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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 08:47

Les archives audiovisuelles d’outre-mer en débatblanchard-gpl-larcher-pulvar-laventure.jpg

La rencontre organisée par le Sénat et l’Institut national audiovisuel, hier au palais du Luxembourg, a donné lieu à  un riche débat autour de la mémoire audiovisuelle partagée. Cela a aussi été l’occasion de faire le point sur un patrimoine vieux de 50 ans, fait pour « irradier le monde », selon Claude Esclatine, directeur général du réseau Outre-mer 1ere. La question de sa conservation n’est venue que fort tard, puisque la convention signée à cet effet entre l’INA et la Caisse des dépôts et consignation ne l’a été qu’en juillet dernier. Certes, en 1983, puis en 2006, RFO s’est préoccupée  de la conservation de ses plus vieux supports, mais le fonds RFO a été exclu de l’accord passé en 2010, de même qu’il ne figurait pas au plan de numérisation établi par l’INA en 1999. L’omission est désormais réparée puisque 7,5 millions d’euros seront consacrés d’ici 2018 à la conservation de 130 000 heures de programmes produits outre-mer. La numérisation se fera en itinérance et sur place, a assuré Mathieu Gallet, directeur général de l’INA. Aujourd’hui, 40 % des supports film et 20 % des supports vidéo 1 pouce et ¾ de pouce ont été numérisés. C’était donc « une mesure d’urgence », comme l’a souligné le sénateur de Guyane, Jean-Etienne Antoinette. Cela doit permettre « la construction d’un patrimoine et d’une mémoire collective », a déclaré le sénateur de Paris, David Assouline, membre de la commission culturelle du Sénat. En matière d’images, l’Outre-mer se caractérise d’abord, pour citer Françoise Verges, présidente du CPMHE, par « une absence d’image » et quand elles sont là, « il en manque beaucoup ». C’est donc, selon la journaliste de TV 5 Monde, Estelle Youssoufa, « un geste politique que de construire une mémoire ». « L’accès à ces programmes ouvrira une autre manière d’écrire l’histoire de la télé, plus proche de la mémoire que de l’histoire », a expliqué Isabelle Veyrat-Masson du laboratoire communication et politique du CNRS qui pose le problème global : « Comment l’histoire de France va se construire avec l’histoire des France ? Elle n’est possible que grâce aux images qui fondent les mémoires. » esclatin-x-thuahieva-youssoufa-assouline-verges-gallet.jpg« Cette mémoire, a insisté Luc Laventure, directeur éditorial a France O, participe à notre construction identitaire locale. » Reste que la conservation du numérique est aussi une question en soi… Mais au-delà des questions techniques, l’accès de ces archives aux producteurs, aux chercheurs et au grand public pose des questions d’analyse et d’historiographie qui ne doivent pas faire oublier dans quelles circonstances et pourquoi ces images ont été captées. Au final, le plus important est à venir, il s’agit des projets de productions audiovisuelles que permettra cette numérisation. Et là, il faudra que les chaînes de télévision joue le jeu en ouvrant davantage de crédits aux documentaires. Un espoir auquel ne semblait plus croire hier un producteur présent qui suggérait que l’INA se lance aussi dans la création d’une chaîne patrimoniale pour assurer un débouché à cet immense trésor d’images d’outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)

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commentaires

thierry 13/11/2012 10:11


Les documentaires c'est bien pour apporter des contrats aux gens du métier. Mieux que des documentaires, il faut des captations de concerts, de festivals dont la thématique est l'outremer (et que
cela existe). Malheureusement les politiques (depuis après Chirac) veulent noyer l'outremer dans la diversité, re-hirarchiser le noir et maghrébin dans l'univers médiatico-politique, comme dans
la société. En conséquence RFO a été tuée, Média Tropical assassinée et ce n'est pas de sitôt que par les institutionnels, des crédits vont être dédier à la diffusion et  à la conservation
des oeuvres culturelles d'outremer qui ne sont pas des films de cinéma, mais plutôt des musiques et chansons. L'expression culturelle dominante pour l'outremer, c'est la musique ("en fin
c'était"). Le salut devra venir du Web et plus largement du numérique.

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