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Publié par fxg

Aucune sanction contre Létchimy

« Je salue la décision qui  a été prise », ainsi a conclu Serge Letchimy la séquence qui s’était ouverte avec sa question à Claude Guéant, mercredi 7 février, lors de la séance de questions au gouvernement de l’Assemblée nationale. Le président et député de la Martinique avait déclaré, provoquant la sortie des ministres de l’hémicycle : « M. Guéant vous privilégiez l'ombre, vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration. » Le bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni hier pour décider de la sanction qu’il conviendrait de prendre à l’encontre de M. Létchimy. François Fillon avait estimé son propos « insupportable » avant de relativiser dans une interview accordée au Monde qu’il n’aurait « sans doute pas » parlé d'inégalité des civilisations. Première surprise, hier matin, lors de la réunion du bureau, la droite et le centre qui détiennent 12 sièges sur 22 n’était pas majoritaire. « Le bureau n’est pas une instance majoritaire, s’est défendu le président du groupe UMP, Christian Jacob. La réunion a duré plus d’une heure trente pour aboutir, seconde surprise, à ce qu’aucune sanction ne soit prise. « Serge Létchimy s’est expliqué avec dignité devant le bureau, a indiqué le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault. Il y avait une volonté de calmer les esprits. » Le sénateur martiniquais Maurice Antiste avait adressé une lettre à Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale pour le mettre en garde contre toute sanction qui serait vécue « comme une rupture avec les valeurs républicaines », particulièrement en outre-mer. Le spectre du scandale causé par l’adoption d’un article relatif à la « colonisation positive » dans la loi du 23 février 2005, a plané cette dernière semaine même si Claude Guéant n’a pas vécu de week-end mouvementé lors de son déplacement aux Antilles. C’est  à cause de «cette « loi de la honte » qu’Aimé Césaire avait refusé de recevoir le ministre de l’Intérieur et candidat Nicolas Sarkozy en décembre 2005… Il avait fallu que Jacques Chirac ne promulgue pas cette loi pour qu’Aimé Césaire reçoive, finalement en mars 2006, le futur président de la République. A l’issue de la réunion du bureau, christian Jacob a déclaré : « Je souhaitais une sanction forte, le président souhaitait un consensus… » Serge Létchimy a conclu  : « J’ai parlé en toute conscience, l’Assemblée nationale est faite pour ça. »

FXG (agence de presse GHM)

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T

victoria, on approche de la fin de semaine, tu seras par quelqu'un comblée, peut-être par une bonne nouvelle.
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V

Bravo au Président de la République pour l'annonce sur la téléphonie mobile, c'est un vrai sujet ! Mais rendons hommage à Christiane Nollet qui a fait émerger cette mesure durant les Etats
généraux de l'outre-mer de l'Hexagone...ET espérons fortement que marie luce penchard sera à la hauteur de tout ça !
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