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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 07:41

Marine Le Pen veut un « pont économique aérien » entre la métropole et l’outre-mer

M-Le-Pen-portrait--FXG-.jpgLa candidate du Front national à l’élection présidentielle a présenté son programme pour l’Outre-mer, hier, à Paris. Entourée de la Martiniquaise Huguette Fatna, conseillère régionale d’Alsace, et du conseiller politique, Jean-Michel Dubois, Marine Le Pen a d’abord rappelé que c’est en 1987, en Martinique, qu’elle a fait ses premiers pas en politique… Après avoir cité une liste très exhaustive de toutes les personnalités ultramarines qui ont compté et qui comptent encore (de Félix Eboué à Raymond Barre en passant par Patrick Chamoiseau et Raphael Confiant, Marie-Josée Perec et Frédéric Savin…), elle s’en est pris à la gestion du président sortant : « Je condamne l’indifférence et le mépris caractérisés par le rattachement du ministère de l’Outre-mer à celui de la police… ». Une gestion qui, selon elle, a ajouté une crise à la crise : « 263 000 chômeurs, une immigration clandestine hors contrôle, 190 000 foyers au RSA… » Après avoir dit que Jacques Chirac avait été « un bon président pour l’Outre-mer », elle a vanté la loi Girardin : « Il ne serait pas absurde de revenir à ses dispositions dans un loi cadre pour 15 ans ». Contre les abus, elle propose que l’agrément donné localement soit renouvelé tous les cinq ans avec les justifications en termes de création d’emplois. Elle propose encore de remplacer l’ambassadeur pour la coopération régionale nommé par le quai d’Orsay par un ambassadeur économique nommé par Bercy. Elle prône sa vision de l’Etat stratège en « apportant une aide substantielle au développement portuaire et routier » et, dans le cadre de l’entreprise française privée ou publique, « en favorisant les pistes d’exploitation et d’encadrement des richesses de notre sous-sol, pétrolière, aurifère en Guyane, ou le nickel en Nouvelle-Calédonie ». Elle entend encore soutenir les filières de la canne et de la banane, « une priorité » et remettre en cause l’accord de Genève qui « menace directement les producteurs de bananes ».

"Pour une pause institutionnelle"

Fatna-Le-Pen-Dubois--fxg-.jpgSur la cherté de la vie, elle assure que l’Etat entamera des « négociations musclées, s’il le faut, avec la grande distribution en métropole pour que l’on puisse trouver des produits locaux comme on peut voir des produits régionaux de métropole ». Le tourisme serait soutenu grâce au fonds de réserve du financement des PME/PMI, abondé à hauteur de 10 à 12 milliards d’euros par an. « Une part de ce fonds leur sera réservé » pour favoriser la formation et la création d’un tourisme haut de gamme. Elle a dénoncé le prix « prohibitif » des billets d’avion en période de vacances scolaires et « l’outre-mer, vache à lait des compagnies aériennes ». Elle réclame l’ouverture du trafic aux autres compagnies aériennes européennes. Quant au dispositif de continuité territoriale, elle considère que ce service n’est pas assuré et recommande d’appliquer aux Antilles Guyane le dispositif en place entre l’Espagne et les Canaries. Elle assure encore qu’elle maintiendra les congés bonifiés. Sa politique d’immigration consiste à remettre en cause le droit du sol et à réserver les prestations sociales aux seuls citoyens français. « L’outre-mer doit être bénéficiaire d’un patriotisme économique et social. » une manière de réclamer la priorité pour les Ultramarins, notamment les étudiants, devant les étrangers pour l’emploi et le logement. Elle a considéré enfin que les évolutions institutionnelles étaient « une fuite en avant, un rideau de fumée ». Elle réclame donc une pause institutionnelle tout en s’accordant la possibilité d’envisager un débat sur la bi-départementalisation de la Réunion. Pour la Nouvelle-Calédonie, elle recommande une « réconciliation à poursuivre dans le respect et l’équité » et une remise en cause du gel du corps électoral : « Un homme, une voix, plaide-t-elle. Tout Français doit pouvoir voter en Nouvelle-Calédonie ». En conclusion de son intervention, Marine Le Pen a plaidé pour « un pont économique aérien entre le métropole et l’outre-mer, un couloir économique prioritaire ».

FXG (agence de presse GHM)

Photo : Huguette Fatna, Marine Le Pen et Jean-Michel Dubois


Soutien ultramarin

Le Guadeloupéen de Paris, Charles Dagnet, ancien co-président du Collectifdom, annoncé présent en tant que membre du comité de soutien de la candidate du FN n’était pas là, hier. Marine Le Pen l’a excusé en invoquant des raisons professionnelles et a assuré qu’il serait, ce jeudi, présent à la conférence de présentation de son comité de soutien.


Déplacement outre-mer

Si Marine Le Pen a confirmé son déplacement à la Réunion du 6 au 9 février (là-bas, le FN a investi 7 candidats dans les 7 circonscriptions législatives), elle a, en revanche, indiqué qu’elle était contrainte d’annuler son déplacement en Martinique et en Guadeloupe prévu en mars. Elle l’a justifié par sa recherche de parrainages. « Faute de signatures suffisantes, les banques ne sont pas prêtes à nous débloquer des crédits. Nous n’avons donc pas suffisamment de budget pour organiser un tel voyage. »

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