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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 06:55

La Guyane fait rêver l’Assemblée Nationale

L’association guyanaise Papakaï s’est vue décerner le prix de grand gagnant à l’Assemblée Nationale, le 10 février. Cette soirée de remise de prix nationaux, récompensait les appels à projets valorisant l’éducation par le Sport sous l’intitulé « Fais nous rêver ».

Ziliette-Odang-avec-sa-batte.jpgLa voix et les jambes tremblantes, Ziliette, 23 ans, récupère son prix des mains d’Emmanuel Petit, dans l’un des grandioses salons de la République qu’abrite le palais Bourbon. Elle porte le projet de Papakaï avec « toute  sa volonté et tout son cœur » depuis le début de l’aventure du concours « Fais nous rêver ». L’association regroupe des femmes de la banlieue de Kourou de 13 à 50 ans, qui pratiquent le slak baal, sport dérivé du base-ball qui se joue sur la plage. Leur projet a retenu l’attention du jury parmi 350 autres et c’est dans la catégorie « Sport, prévention et citoyenneté » que l’association guyanaise remporte le prix.

Pour la 12e édition de cet appel à projet, l’objectif de l’Agence pour l’Education par le Sport est une nouvelle fois de recenser, mettre en valeur et soutenir les initiatives régionales innovantes dans le domaine de l’implication sportive dans l’éducation. Cette année, le jury présidé par le député Paul Le Guen a sélectionné les 49 finalistes régionaux parmi plus de 800 projets.

Danie-Baur-et-Samy-Shoker.jpgLa Guyane s’était déjà particulièrement illustrée dans cette sélection, puisque, outre l’association Papakai qui œuvre pour l’intégration sociale des femmes par le sport, l’association les cavaliers des 3 palétuviers était l’un des lauréats de la catégorie « Sport et égalité des chances ». C’est à Saint-Georges de l’Oyapock, dans le petit lycée des 3 Palétuviers que le proviseur Daniel Baur a initié le jeu d’échec dans le village de 130 habitants. Les résultats en attestent depuis 4 ans, le jeu d’échec est vecteur de lutte contre l’échec scolaire mais aussi de cohésion sociale dans tous le village. Loin d’être déçu de l’issue de la soirée Daniel Baur y voit  «  la reconnaissance de ce que peuvent faire les enfants du fleuve. Et puis c’est quand même la Guyane qui a gagné ! »

Une victoire pour la Guyane. Mais surtout pour cette association de la ville de Kourou, ce qui lui vaut 1 500€ de dotation d’aide au développement et une mise en réseau avec les acteurs institutionnels en vue de pérenniser son action. Concrètement, pour Ziliette et son équipe, cela représente de nouvelles balles, de nouvelles battes et peut-être un nouveau terrain pour une équipe qui s’entraîne avec des balles de tennis et des battes artisanales. Les yeux brillants, Ziliette confie sa joie de pouvoir rapporter un prix à l’équipe pour prouver à toutes ces femmes «  que même avec peu, on peut aller loin. »

Gaëlle Jotham (agence de presse GHM)

 


ITW Ziliette Odang

 

Ziliette-Odang-et-son-prix.jpg« Je voulais y croire »

Une première visite dans l’hiver parisien et une victoire en prime, une soirée riche en émotion pour Ziliette Odang 23 ans.

Comment a commencé votre participation à cet appel à projets ?

Les filles du village m’ont sollicité pour des achats de matériels. Rien de colossal : des plots et des balles. La directrice nous apporté le dossier et c’est parti comme ça, on a répondu à l’appel d’offre et me voici à Paris, à l’Assemblé Nationale !

Qu’avez-vous ressenti en entendant que Papakaï faisait partie des grands gagnants ?

J’étais très émue, je le suis encore. Mais sans fausse modestie, j’y croyais ! Parce qu’aujourd’hui j’ai présenté ce projet avec tout mon cœur et le jury avait l’air d’apprécier, donc je voulais y croire.

Qu’avez-vous prévu pour la suite ?

On va continuer à jouer comme d’habitude. Mais on va sonner à toutes les portes : la Région, la mairie pour qu’on nous attribue un terrain près de notre village. En ce moment on joue sur le terrain de football au bord de la plage de Kourou, on le réquisitionne tous les mercredis après-midi.

Propos recueillis par Gaëlle Jotham (agence de presse GHM)

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commentaires

thierry 13/02/2011 13:32



"de nouvelles battes et peut-être un nouveau terrain "


Je ne sais pas si l'outil destiné à frapper les balles ou boules de slak baal peuvent se nommer des battes ?



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