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Publié par fxg

Fin de partie sur le township d'Alexandra en Afrique du SudLe-drapeau-de-la-delegation-tahitienne-photo-A--JOCKSAN.jpg

Le festival Football for hope, la coupe du monde des défavorisés et des adolescents du monde, s’est achevé samedi 10 juillet par la victoire au tir au but de l'équipe de Mathare Youth Sport Association (Kenya) sur celle de Diambars (Sénégal), après 172 rencontres devant plus de 20 000 personnes à Alexandra, un township situé à quelques kilomètres de Santhon city, une nouvelle ville ultra-moderne au nord de Johannesbourg. « Ce festival fait partie intégrante de la Fédération internationale de football association (FIFA) et se déroule pour la première fois dans une communauté très défavorisée, explique Fédérico Addiechi, responsable du service social de la FIFA. La FIFA a voté un budget de plus de 5 000 dollars car c'est un évènement de la coupe du monde ! » Les adolescents ont assisté à un match de quart de final entre l'Espagne et le Paraguay à Elits Park. « J'ai beaucoup aimé le match dans le stade de Johannesbourg et la visite du parc pour voir les grands animaux », témoigne Késil Teamotuaitau (16 ans). Les jeunes Polynésie,s ont d’abord travaillé sur des programmes d'intégration, de prévention, d'éducation et des programmes interculturels. Le-president-South-Africa-Jacob-Zouma-et-le-president--de.jpgLa deuxième partie était publique, sur le stade d'Alexandra, avec les rencontres sportives. « J'ai aimé la découverte du parc Kruger où j'ai vu des éléphants, des lions, des léopards. Mais moi j'ai envie de revenir pour jouer au football », s’exclame Herenui Teihotaata, une jeune fille de 15 ans, souriante et heureuse de son voyage au pays de Nelson Mandela. Elisa Moeau 14 ans, partage son enthousiasme, quoique tempéré : « Je me suis bien amusée, j’ai beaucoup joué au football et j’ai bien profité de l'Afrique du sud avant notre départ. Mais, je n'aime pas le grands animaux, ca fait peur… » Prisca Temarii (15 ans) qui a bien apprécié son séjour et beaucoup joué au foot, n’y reviendrait pas : « Moi, j'ai peur de l'avion… Pour cela je  ne voudrais pas revenir. »

« Mes amis Zoulous »

Les trente-deux délégations (plus de trois cents personnes) se sont regroupées sur le terrain, samedi soir, pour assister à la remise de récompenses et se dire un dernier adieu en musique, en pleurs et le coeur joyeux. Moeau-Reupena.jpg« En Afrique du Sud, j'ai fait plein d'amis, s’exclame Moaeu Reupena (17 ans, souriant et toujours fourré dans les bras de Riveta Ramona, sa seconde maman). Je suis vraiment content d’avoir participé au festival Football for hope. » Mariata  Paoa, une jeune fille de 15 ans est heureuse de secouer le drapeau des supporters argentins : « J'ai aimé partager notre culture. Nous sommes tous fiers  d'être avec les jeunes des autres pays. Tout cela va me manquer dès mon retour à Tahiti. » La plus grande ovation de la soirée est allée aux lauréats du prix du fair-play de la FIFA, Spirit of Soccer, une équipe du Cambodge engagée sur les dangers des mines terrestres. Pour le responsable social de la FIFA, « le festival s’est déroulé pour la première fois dans une communauté très défavorisée et tous ses jeunes ont montré que le fair-play et le travail en équipe étaient très importants. » «  Je suis prêt à revenir ici revoir mes amis Zoulous et d'Alexandra », conclut Hiro Temataua (16 ans, le reporter de la délégation, toujours avec son appareil photo en main).

Textes et Photos : Alfred Jocksan


Fédération football Tahiti

La FFT a envoyé 11 personnes en Afrique du Sud. La fédération de Tahiti est membre de la FIFA depuis 1990, et a mis en place un important programme social et de communication pour intégrer les jeunes de tout milieu. La fédération handisport est en plein développement. De nombreux jeunes sont inscrits dans les seize disciplines sportives avec les trente associations que présente la fédération. Ce sont plus de mille deux cent  jeunes licenciés ! Un bon taux de développement. Leur prochain défi, ce seront les jeux du Pacifique en Nouvelle-Calédonie en 2011.


Fédérico Addiechi membre de le FIFA, responsable du service social de l'organisation : «  Le football est beaucoup plus qu'un jeu, c’est un outil important dans l'éducation, la prévention des maladies, dans l'intégration sociale et la protection de l’environnement. »


RAMONA-Riveta-photo-A-JOCKSAN.jpgRiveta Ramona Pour l'entraineuse de l'équipe de Tahiti, Riveta Ramona, le séjour était agréable et elle a du mal à quitter l'ambiance malgré le froid. «  C'était une découverte fantastique. Je viens d'un pays chaud et j'étais un peu surprise par le froid. Donc, je me suis adaptée et j'en ai profité pour faire des échanges et découvrir d'autres horizons. Nous avons des jeunes très réservés… Les voir s'affronter aux autres leur permet de s'ouvrir au monde et de partager d'autres passions. Nous n’avons plus envie de nous quitter maintenant ! J'ai les larmes aux yeux. Je suis marquée par l'esprit noble du sport, le fair-play, la discipline... Amon retour avec nos jeunes on pourra encore améliorer les choses.  Le respect et la discipline doivent être partout, pas seulement dans le milieu du sport. »


toutes-les-delegations-sur-la-pelouse-un-moment-de-frater.jpgJérémy Le Fort est installé à Tahiti depuis quatre ans. En provenance des Sables-d'Olonne, ce jeune breton participe aux programmes d'intégration des jeunes handicapés.

Comment les enfants ont vécu ce festival ?

« Nos jeunes ont eu beaucoup de mal à s'intégrer dans les groupes, mais au bout d'une semaine tout est rentré dans l'ordre. Ce sont des enfants handicapés mentaux, mais légers. Sur le terrain ou à l’extérieur, leur handicap s'est complètement effacé. Ils ont même appris à parler d'autres langues, comme l'espagnol ou l'anglais. On donne beaucoup pour eux et quand on les voit s'amuser comme ça, nous sommes fiers. Le festival Football for hope est un événement mondial dont je ne peux tirer que du positif.

Et la confrontation au township d’Alexandra ?

Au départ c'est un gros contraste entre l'aménagement qui est fait ici pour le festival Football for hope et de l'autre coté, quand on tourne la tête, on voit le bidonville. Véritablement, il y a un gros décalage. Avant de partir nous avons beaucoup entendu parler de l'Afrique du Sud comme un pays très dangereux, voire criminel. Ici, on s'aperçoit que les gens sont accueillants, chaleureux et souriants. Nous avons eu un super accueil surtout de la part des enfants volontaires.

Avez vous des remarques à faire sur l'organisation ?

Il y a eu beaucoup de bonnes choses. Mais, au niveau de l'hébergement, pour une manifestation de cette envergure, les choses n'ont pas été à la hauteur. J'ai pu constaté que le premier secours portés à un jeune ayant le tibia fracturé a été de lui bouger la jambe. J’ai vu encore mettre du chaud sur une entorse… Au niveau sanitaire, les lits étaient assez déplorables, les douches froides et l’hébergement sans chauffage. Nous constatons que la grande majorité des enfants sont malades au retour.

 

 

 

 

 

 

 

 

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houhou 02/08/2010 18:49



félicitations pour avoir parlé de cet évènement. Les médias officiels l'ont tout simblement boycotté.