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Publié par fxg

MLP, Sarkozy et l’outre-mer

Jamais depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, tant de choses ont bougé dans les outre-mer français, ne serait-ce que de point de vue institutionnel, sujet sur lequel le président de la République semble n’avoir aucun tabou. Et pourtant, même si deux Régions d’outre-mer sur quatre ont rallié le camp de la majorité présidentielle aux dernières élections régionales, le discours du président reste inaudible et brouillé. Car contrairement à ce que disait Dominique de Villepin après la prestation télévisée du président de la République du 17 novembre dernier, Nicolas Sarkozy s’intéresse à l’outre-mer (et le nombre de ses déplacements plaide pour lui), mais son action ne rencontre pas l’écho qu’elle devrait y rencontrer. Etrange, car le président devrait y connaître une vraie dynamique tant l’outre-mer est légitimiste. Or, c’est à lui qu’il revient (après les déroutes électorales en Guadeloupe aux européennes ­– 23 % pour l’UMP ­– et aux régionales ­– 14 %) de devoir crédibiliser sa ministre, la réconcilier avec ses administrés et ses élus… Et de porter lui-même son message à coup de déplacements et de réceptions d’élus ultramarins à l’Elysée. Il est vrai que depuis qu’elle est ministre, les principaux soutiens historiques de Nicolas Sarkozy en outre-mer ont fait défection. Nassima Dindar, présidente du conseil général de la Réunion, a lâché l’UMP pour rejoindre Borloo, et en Guadeloupe, on sait comment Gabrielle Carabin, la fondatrice de l’UMP, a fini sur la liste PS de Victorin Lurel. Quant à l’UMP martiniquaise, elle a explosé quand on a voulu imposé Chantal Maignan… Le président de la République et son Premier ministre qui sont de fins stratèges seraient-ils atteints de cécité politique en outre-mer ? Pas sûr, la nomination à compter du 17 janvier d’Olivier Magnaval (ancien conseiller outre-mer de Fillon, celui qui avait obtenu le lâchage de Jégo) comme directeur de cabinet de Marie-Luce Penchard, et le départ de l’actuel directeur de cabinet, Denis Robin, comme conseiller outre-mer de Matignon, pourraient laisser entendre une reprise en main et un verrouillage de la rue Oudinot par le Premier ministre. Finalement, n’aurait-il pas mieux valu nommer le populaire Didier Robert, tombeur du communiste Paul Vergès à la Réunion, qui plus est dans le plus grand réservoir électoral ultramarin.

FXG (agence de presse GHM)

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