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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:59

Des signes de reprise dans l’économie guadeloupéenne, demi-teinte en Martinique et amélioration en Guyane

Nicolas de Sèze, nouveau directeur de l’IEDOM a présenté les indicateurs économiques de la Guadeloupe pour l’année. « Il y a eu des signes de reprise en fin d’année mais qui ne permettent pas de renouer avec le niveau d’avant crise. » L’indicateur du climat des affaires de l’archipel reste inférieur de 4 % à sa moyenne de longue période.  Et pour cause, les prix ont été à la hausse de 3,3 % sir l’année et de 4,2 % en septembre. Une hausse imputable d’abord aux produits pétroliers. Pour comparaison, la hausse des prix dans l’Hexagone a été de 1,8 % et de 2,2 % en Martinique. Après une stabilisation du nombre de chômeurs au premier trimestre, les chiffres sont repartis à la hausse pour atteindre 23,8 % soit 53 660 chômeurs inscrit à Pôle Emploi. « Un niveau jamais atteint en dix ans », même si le rythme de progression a freiné entre mars et décembre 2010. L’IEDOM observe que la 9e édition de la Route du rhum a dynamisé la fréquentation hôtelière, mais surtout l’image de la Guadeloupe. Le taux d’occupation des chambres d’hôtel est monté à 54 % avec une hausse de 4 %.

Au niveau de la consommation des ménages, il y a eu une reprise timide en fin d’année avec une hausse des importations des biens de consommation et des biens d’équipement de plus de 10 % par rapport à 2009. Le BTP n’a pas repris comme on pouvait l’espérer et les chantiers de rénovation urbaine à Pointe-à-Pitre et aux Abymes n’ont pas suffi à relancer l’activité. Selon Nicolas de Sèze, les signes d’amélioration sont tangibles, mais les chefs d’entreprise restent prudents voire pessimistes quant à cette reprise. « La bonne tenue de la consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance guadeloupéenne, et la stabilisation financière des agents pourraient permettre un cheminement vertueux en 2011. »

En Martinique, « la reprise est en demi-teinte et l’indicateur du climat des affaires est inférieur de 3 % à sa moyenne de longue durée. » la hausse des prix a été contenue et la consommation des ménages s’est stabilisée et a même retrouvé son niveau d’avant crise. De même l’emploi s’est moins dégradé que prévu. Avec 24.4 % soit 40 272 chômeurs inscrits au Pôle Emploi, la hausse n’a été que de 1,9 % sur un an. Cependant le nombre d’offres d’emploi n’a pas progressé sur un an (- 1 %). L’activité touristique est remontée, mais sans profiter à plein de la nette reprise mondiale. Le taux d’occupation des hôtels s’est limité à 47 % (contre 54 % en Guadeloupe ou 72 % à la Réunion). Le BTP non plus n’a pas repris si ce n’est que le lancement du premier chantier  financé par le plan de relance… Mais, estime l’IEDOM, l’amélioration de la tendance observée en fin d’année devrait se poursuivre en 2011 même si certains indicateurs sont encore mitigés, voire fragiles. Les dirigeants  d’entreprise anticipaient en fin d’année 2010 cette timide amélioration et les prévisions à douze mois sont mieux orientées. La production des crédits bancaires devrait se renforcer début 2011. La capacité de poursuite du rebond de l’économie de l’île est liée à la résorption des difficultés telles que le BTP ou le tourisme. Ces secteurs à forte densité de main d’œuvre conditionnent la reprise en 2011. De l’aveu de Nicolas de Sèze, la situation n’est pas bonne pour le tourisme. C’est pour cela qu’une mission d’inspection générale des finances doit venir l’expertiser et faire un état des lieux car il y a beaucoup de dettes sociales et fiscales… « Le taux d’occupation des chambres d’hôtel monte car le nombre des hôtels est en baisse », explique un des cadres de l’IEDOM. Alors certes, « il faut redresser ce marché qui existe toujours, assure M. de Sèze, mais pondère-t-il, le tourisme n’est pas le cœur de l’économie locale mais un appoint nécessaire ».

En Guyane,  « l’activité a été stable avec une amélioration en fin d’année 2010. » l’indicateur du climat des affaires s’est redressé à partir du 3e trimestre pour retrouver sa moyenne de longue durée.  Côté prix, il y a eu stabilité tandis que dans l’Hexagone, ça repartait à la hausse. Certes, le marché du travail reste dégradé avec 21 %, en hausse de 10 %, pour atteindre 16 925 demandeurs d’emploi. La consommation est restée à la hausse, tirée par l’économie autour du spatial. Le BTP s’est aussi redressé au 2e trimestre et l’activité touristique, en dent de scie, a connu une hausse à la fin 2010, avec un taux d’occupation des hôtel en hausse de 6 % à 58 %. L’or est en repli et s’il y a eu une hausse de la balance des paiements à l’exportation, c’est que le prix de l’or a monté, pas les quantités exportées. Le dynamisme économique de la Guyane est donc réel, selon l’IEDOM, même si les chefs d’entreprise restent prudents. Ils anticipent un ralentissement de l’économie début 2011, au mieux une stabilisation. Globalement, par rapport aux autres territoires d’outre-mer, la Guyane fait partie de ceux qui s’en sortent le mieux. Elle bénéficie de l’atout de sa croissance démographique, de sa taille qui se rapproche de celle d’un véritable pays et du socle du spatial. La Guyane n’a pas connu la récession en 2009 grâce au spatial. Par ailleurs, la Guyane est le seul territoire qui bénéficie du réseau entreprendre d’André Mulliez (groupe Phildar) qui s’est installé en Guyane pour faire émerger des PME d’une dizaine de salariés

 

FXG (agence de presse GHM)


Le nouveau patron de l’IEDOM

de-Seze-IEDOM-IEOM.jpgNicolas de Sèze a pris ses fonctions le 17 mars dernier à l’IEDOM. Agé de 62 ans, il est entré à la Banque de France en 1975 pour s’occuper rapidement d’organisation et d’informatique. Il en était devenu, en 2000, directeur des opérations. Il enseigne aussi à l’université Paris 1 un cours sur les systèmes de paiement du Master pro banque finance.

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commentaires

thierry 23/03/2011 12:38



Et puis aussi en ce moment, il y a le ciel, le soleil et la mer (comme chantait l'autre, sans traîner)



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