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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:00

Le marché du rhum antillais en Chinea-bund-la-nuit-new.jpg

« Je ne mesurais pas à quel point l’image de la France était bonne en Chine et je voiudrais que nos entreprises en profitent. » La phrase du président de la COFRES, José Frèches, a été comprise depuis bien longtemps par trois distillateurs antillais. Depuis trois ans, les marques martiniquaises Clément et JM, et la marque guadeloupéenne damoiseau ont démarré leur conquête du marché chinois. « On est parti avec l’objectif d’implanter ces trois marques à Shanghaï, Pékin et Canton », explique Grégoire Guéden, le directeur général de Spiridom qui regroupe les trois marques pour le commerce à l’export. « Sans objectif de volume de vente, mais avec celui en nombre de points de vente. En trois, ils sont présents dans 250 lieux de vente à Shanghaï : grande et moyenne distribution, supérette haut de gamme, bars et restaurants dédiés aux expatriés… « Nous entamons la clientèle chinoise en ayant pénétré quelques bars et restaurants chinois. » A Pékin, il y a 80 points de vente dont la plupart des hôtels 4 et 5 étoiles. gregoire-gueden.jpgUne démarche entreprise en amont des JO de Pékin pour toucher la clientèle internationale. « C’est un succès à 80 % », estime le patron de Spiridom. Les 20 % d’échec, il les explique par la recherche d’un nouvel importateur pour les rhums Clément. « Nous avons du rompre notre contrat avec Métadesign car ils ont connu un trop grand turnover avec quatre directeurs successifs. J’en ai eu assez de devoir réexpliquer à chaque nouveau partenaire ce qu’était notre produit… »

Un nouveau distributeur pour Clément

a-foule-new.jpgGrégoire Guéden a passé un accord de distribution avec une société de Pékin pour la reprise de Clément. « Ils y croient dur comme fer. Nous les avons rencontré il y a deux ans à Vinexpo à bordeaux, mais nous étios alors en cheville avec Métadesign. On est allé récemment au Vinexpo de Hong-Kong et ils sont revenus nous voir… » Mis à part ce couac avec la marque Clément, Spiridom estime qu’elle a une bonne implantation numérique. « Les Français ont intérêt à capitaliser sur l’art de vivre et le raffinement, plaide José Freches. Dans cinq ans, les Chinois fabriqueront des avions. Les rhums sont des produits qui ont une histoire et qui incarnent une culture, une civilisation, une façon de vivre. C’est quelque chose qu’il faut promouvoir en Chine parce que le marché est considérable ! » Il faut donc maintenant aux dirigeants de Spiridom « passer au dessus du radar, c’est-à-dire être identifiés comme un opérateur sérieux et dynamisant ses marques. C’est notre crédibilité professionnelle que nous jouons ! ». Grégoire Guéden estime que chacun de ses clients vend une de ses bouteilles chaque mois. « Il faut qu’ils en vendent une par semaine. Nous devons augmenter les rotations des produits chez nos clients. » Pour l’heure, les gains sont nuls et sont même négatifs tant ils sont encore en phase d’investissement. C’est une des raisons qui l’ont poussé à financer cette semaine antillaise à Shanghaï 2010. « Il y a Michelin, Lafarge, LVMH et… Nos rhums ! » Pour l’heure les trois marques antillaises n’occupent que 2 % du marché du rhum en chine selon les statistiques officielles. Une dizaine de grandes marques se partagent ce marché avec en tête de gondole, Baccardi et Havana club. « Il y a trois ans, L’Oréal estimait avoir 50 millions de Chinois en mesure de se payer leurs produits, aujourd’hui, ils sont 200 millions. » Voilà pourquoi ces trois marques de rhum antillais insistent dans leurs pérégrinations avec des Chinois en Chine.

FXG (Agence de presse GHM)

 


GBH Asia fait 25 millions de dollars annuels d’achat en Chine

25 millions de dollars, c’est la somme que GBH Asia (filiale chinoise du Groupe Bernard Hayot) dépense pour le compte de ses clients. Des clients qui sont des sociétés du groupe martiniquais mais aussi des sociétés autres comme M. Bricolage France. Pour gérer cette activité de trading, ils sont quinze. Cinq français, cinq Franco-Chinois et cinq Chinois. Pour rappel, l’ensemble du GBH emploie dans le monde 6 000 personnes (Réunion, Antilles, Maroc, Algérie, Saint-Domingue, Chine…). Des développeurs de GBH basés aux Antilles ont mis en place un système de vente on line révolutionnaire. On commande sur Internet et, en cinq jours, vos containers sont chargés sur un cargo...

 

 

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