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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 17:45

Le prix Fetkann 2009 honore Maryse Condé

Les lauréats du prix Fetkann 2009, mémoire des pays du Sud, mémoire de l’humanité, ont été dévoilés hier matin à Paris, au café de Flore. Dans la catégorie mémoire, le prix, remis par une conseillère de l’ambassade d’Haïti, a été attribué à l’ouvrage de Daniel Delas et Antoine Vitez, Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, aux éditions Textuel. Dans la catégorie recherche, le prix remis par Jean-Claude Cadenet de la mairie de Paris, a été décerné à Jean-Louis Donnadieu, pour Un grand seigneur et ses esclaves, le comte de Noé entre Antilles et Gascogne 1728-1816, aux éditions Tempus. Dans la catégorie jeunesse, Maryse Condé a remis le prix à Alain Guédé et Serge Hochain pour leur livre Le Chevalier de Saint-Georges, aux éditions Dagan et Mat. Enfin en poésie, le prix remis par Samia Badat de la délégation interministérielle à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer a été attribué à la Martiniquaise Suzanne Dracius pour son recueil Exquise déréliction métisse, aux éditions Desnel. Maryse Condé s’est vue remettre une médaille qui signifiait un hommage spécial du prix Fetkann : « Par son engagement, une voix décisive pour les Antilles, une voix qui se met, à travers une œuvre considérable, à l’écoute des douleurs de leur histoire, nom moins que de la force créatrice qui en découle, porteuse, avec toutes ses composantes, d’une page nouvelle dans le futur de l’humanité », indiquait l’organisation. Pour cette 6e édition, José Pentoscrope, fondateur de ce prix littéraire avec le Centre d’information et de formation des originaires d’outre-mer (CIFORDOM), se disait satisfait de la confiance des éditeurs, des médias et d’un public toujours partant pour assister à cette remise de prix.

FXG, agence de presse GHM


ITW Daniel Delas, lauréat du prix mémoire

Que représente ce prix ?

C’est une reconnaissance importante parce que j’y ai mis du cœur. J’ai cherché à me rapprocher le plus possible de la colère d’Aimé Césaire à l’époque où il a écrit ce discours sur le colonialisme.

N’est-ce pas difficile d’écrire sur un tel auteur ?

J’ai été longtemps très intimidé. J’avais commencé avec Senghor et la négritude et puis, il faut se lancer ! La poésie reste difficile, mais quand on dit que Césaire est un écrivain difficile, ce n’est pas tout à fait juste parce que le Discours sur le colonialisme, les pièces de théâtre ne sont pas difficiles. Le cahier, non plus…

Quel éclairage apportez-vous à l’ouvrage d’Aimé Césaire ?

Cette idée qu’on ne peut séparer la poésie de la politique. L’écriture et la pensée marchent d’une manière exemplaire ensemble, c’est ça le plus important. Qu’il n’y ait pas d’un côté un traitement littéraire et de l’autre, un traitement politique. On n’écrit pas uniquement pour faire des belles choses, on écrit pour une certaine idée du monde et des changements qu’on envie d’y apporter. La parole d’Aimé Césaire n’est pas prête à disparaître des mémoires, ne serait-ce que parce qu’il est dans les mémoires. Il n’existe pas d’Antillais, pas d’Africains un peu lettrés qui ne soient capables de réciter des vers entiers du Retour au pays natal. Vous pouvez aller au brésil aux Etats-Unis et parler à des Noirs d’Aimé Césaire, ils connaissent. Donc il vit dans les mémoires et c’est très important de le faire savoir en France, même si en France, c’est plus compliqué.


ITW Alain Guédé, lauréat du prix jeunesse

Qu’est-ce qui vous touche en recevant ce prix ?

Ce qui m’a beaucoup touché, c’est que la marraine qui m’a donné cette distinction, c’est Maryse Condé. Dans ma jeunesse, j’étais baigné par Senghor qui est venu m’éclairer quand j’étais au lycée, ensuite, il y a eu Césaire et maintenant Maryse Condé ! Ce qui est dommage, c’est que le génie ne soit pas contagieux.

N’est-ce pas une reconnaissance de votre travail pour Saint George ?

C’est le résultat du travail d’une association. Je suis assez fier des livres que j’ai écrits mais je suis surtout très fier d’avoir constitué une association de gens qui sont motivés et qui se battent avec acharnement pour faire redécouvrir Saint George. Seul, je n’y serais pas arrivé. Et être en permanence en symbiose avec cette espèce de légion de Saint George, c’est magnifique !

Un essai, un livre pour la jeunesse, un opéra… Et à quand un film populaire sur le chevalier ?

On y travaille. Le problème est que dans la conjoncture actuelle, les moyens sont difficiles à trouver. Pour l’instant, le producteur a réuni 10 millions d’euros. Avec une telle somme on peut faire un très beau film contemporain, mais pour un film d’époque, c’est insuffisant. Il faut des chevaux, des costumes, des perruques, des armes… Ce sera un film pour le cinéma avec un producteur américain, mais c’est long.

Propos recueillis par FXG

 

 

 

 

 

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