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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 09:00

ITW Victorin Lurel, ministre des Outre-mer

« A quel moment faut-il revenir dans son petit pays ? »

Lurel.jpgOn parle de plus en plus de remaniement ministériel, êtes-vous inquiet pour votre maroquin ?

Je n’ai jamais été inquiet pour ça ! Ca fait tellement longtemps qu’on parle de remaniement que mon problème est plutôt de savoir à quel moment faut-il revenir dans son petit pays… Je sais que j’ai la confiance du président, celle du  Premier ministre…

Même avec cette rumeur de « disgrâce », selon l’Express ?

Je sais qu’il y a eu une petite polémique allumée par un journaliste de l’Express qui  est d’origine néo-calédonienne. Ça vient de là-bas… Bon, il n’y a pas de souci. Il y a une quinzaine de jours, à la fin du conseil des ministres, Jean-Marc Ayrault m’a apporté son soutien et j’ai ensuite recu un joli petit mot de mon Premier ministre qui me renouvelait toute sa confiance. Pas matière à en faire un communiqué.

Il se murmure que Manuel Valls souhaiterait avoir un grand ministère qui engloberait celui des Outre-mer…

Posez-lui la question… J’allais presque dire que l’Outre-mer est sanctuarisé. Mais je ne dis pas ça, je ne suis pas le président de la République, ni le Premier ministre et d’ailleurs, c’est la première fois que je m’exprime sur ça… Chacun peut avoir des ambitions. Il y a un président et il décidera le moment venu de la date de ce qu’il fera. Pour le moment, il me semble que les Outre-mer, compte tenu de la nature de ce ministère, seront préservés. Nous n’allons pas supprimer les territoires ! Le locataire peut changer, le locataire peut partir… Pour le reste, on peut ne pas être inquiet sur cela.

Si on vous propose d’y rester, le ferez-vous ?

Je ne veux pas répondre. J’avoue que j’ai autant d’intérêt ici ou là. A Paris, nous avons commencé à travailler sur des textes très importants, sur le pacte de responsabilité, sa déclinaison outre-mer, sur la mise à plat fiscale, les économies budgétaires, les dépenses fiscales, les expérimentations qui se font dans le Pacifique… Il faut les conduire à terme. Et puis, disons le très clairement, il y a des élections qui viennent en 2015. Comment les préparer, comment y être impliqué ? Je rentre régulièrement chez moi, je paye mes billets lorsqu’il faut les payer, je m’intéresse à la vie politique avec les risques que cela comporte physiquement et politiquement…

Quitter le ministère des Outre-mer en janvier ou février 2015 serait le bon calendrier pour vous ?

Lurel-2.jpgPour le moment, je travaille ! Mais, je l’ai déjà dit, je serai candidat à la candidature pour les régionales de 2015. C’est la fédération socialiste qui décidera. S’ils veulent bien me confier la conduite de la liste, je le ferai volontiers parce que j’estime qu’il y a encore du travail à faire et que je veux poursuivre. Evidemment, il ne faut pas rester trop longtemps… J’avais dit que je ferai deux mandats. En mars 2015, je m’intéresserai aux élections départementales et régionales. Et après, peut-être, 2017… Si je reste à la Région ou si je redeviens parlementaire. Il y aura un choix à faire.

A la veille du premier tour des municipales, êtes-vous confiant ?

En Guadeloupe au total, on va maintenir ou renforcer nos positions. Il y a deux scrutins emblématiques, c’est Basse-Terre et Vieux-Habitants. Chez moi, parce que je sens que c’est un peu serré comme d’habitude… Mais je sens qu’on peut même gagner des bastions.

Y compris Basse-Terre où se présentent Lucette Michaux-Chevry et sa fille Marie-Luce Penchard ?

C’est compliqué… Ce n’est pas impossible.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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commentaires

thierry 20/03/2014 14:31


Que le CRefOm ait été presque semble-t-il imposé à l'Elysée peut démontrer le sens d'un vent qui souffle vers la Capitale. L'Elysée décide-t-elle de tout ? Apparemment non, que Taubira ait été
obligée de donner des dattes à la presse plutôt que des bananes démontre qu'elle connait le goût (pas la goutte) de certains médias. Si l'on ne peut savoir ce que fait un Ministre comment peut-on
l'apprécier ? même si par ailleurs dans certains cas sa légitimité vient des urnes lors d'élections au résultat imprévisible (ce qui est devenu rare).


Le rêve et la confiance que produisait l'ex presse dans les institutions démocratiques, avec ses grands journalistes politiques ou des journaux spécialisés sont révolus.


Les ficelles du cinéma politique métropolitain sont si fines qu'elles ressemblent à de grosses cordes...A Paris si l'UMP devait gagner, elle aurait présenté au moins Valérie Pécresse, etc...


 


La presse américaine peut se permettre l'humour et le scandale et Obama de chanter et danser, c'est le pays d'Holywood, en France c'est encore différent. 

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