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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 07:11

 

Interview Jean-Christophe Gariel, adjoint au directeur Environnement et Intervention à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

« L’hémisphère nord va être concerné par un très léger ajout de radioactivité dans le temps »

Qu’ont risqué nos populations au passage de ce nuage radioactif sur les Antilles ? Ya-t-il eu un risque sur la santé ?

Non, il n’y a eu aucun risque ni pour la santé ni pour l’environnement.

Qu’est-ce qui vous permet d’être aussi affirmatif ?

Le nuage est passé sur les Etats-Unis avant d’arriver aux Antilles et, à notre connaissance, il n’y a eu aucune mesure faite aux Etats-Unis qui permettait de détecter quelque chose. C’est-à-dire qu’il y a des réseaux d’alerte d’une certaine sensibilité et, à notre connaissance, aucun de ces réseaux d’alerte qu’il y a aux Etats-Unis n’ont détecté le passage de cette masse d’air très faiblement contaminée.

Et les capteurs installés aux Antilles recoupent ces données ?

Oui, on a fait acheminer rapidement des détecteurs à la Guadeloupe et les détecteurs ont montré des niveaux tout à fait normaux. Mais on n’attendait pas quelque chose d’autre dans la mesure où l’ajout de radioactivité est dans la gamme de variation naturelle de la radio activité naturelle.

Cette masse d’air est passée, mais peut-elle revenir ?

Oui, ce nuage continue son chemin puisqu’il est en route pour le nord de l’Europe, puis il va aller vers la France. On pourra confirmer avec des mesures très fines son passage aux alentours de mercredi ou jeudi.

S’il avait plu, lundi, sur les Antilles, la situation aurait-elle été plus grave ?

Non, absolument pas parce que les niveaux étaient tellement faibles que ça n’aurait conduit à aucune conséquence ni sanitaire, ni environnementale.

La catastrophe à Fukushima n’est pas pour autant terminée, on peut donc s’attendre à de nouvelles propagations d’air contaminé autour de la planète ?

A l’heure actuelle, ce n’est pas le cas. La situation semble stabilisée bien qu’elle soit précaire et les niveaux qu’on enregistrait (lundi soir, heure de Paris, NDLR) au niveau des Etats-Unis, des Antilles et de la France ne présentent aucun danger.

Vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl, on a appris que la population avait été maintenue dans une méconnaissance des risques réels. Là, quelle est votre ligne de conduite au niveau de la communication ?

Notre stratégie de communication s’appuie sur nos réseaux d’alerte qui n’ont rien détecté. On a aussi des modèles qui ont été utilisé à partir du terme source du Japon et qui ont permis de prédire la trajectoire de la masse d’air faiblement contaminée dans l’hémisphère nord, car il y a très peu de passage vers l’hémisphère sud. Et maintenant, on va effectuer un certain nombre de mesures d’air. Ca sera fait très certainement aux Etats-Unis et on va le faire sur le territoire métropolitain. On pompe de grandes quantités d’air sur des filtres, après on prend ces filtres et on fait des mesures extrêmement fines pour arriver à détecter l’ajout de radioactivité liée au passage de ce nuage. Ca devrait confirmer ce qu’on a eu par l’utilisation de modélisation qui prévoyait des niveaux extrêmement faibles de concentration de radioactivité dans l’atmosphère.

Vu l’ampleur de la catastrophe nucléaire, peut-on dire qu’on est encore chanceux ?

Je ne sais pas si on peut dire qu’on a de la chance, mais ce qu’on peut dire c’est que ça a été d’ampleur certainement très importante pour les Japonais, mais les pays de l’Amérique du Nord, des Antilles et de l’Europe, c’est d’ampleur tout à fait limitée puisqu’on aura des difficultés pour détecter, malgré des techniques très précises, le passage de la masse d’air.

Peut-on dire que lundi soir, cette masse sera complètement passée ?

Ah non parce que c’est un flux continu. On est maintenant dans un niveau un peu partout de léger ajout de radioactivité. Tout l’hémisphère nord va être concerné par un très léger ajout de radioactivité qui sera continu dans le temps mais qui sera très difficile à détecter.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

 

 

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