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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 02:07

 

« La France ne peut pas faire moins pour sa propre forêt tropicale, que ce qu’elle s’engage à faire pour les bois tropicaux étrangers. » Colère du sénateur Antoinette, hier lors d’un débat portant sur une convention visant à concilier le commerce des bois tropicaux avec la préservation des forêts, eu égard aux problèmes climatiques mondiaux. « J’approuve pleinement cet accord international en tant qu’il est assorti d’une action concrète des Etats consommateurs, dans l’accompagnement du développement des pays producteurs aux économies des plus fragiles », assure le sénateur, mais il désapprouve les propos tenus par le rapporteur Beaumont : « la forêt guyanaise est de faible qualité, difficile à exploiter, ce qui n’empêche pas sa dévastation par les clandestins brésiliens. » « Ces propos sont d’un autre temps, a repris Jean-Etienne Antoinette, et témoignent, sinon d’une ignorance  incompréhensible, du moins d’un préjugé hautement nuisible pour la Guyane. » N’étant pas expert en bois tropicaux, le maire de Kourou est allé chercher des arguments au CIRAD de Guyane : « La forêt guyanaise est bien supérieure à n’importe laquelle des forêts tempérées. Il est aussi maintenant admis que la diversité interspécifique (en Guyane, elle est de 200 à 300 espèces à l’hectare) est de loin le potentiel le plus important de la mise en valeur des forêts tropicales. Et que l’exploitation de la forêt guyanaise n’est ni plus ni moins difficile que celle des autres forêts tropicales ». Toujours d’après le CIRAD, la forêt guyanaise relève d’une gestion exemplaire et unique en zone  tropicale, ce qu’a confirmé le secrétaire d’Etat à la coopération Alain Joyandet qui répondait au sénateur de Guyane. Sur le plan économique et humain en revanche, son exploitation ne suffit même pas à couvrir les besoins locaux. La filière mobilise aujourd’hui 700 à 800 emplois et produit 65 000 m3 bois/an. Or, des études scientifiques ont établi, sur la base de scénarios réalistes, que la Guyane pourrait porter l’ambition d’ici à 2030 de créer 10 000 emplois supportés par une filière forêt-bois performante. Qu’en pense le ministre ? Alain Joyandet a rappelé que « La Guyane aura bientôt 100% de son domaine national forestier labellisé. Ceci, dès 2010 pour le label PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières). L’ONF prévoit que la labellisation PEFC pourra être accordée en avril ou en mai 2010. »

FXG (Agence de presse GHM)

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