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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 13:48
ITW Florence Aubenas
SVY 4697Le 7e Festival international du film documentaire oceaniene (FIFO) s’est acheve le 31 janvier a Papeete. Le jury preside par Florence Aubenas a attribue son grand prix au film neo-zelandais de Briar March, Te Henua et Noho, l’histoire d‘iliens dont l‘atoll menace d‘etre englouti. Le grand prix du public a ete decerne a Jean-Michel Corillon, pour Retour a Rurutu, un film traitant de l’adoption en Polynesie. Le premier sera diffuse sur France O, le second sur France 5. Interview de la presidente du jury
" Un choix politique "
Pourquoi avoir choisi de primer ce film neo zelandais particulierement ?
C’est un choix politique mais a vrai dire, ce choix etait porte par la selection. Au debut du FIFO, il y a 7 ans, la majorite des films avaient des thematiques culturelles et un peu passeistes, traditionnels. Cette annee, il y avait plusieurs films qui traitaient de problemes ecologiques et de problemes beaucoup plus modernes. Le choix s’est un ipeu mpose a nous parce qu’on a l’impression qu’on est a un tournant d’inspiration et une autre facon de raconter le monde autour de thematiques beaucoup plus actuelles. Les films historiques ou culturels etaient en minorite. Et ca, c’etait tres interessant a voir emerger aussi.
Qu’est-ce qui caracterise cette ecole documentaire emergeante ?
Une maniere de raconter les choses davantage axee sur une immersion dans un petit atoll ou une thematique qui est de moins en moins, je vais caricaturer au maximum : une equipe parachutee de Paris pour trois semaines. Que ce soit cote anglo-saxon ou cote francais, il y a un engagement et un divertissement sur le long terme extremement agreeable a voir se profiler. Les realisateurs et les producteurs mettent de plus en plus le paquet !
Que diriez-vous au public europeen pour qu’il s’interesse au cinema du Pacifique ?
Ce qui nous a paru interessant et ce pour quoi je suis venue ici, c’est que j’etais tres curieuse d’entendre les voix du Pacifique, la maniere don’t les gens d’ici parlent d’eux-memes parce que bien souvent l’echo qu’on en a en France, a Paris ou je vis, c’est grosso modo : Y a-t-il eu un cyclone ? Quelle temoperature fait-il dans la piscine de mon hotel ? Et est-ce que Gaton Flosse est en prison ? Ce sont a peu pres les trois thematiques ! La problematique du FIFO n’a rien a voir avec ca. Quand des archipels commencent a etre cables, il va y arriver une culture majoritaire americaine ou francaise, on voudrait qu’en retour, ils nous renvoient quelque choses, que les Oceaniens profitent de ce cable sous-marin pour nous faire parvenir leurx voix aussi.
Vous avez cite Olivier Poivre d’Arvor qui a dit : pqs de Cannes sans son festival de cinema, Avignon sans le theatre et… Papeete sans le documentaire…
J’ai l’impression de participer a une aventure et il y a quelque chose, la, a proteger, quelque chose de fragile, dde tres personnel, une voix oceanienne et je crois que c’est quelque chose a proteger et a encourager.
Votre regard a-t-il change ?
C’est sur ! Depuis ma chambre a l’hotel, je voyais juste un cap merveilleux avec le lever et le coucher du soleil jusqu’au moment ou l’on m’a dit que cette jolie pointe etait le lieu ou les ames s’envolent pour aller rejoindre les autres. Cette profounder la, on ne l’a qu’en venant.
Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

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