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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 06:12

L’avenir de la Guadeloupe se joue à l’Elysée

Nicolas Sarkozy reçoit les élus de Guadeloupe (Victorin Lurel pour la Région, Jacques Gillot pour le Département, René Noël pour l’association des maires, et les parlementaires Lucette Michaux-Chevry, Jeanny Marc, Eric Jalton, Daniel Marsin et Gabrielle Louis-Carabin), ce lundi 14 février à 11 heures, au palais de l’Elysée.Comme il s'y était engagé lors de ses vœux aux Français d'Outre-mer le 9 janvier dernier, le président de la République évoquera avec les élus les demandes d'adaptations institutionnelles qu’ils ont exprimées lors de leur Congrès du 28 décembre dernier. Les représentants guadeloupéens ont demandé l’application de la réforme territoriale*, qui a été adoptée par le Parlement le 16 novembre dernier pour l’ensemble de la Nation, avec une demande d’ajustement en ce qui concerne le nombre d’élus (ils en voudraient 65 au lieu de 43), et le mode de scrutin. Ils voudraient qu’il fasse une large place à la représentation proportionnelle. Lors de son discours de voeux aux Français d’outre-mer, Nicolas Sarkozy s’était montré réticent : « Vos élus souhaitent que soient appliquées des règles spécifiques, distinctes de celles du reste de la France (…)  Les élus guadeloupéens n’ont donc pas fait le même choix que les élus martiniquais et guyanais, qui ont souhaité une collectivité unique. C’est leur droit (…) Je note toutefois que c’est bien le passage à la collectivité unique, en Martinique et en Guyane, qui a permis l’adoption de règles particulières. La question posée est donc, en réalité, de savoir jusqu’où l’on peut adapter le droit de la République outre-mer sans passer par l’une des évolutions institutionnelles explicitement prévues par notre Constitution et qui nécessitent toutes le consentement des électeurs. » Le conseiller outre-mer du président considérait d’ailleurs, à la veille de ce discours, que ces deux points d’adaptation étaient « des points lourds et non de simples aménagements ». Il considérait le passage de 43 à 65 élus comme « une hausse significative qui nécessiterait bien plus qu’un simple petit redécoupage cantonal ».  Pour Nicolas Sarkozy, il s’agit d’une question de droit mais  aussi de principe. « Je considère, disait-il encore à Petit-Bourg, qu’il faut analyser toutes les conséquences de cette proposition et ne pas répondre à chaud. » Il répondra donc à froid aujourd’hui. Au risque que ça prenne pour nos élus des airs de douche écossaise !

FXG (agence de presse GHM)

*Les conseillers territoriaux remplaceront en mars 2014 les 84 conseillers généraux et régionaux. Ils siègeront à la fois au conseil général et au conseil régional qui conserveront chacun leur exécutif.

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commentaires

thierry 14/02/2011 07:37



Plus pragmatiquement en réalité ce qui compte c'est qui a le pouvoir d'influence et de décision ! Dans les agglomérations de communes comme à Paris bien des
décisions sont prises quelques soient le ou les votes du "peuple". Les mandats ne sont pas impératifs.


Les questions de Polices locales, d' Education, de logement "dit" social sont très importantes pour ce qui fait la vie de "la cité". L'augmentation des pouvoirs des
Préfets de l'Etat a aussi sont importance.


Je me suis fait semblant de me demander si ce ne sont pas ceux qui financent les "grands élus" qui ont finalement le "pouvoir". Et je suppose que ceux qui finançaient autrefois ont changé, ils
doivent composer, partager davantage. Je connais des Antillais jeunes qui sont venus en Métropole, travail, femme, enfants...puis ont décidé de revenir au Pays. Mais si le Pays devient de moins
en moins le "Pays" cela peut-être pire ou meilleur. Malheureusement beaucoup d'électeurs, sans savoir d'où vient "le vent" sont de plus en plus déçus à ce qui se dit.


La question des médias dans leurs fonctions de messages culturels, comme dans leurs missions d'information montrent une nouvelle voix/voie.


idéologiquement, "L'esprit antillais" pourra-t-il résister aux "nouveaux esprits à la mode", l'avenir le dira. Je crois que oui.


Mais, pourvu qu'une jeune classe pseudo médiatico-politique qui s'aperçoit en Métropole, ne soit pas utilisée pour "dénaturer" les DOM d'il n'y a pas si longtemps.



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