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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:00

Consensus pour un dépistage généralisé de la drépanocytose

Pecresse-GPL-Siar-Hippocrate-Karam-Lurel.jpgConcurrence de la coupe du monde avec le match France Honduras, concurrence de la fête des pères… Le Zénith était loin d’être plein dimanche pour le 5e Drépaction, malgré une affiche artistique très riche et une forte affluence de personnalités politiques.

La ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a profité de l’occasion pour remettre les insignes de chevalier de la légion d’honneur à la presidente de l’APIPD (association pour la promotion de l’information et la prévention de la drépanocytose), Jenny Hippocrate.

« Je connais Jenny Hippocrate depuis de longues années, a déclaré la ministre, je sais le combat résolu qu’elle mène contre la drépanocytose. Compte tenu des métissages, il faudrait qu’on puisse faire un dépistage plus approfondi. » Le dépistage est généralisé aux Antilles, mais dans l’Hexagone, il n’est encore que ciblé. Un consensus se fait autour de l’idée d’un dépistage universel. C’est en tout cas le souhait de l’ancienne ministre UMP, Valérie Pécresse : « La drépanocytose est une priorité de santé publique pour tous les Français, a déclaré la députée des Yvelines. Il faut aller vers le dépistage universel parce que nous sommes un pays de passages, de migrations et un pays tourné vers la Méditerranée. Nous avons besoin de ce dépistage pour que la drépanocytose recule. »

Jenny-Hippocrate-et-Freepon.jpgPatrick Karam, président du CReFOM, qui, en tant que délégué interministériel avait lancé le 1er Drépaction, en a fait une priorité d’action de son association. « Nous allons reprendre le plan de santé publique de 2009 qui n’a pas été respecté par l’ancien gouvernement et nous allons nous assurer que chacun des points qui avaient été arbitrés puissent faire l’objet d’une politique publique. Des décisions importantes sont enterrées dans un tiroir ! » Le CReFOM dont le responsable du pôle santé n’est autre que Jenny Hippocrate, veut obtenir avant une année « tous les résultats sur cette question ». Pour cela, il a demandé au député Lurel de porter sa voix à l’Assemblée nationale lorsque la loi de santé publique de Marisol Touraine sera débattue au Parlement : « La drépanocytose est une saloperie de maladie contre laquelle il faut une coalition, a déclaré Victorin Lurel. Ça ne peut être le combat des seules associations et des élus locaux, le gouvernement doit aussi faire sa part de travail. Nous allons demander un renforcement de l’action engagée. Il y a un volet outre-mer dans la loi de santé publique et la drépanocytose devra être un impératif national. »

Gage-et-Kant-Lebeau.jpgFabrice Di Falco, accompagné de son pianiste Jonathan Govaerts, a ouvert le spectacle du Drépaction en chantant « Mon ange » d’Edith Lefel. « On est là pour la cause, contre la drépa, alors on répond présent », confie Axel Tony qui a chanté « Ma reine ». L’artiste canadien, Gage, participait pour la première fois au Drépaction. Jusqu'alors, il ne connaissait pas la drépanocytose. « Je suis bluffé par le nombre d’artistes qui se sont déplacés au Zénith pour supporter cette cause qui me touche. On est tellement sollicité que l’on est content de pouvoir choisir une vraie cause ! »

Philippe Lavil et la princesse italienne Isabella Orsini etaient les parrains de cette édition, mais il y avait pour les seconder les ambassadeurs de bonne volonté et les marraines comme Patrick Karam, Claudy Siar ou Kareen Guiock… « Plus on est de marraines, mieux c’est et mieux on en parle », a déclaré la journaliste de M6, présente chaque année au Zénith depuis 2009.

FXG, à Paris

 


Une cause en manque de donateurs

Philippe-lavil-Taylor-Fixy.jpgJenny Hippocrate a beaucoup hésité à lancer cette nouvelle édition, mais son équipe lui a intimé l’ordre de ne pas baisser les bras. 27 pays (Etats-Unis, Brésil, Costa Rica, Belgique, Allemagne, Angleterre, etc) étaient représentés au Zénith, dimanche. « Ils ne comprendraient pas qu’on arrête », reconnaît Jenny Hippocrate. Claudy Siar lui a proposé de reprendre toute la logistique de cette organisation pour donner un souffle nouveau au Drépaction 2015. Car le vrai problème, c’est la faiblesse des dons. « Un tel déploiement d’énergie, de partenaires y compris financiers, pour organiser ce Drépaction doit aboutir à des collectes de dons conséquentes pour favoriser la recherche », a indiqué Sophie Elizéon. Sa délégation a fait un don de 4000 euros. « Nous n’avons pas de bons retours, témoigne la présidente de l’APIPD. Quand on arrive à récolter 100 000 euros de subventions, on doit payer 96 000 euros pour le Zénith, même si la location de la salle nous est offerte. Cette année, on est loin du compte puisque nous ne sommes même pas arrivés à 60 000 euros. Il me faut trouver 30 000 euros pour financer le manque. »

artiste-drepaction.jpgLa Région Ile de France donnera 23 000 euros, le ministère de l’Outre-mer pourrait en donner 20 000, la Région Guadeloupe 10 000 euros, le Medef Martinique 1 500. Le conseil general de la Guyane sollicité fait attendre sa réponse. L’UGPBan a donné 20 000 euros, les laboratoires Addmedica 10 000 euros… Les particuliers donnent aussi, tel l’ancien député de la Martinique, Alfred Almont, qui, chaque année, envoie un chèque personnel à l’APIPD.

Pour donner, il suffit d’aller sur le site www.apipd.fr. Les dons se font par paypal ou par chèque à l’ordre de l’APIPD. En retour, le donateur reçoit très rapidement un recu fiscal.

L’an dernier, l’APIPD a financé deux bourses de thèse à des doctorants qui sont en Guadeloupe et en Guyane. Mais l’APIPD s’intéresse aussi au quotidien des malades. « On s’occupe aussi de rapatrier le corps du malade décédé, révèle Jenny Hippocrate, car contrairement à ce qui est dit, il y a encore beaucoup de décès. Nous avons perdu cette année deux malades d’origine antillaise. »Siar-Pecresse-GPL-Taylor-Jenny-Hippocrate-Karam-Lurel-Orsin.jpg

 


En imagesAime-Nouma-Jenny-Hippocrate-Khoudia.jpg

Autour de Jenny emmédaillée, Aime nouma, auteur du recueil poétique "Les pleurs du mâle" chez Universlam editions, et Khoudia, tous deux animateurs de l'émission Ô tours de l'art sur music4live.Fred-Albicy-JC-Plaisance-Gwladys-Pallas-Amedee-et-Turenne-H.jpg

Fred Albicy, Jean-Claude Plaisance, Gwladys Pallas, Amédée et Turenne Hippocrate.Karam-Lurel-Pecresse.jpgPatrick Karam, Victorin Lurel et Valérie Pécresse.Lynnsha-et-Siar.jpgClaudy Siar et Lynnsha.Methi-S-et-copines-coulisses.jpg

Les artistes en backstagesRogers-et-Four-G.jpg Rogers, producteur de l'emission sur D17, Show le matin avec le cuisinier rasta et gwada Kimbo, et l'artiste compositeur Four G.Ch-Gregoire-O-Geai-Lace-Hoffmann-France-media-diversite.jpgCharles Grégoire, Olivier Geai et Lace Hoffmann de BDM TV (France média diversité).Methi-S-Francois-Durpaire.jpg

Methi's, qui présentera une émission pendant les grandes vacances sur Martinique 1ère du lundi au vendredi à 15 heures, et François Durpaire qui vient d'être nommé directeur d'antenne de BDM TV. il animerait à la rentree une émission sociétale sur France Ô.Stony-et-X.jpgStony et...Jenny-et-Marie-Enna-Jacoby-Koaly.jpgJenny Hippocrate et Marie-Enna Jacoby-Koaly.Lurel-et-Jose-Althey.jpgVictorin Lurel et Jose Althey.
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