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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 07:46

La date limite de consommation des yaourts en débat

La commission des affaires sociales de l’Assemblee nationale procède à des auditions en vue de l’examen de la proposition de loi anti-sucre déposée par la députée de Guadeloupe, Hélène Vainqueur-Christophe.

La commission des affaires sociales devra avoir établi, le 19 mars prochain, le texte de la proposition de loi tel qu’il sera débattu dans l’hémicycle le 27 mars prochain. A cette fin, elle auditionne les professionnels concernés.

Mardi, la commission a entendu la Fédération des entreprises d’outre-mer, l’association nationale des industries alimentaires, Syndifrais, le syndicat professionnel des fabricants de yaourts, fromages frais, desserts lactés frais et crèmes fraîches, dont M. de Raynal pour la Martinique, et Bernard Boulanger pour la Guyane. Ont encore été auditionnés Olivier Desbordes de la société Antilles glace, et le représentant du groupe Malo (la laiterie de Saint-Malo).

Concernant la seule question du taux de sucre, un consensus s’est dessiné et, comme nous l’indiquions dans une précédente édition, le texte de loi devrait faire le distinguo entre les sucres naturels et les sucres ajoutés. Autre point d’accord : la nécessité de laisser un délai suffisant aux producteurs ultramarins pour écouler leurs stocks d’emballages et réformer les process de fabrication. La loi ne serait donc opérationnelle qu’en 2015 ou 2016.

Mais c’est la question des dates limite de consommation qui a fait débat autour, notamment, du représentant du groupe Malo. C’est l’un des plus importants exportateurs de yaourts en outre-mer. Ses produits sont étiquetés avec une date limite de consommation à 55 ou 60 jours, contre 30 pour sa  production métropolitaine.

Cette pratique n’est ni légale, ni illégale, elle résulte d’un vide juridique. Le groupe Malo n’a pas voulu aborder ce sujet l’estimant déplacé, mais comme la loi sucre vise à régler un problème d’équité et de santé publique, Mme Vainqueur a souhaité qu’il soit évoqué. D’autant plus que deux notes, l’une de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, une autre du ministère de l’Agriculture, s’appuyant sur le problème de rupture de chaîne du froid en outre-mer, estiment que les produits exportés devraient avoir une date limite de consommation plus courte ou au moins égale à celle qui est en vigueur sur le marché hexagonal.

La FEDOM n’a pas hésité à parler de « tromperie pour le consommateur ultramarin qui ne peut savoir que le yaourt qu’il achète est vieux de plus de trente jours ». Ainsi, les yaourts fabriqués par Boulanger en Guyane, étiquetés à trente jours, peuvent passer pour plus vieux que ceux importés alors qu’ils sont en fait plus frais… Cette différence d’étiquetage fragilise donc les productions locales et les filières connexes comme la filière du lait. L’enjeu vise à préserver quelque 500 emplois...

Pour se défendre, la société Malo a expliqué qu’elle vendait bien ses yaourts à 60 jours en Russie… « Alors pourquoi n’étiquetez-vous pas vos yaourts à 60 jours pour le marché métropolitain ? », a demandé Mme Vainqueur. Pas de réponse de l’industriel.

FXG, à Paris


Les yaourts à date limite de consommation (DLC) longue dans les DOM

GUYANE

Trois entreprises de production de yaourts de France métropolitaine distribuent leurs produits en Guyane. Le groupe Malo distribue ses produits sous sa marque Malo chez tous les distributeurs et commercialise des produits sous la marque Carrefour et Leader Price.

L’entreprise Savoie Yaourt distribue sous sa marque Baiko chez Carrefour et sous la marque de distributeur Leader Price.

La coopérative 3A distribue sous la marque Carrefour.

Ces 3 sociétés représentent 100 % des importations de yaourts. Les importations de yaourts s’élèvent aujourd’hui à 30 % du marché guyanais.

MARTINIQUE / GUADELOUPE

Les 2 fabricants qui pratiquent une DLC longue sur le marché antillais sont la Laiterie de Saint-Malo, et la société 3A de Toulouse.

La Laiterie de Saint-Malo produit des yaourts et fromages de marque Malo et de marques de distributeur pour Leader Price. La société 3A produit aussi sous des marques de distributeur (Carrefour, Carrefour Market, Casino, Géant et Hyper U pour la Martinique et Carrefour, Carrefour Market, Carrefour Contact, Géant et Hyper Casino pour la Guadeloupe).

Chaque année, les ventes de produits fabriqués hors Antilles sont de plus en plus importantes (une évolution de + 66% en Guadeloupe et + 43% en Martinique a été constatée entre 2011 et 2012). 


Les progressions sont encore plus significatives sur des segments de marché comme les yaourts aux fruits ou les yaourts brassés nature. Dans ces catégories, les produits à DLC longues représentent respectivement 53% et 96% des ventes importées.

REUNION- MAYOTTE


Les importations de produits à DLC longue à la Réunion sont de l'ordre de quelques pourcents et concernent aujourd'hui surtout des fromages frais de marque Isigny. Ces importations à Mayotte peuvent être estimées à 20 % du marché et concernent les yaourts Malo, Pechalou et des marques de distributeurs fabriquées par Senoble.

 

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commentaires

Arthur 14/03/2013 23:24


Imaginez si on dit aux consommateurs que depuis des annees on les pousse a jeter a la poubelles tandis qu'on autorise aux negres, coolies, bwetnando et meme bekes de mager de la nourriture
consideree perimee dans l'Hexagone ? Pour une fois vu qu'on jamais recense de victimes de yaourts perimes, c;est les metros qui sont escroques. Alors il faut petitionner pour que la DLC soit de
deux mois dans la France entiere et demander le remboursement de toute la bouffe gachee !

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