly. Ernest Pépin, anoncé lui aussi, a fait défection. Une absence à lier sans doute au fait qu’après le succès de Toxic affair (chez Desnel), il s’apprête à sortir un roman policier, mais cette fois chez Caraïbéditions.

FXG (agence de presse GHM)


Suzanne Dracius traduite en anglais et en italien

Dracius-Cormier.jpgAprès la Société des gens de lettres à Paris en mai, les salons de Nancy, Lodève, Sète, cet été, Vibrations Caraïbes, la Plume noire, et Brive cet automne, où elle a participé à toutes sortes de rencontres, débats ou autres tables rondes, Suzanne Dracius est attendue à Mexico et en Floride pour y défendre sa vision caribéenne des lettres. Mais aussi, elle devra mettre une touche finale à la traduction de son recueil de nouvelles, Rue Monte-au-ciel, en anglais (Climb to the sky) dont on attend la sortie (comme en italien) en 2012. Depuis la sortie de l’Autre qui danse en 1989, elle ne cesse de produire. Elle nous promet un nouveau roman sur « le triangle Afrique, Antilles, Hexagone dont les angles seraient arrondis par une véritable appréhension post-coloniale des choses… Une manière de mettre en pratique les schémas fanoniens et césairiens du post-colonial, mais dans un roman. » En attendant, Suzanne Dracius sera en Martinique la semaine prochaine, pas pour une intervention, mais pour se ressourcer « dans sa mer chaude », sa Martinique maternelle…

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commentaires

thierry 08/11/2011 17:27



On peut dire de la martinique et sa muse, Suzanne Dracius, qu'elle voyage beaucoup.



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