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Publié par fxg

Un champion du monde guadeloupéen de full contact

Picord-Lionel.jpgLionel Picord appartient à la brigade VTTiste de Paris. Cet enfant de Lapwent et petit cousin de Patrick Saint-Eloi est, à 35 ans, le Français le mieux capé en full contact. 4 fois champion de France amateur à partir de 2002, une fois champion de monde, il passe en 2007 professionnel. « J’ai un style basé sur la vitesse, le déplacement avec légèreté et très fort en jambe ! » Venu du viet vo dao et du kung-fu qu’il pratique au cours de son service militaire en 1998, il a découvert la boxe américaine en entrant dans une salle à Asnières (92)… « Le passage en professionnel, explique le Guadeloupéen, c’est le circuit normal, mais c’est le jour et la nuit ! » Passer de 3 rounds à 12, c’est plus de ko, plus de frappe. C’est moins volatile, bref, c’est du sérieux ! » En bon technicien, Lionel veut éviter les coups, les rendre et faire en sorte que ça dure pas longtemps ! Et ça marche : double champion d’Europe en 2007 et 2008, quintuple champion du monde (catégories 69, 66 et 72 kilos) entre 2008 et 2011. Il est préparé et entraîné par Ali Tebiz et a pour sparing partners le Martiniquais Frédéric Beloni (champion du monde de boxe thaï) et encore Cédric Anad, champion du monde de Kick boxing. C’est avec ceux-là qu’il travaille dans l’excellence et le haut niveau depuis cinq ans ; son ancien médecin sportif qui s’est occupé de lui jusqu’en 2005, est désormais en charge de l’équipe de France de Rugby, à Marcoussis. « On se prépare comme un footballeur professionnel même si la boxe américaine n’est pas valorisée en France. »

Son dernier combat, Lionel l’a mené le 31 mars dernier, en Angleterre face à Saroya Suki en 12 rounds. « C’était un de mes combats les plus violents… » Actuellement, il s’entraîne pour le championnat du monde des moins de 70 kilos qui aura lieu à l’automne. « Ce sera contre en Français ou un Anglais… » Sportivement, Lionel est au taquet. Il a presque tout gagné mais il veut finir sa carrière sur ce combat, « sans doute mon dernier combat… » Depuis deux ans, il s’est mis à la boxe anglaise et il a gagné deux combats professionnels, mais le monde de la boxe anglaise le déçoit. « Mormeck a été un modèle pour moi, sportivement, mais il a mal géré sa fin de carrière. » Alors après ce dernier combat, Lionel veut s’occuper des jeunes, notamment en Guadeloupe même si lui a grandi à Epinay-sur-Seine. Avec Henri Bistoquet, président de l’AGAMS, il fait un travail de mémoire sur les sportifs antillais. « Retourner là-bas est important pour moi… Par rapport à la boxe, j’ai des projets là-bas mais c’est trop tôt pour en parler. »

FXG (agence de presse GHM)

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