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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 06:01

Le musée de Cluny au fil de l’épée

epee-de-svante-nilsson-sture.jpgLe musée médiéval de Paris offre une exposition consacrée à l’épée, ses usages, ses mythes et ses symboles.

Quand on parle du moyen-âge, il y a une demi-douzaine de mots qui viennent à l’esprit au premier rang desquels l’épée… Elle est l’objet de tous les imaginaires. La littérature et les films de genre décrivent des combats interminables et des armes pesant le poids d’un âne mort… « Tout est faux ! », s’amuse Michel Huynh, conservateur au musée du moyen-âge de Cluny, à Paris, et commissaire de l’exposition L’épée, usages, mythes et symbole. « Une bonne épée de chevalier, bien équilibrée, pèse idéalement 1,190 kilo avec une lame de 95 cm. Trop court, c’est un épluche-légume, trop long, c’est un rail de chemin de fer ! » 70 modèles sont exposées (et par un prompt renfort, 71 quand Calado, la deuxième épée du Cid aura rejoint sa sœur, Tizona !) : celles de Jeanne d’arc, de Charlemagne, de Jean-sans-peur ou encore Durandal de Roland qui a tout d’une pelle à tarte ! « C’est un faux du XIXe siècle, mais voué à un véritable culte à Rocamadour où elle a été empruntée. » Aucune de ces épées n’est 100 % d’origine. Un-chevalier-tuant-un-roi.jpgQuand ce n’est pas la lame, c’est le pommeau ou la garde qui ont été remplacés au cours des âges. Seule Tizano a une vraie traçabilité depuis le XIe siècle. Ces armes sont réunies dans le « carré VIP » de l’expo. En tout quelque 120 pièces sont présentées car au-delà des armes, le musée présente des traités d’escrime médiévaux, des toiles, vitraux, gravures et même un crâne, daté du haut moyen-âge, portant quatre traces de coup d’épée. « C’est le crâne d’un vainqueur, il a cicatrisé », confie le commissaire. La forme de l’épée n’a quasiment pas changé depuis l’âge de bronze. C’est l’épée viking qui a servi de matrice universelle, à tel point que les touaregs en fabriquaient encore de telles au XIXe siècle. Quand au mot épée, il vient du grand glaive romain, le spata qui a donné le mot spatule, mais aussi spadassin, le tueur à gages !

La vitrine du G8

epee-childeric.jpgL’exposition s’ouvre sur trois pièces remarquables : les vestiges d’or et de grenat de « l’épée de la tombe » (l’arme de Childéric, le père de Clovis), un portrait de Louis XIV portant Joyeuse, l’épée de Charlemagne et du sacre des rois de France, et Joyeuse elle-même. « Louis XIV, explique Michel Huynh, le monarque absolu, a passé douze années de sa vie pour récupérer l’arme du père des rois de France qui avait été retrouvée à Tournai, c’est-à-dire dans l’empire des Habsbourg. » Mais l’exposition s’intéresse surtout à leur usage. Ainsi l’épée de justice, attribut du juge, restait dans son fourreau mais, dégainée, elle servait pour la décollation… Dans une vitrine, Michel Huynh a rassemblé les armes de Boabdil, roi de Grenade, de Philippe le Beau, roi d’Espagne (père de Charles Quint) et de Svante Nilsson Sture, régent de Suède. Il appelle ça « la vitrine du G8 » car, explique-t-il, « l’épée a valeur humaine et représente le souverain ». jacques_de_bourbon_comte_de_la_marche_connetable.jpgL’épée revêt encore valeur financière quand elle est celle du connétable. Le chef militaire ne recevait pas de fief de son suzerain, mais une épée qui lui donnait un droit sur le butin de guerre. « C’étaient ses stocks options ! », selon Michel Huynh. L’épée est symboliquement si importante que le pape en offrait une chaque année à Noël. Et si l’usage s’est perdu au Vatican en 1825, les princes actuels s’offrent encore des épées, tel le sabre offert en 1984 par Hafez El Assad au président Mitterrand…

L’exposition est déjà victime de son succès puisqu’elle accueille depuis le 28 avril 1000 à 1500 visiteurs par jour. Et pour les vrais amateurs, des démonstrations d’escrime médiévale sont données dans la cour d’honneur du musée de Cluny jusqu’au 3 juillet, le samedi et le dimanche à 10 h 30, 14 et 16 heures.

FXG (agence de presse GHM)

Photos : Réunion des musées nationaux


sainte_lucie_sainte_odile.jpgExposition L’Épée. Usages, mythes et symboles, jusqu’au 26 septembre

 

Ouverture : tous les jours sauf le mardi de 9h15 à 17h45 (fermeture des caisses ¾heure avant)

Tarifs : 8,50 €, tarif réduit 6,50 €, incluant les collections permanentes, gratuit pour les moins de 26 ans (ressortissants de l'UE ou en long séjour dans l'UE) et à tous les publics le premier dimanche du mois.

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commentaires

thierry 03/06/2011 07:37



Ces images sont violentes, elles ne donnent pas envie de connaître l'ancêtre de l'épée. Bien avant la feronnerie. Il y avait même des flèches empoisonnées, mais qui a inventé le poison ? qui a
servi de cobaye ? Alors moralité, avant d'offrir des contrats courts à des jeunes qui n'ont jamais travaillé auparavant dans de grandes sociétés, offront leur des stages rémunérés auparavant,
comme cela se faisait du temps des ddte (directions départementales du travail et de l'emploi). Les contrats aidés (sauf gros coup d'épée) n'offrent que des emplois temporaires non renouvelables
indéfiniment.



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