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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 07:00

touraineITW Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé  

« Il faut tout faire pour protéger les plus fragiles »

Vous avez qualifié cette épidémie de chikungunya de majeure…

C’est une épidémie majeure qui a déjà touché plus de 100 000 personnes en Guadeloupe et en Martinique, mais dont nous maîtrisons l’évolution. Les autorités sanitaires et l’ensemble du gouvernement sont mobilisés depuis le début de cette épidémie pour faire en sorte que les structures de soins soient accessibles et puissent répondre aux besoins de la population. Face à cette épidémie majeure, ma priorité est de faire en sorte que la population se protège pour ne pas tomber malade. C’est la raison de mon voyage aux Antilles, cette semaine, pendant trois jours.

C’est votre façon de dire aux gens de ne pas s’alarmer ?

C’est une façon, d’abord, de marquer la mobilisation de l’ensemble du gouvernement, de mon ministère et des autorités sanitaires, bien sûr, mais aussi celle du ministre de l’Intérieur et de la ministre des Outre-mer, auprès de la population. C’est ensuite une façon de dire que, même si cette épidémie est sérieuse, il n’y a pas de fatalité : chacun peut se protéger et protéger son entourage, par exemple en portant des vêtements longs et en utilisant des répulsifs, mais aussi protéger son environnement en traquant de façon inlassable les gîtes larvaires. Il y a des gestes simples à faire, à adopter, qui peuvent éviter de tomber malade ou de faire progresser la maladie. Il faut engager une vraie bataille contre ces gîtes larvaires qui permettent aux moustiques de proliférer. Il faut les traquer, mener contre eux une lutte sans merci : c’est aussi cela que je suis venue rappeler.

Il y a eu 33 décès. Ce chiffre mérite une explication...

Il y a eu 33 décès selon les derniers chiffres. Nous disposerons de données actualisées dans quelques jours. Toutes les personnes décédées présentaient des fragilités,  souffraient d’autres maladies et étaient  donc affaiblies. Il ne s’agit pas de nier l’importance de cette épidémie et je ne l’ai pas fait. Elle a un impact sanitaire réel et malheureusement, comme dans beaucoup d’épidémies, des personnes fragiles sont décédées. Mais je veux dire que je suis son évolution avec  la plus grande attention. Compte tenu des données précises dont je dispose, je dis aujourd’hui qu’il ne faut pas paniquer, car la prévention fonctionne, et  qu’il faut tout faire pour protéger les plus fragiles.
Vous parlez de lutte sans merci contre les gîtes larvaires. D'autres renforts pour la démoustication sont-ils prévus ?

Le gouvernement vient d’envoyer une mission d’appui de la sécurité civile pour  renforcer la lutte anti-vectorielle en complément des moyens locaux déjà mis en œuvre. Deux  équipes de seize personnes ont été déployées en Guadeloupe et en Martinique pour trois semaines. Nous avons fait appel à des jeunes, avec 100 contrats aidés, pour accroître les moyens dans ce secteur. Les collectivités locales sont elles aussi fortement mobilisées et je les en remercie.
Si les services de santé tiennent le coup en Martinique, la situation semble plus compliquée en Guadeloupe. Quelle est la situation réelle et s’il y a des manques, qu'envisagez-vous ?

Aucune tension majeure du système de santé n’est pour l’instant observée. C’est vrai aussi bien en Martinique qu’en Guadeloupe. En Guadeloupe, nous avons déjà envoyé plusieurs équipes d’urgence sanitaire en renfort, au mois de février, au mois de juin et encore au mois de juillet. Si des besoins apparaissent, d’autres renforts seront envoyés. Ils sont pré-mobilisés. Nous arrivons dans une période sensible, puisque les personnels de santé vont prendre des vacances – et c’est bien normal –  et que l’épidémie continue de progresser. Je veux d’ailleurs saluer l’engagement et le travail des professionnels de santé sur place, à l’hôpital mais aussi chez les médecins libéraux. Grâce à eux, la situation est actuellement maîtrisée.

Le sénateur guyanais Jean-Etienne Antoinette a évoqué le risque d'une propagation à l'Hexagone avec les flux touristiques. Est-ce une menace sérieuse ?

A partir du moment où il y a des voyageurs, il peut y avoir des cas importés de chikungunya. Mais pour moi, l’épidémie est aux Antilles et ma préoccupation, c’est la situation de la population antillaise. Mon voyage, il est auprès de la population antillaise, des professionnels antillais, car ce sont eux qui sont confrontés à l’épidémie au quotidien et c’est donc d’abord auprès d’eux que le gouvernement est mobilisé.
Il existe un vaccin encore  expérimental, restera-t-il dans les tiroirs de l'Institut Pasteur ?

La recherche française en matière de vaccin est de très haut niveau et l’institut Pasteur est très impliqué. Evidemment, nous souhaitons tous que des résultats soient atteints rapidement. Il existe, c’est vrai, un vaccin, mais qui est, comme vous le disiez, en phase expérimentale. Les efforts se poursuivent et nous espérons bien sûr qu’ils permettront de déboucher aussi vite que possible sur un vaccin effectif et efficace.

Propos recueillis par FXG, à Paris

CHIFFRES CLES

Point épidémiologique InVS du 4 juillet 2014

Bilan Antilles (Guadeloupe et Martinique)

·         100 000 cas

·         9 000 nouveaux cas/semaine

·         1 050 hospitalisations

·         33 décès (tous indirectement liés et chez des personnes fragiles âgées)

En Guadeloupe :

·         52 000 cas évocateurs

·         188 cas hospitalisés

·         3 décès hospitaliers, 6 en ville

·         6 000 nouveaux cas par semaine

En Martinique :

·         43 550 cas évocateurs

·         776 cas hospitalisés

·         13 décès hospitaliers, 8 en ville

·         3 000 nouveaux cas par semaine

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commentaires

thierry 17/07/2014 09:51


Des moustiquaires un peu partout, vollà une piste de recherche, Joe Dassin, visionnaire s'était déjà penché sur la question.


52000 cas évocateurs ; (24000 cas/mois) !!!???


 


 


 


No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi 
Je fais la sieste,
moustique
Arrête un peu ta musique
Ne sois pas antipathique
Ne me pique pas 
Moustique, mon vieux, tu vois trop
petit
Tu as des ailes, va voir du
pays
J'ai un patron plus large que
moi
Vas-y de confiance, c'est moi qui
t'envoie 
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi 
Tu me vois melancolique
De te troubler ton
pique-nique
Si tu me goûtes moustique
Tu n'aimeras pas 
Y a des pays pleins de
voluptés
Pour un moustique de
qualité
A St-Tropez, à Honolulu
Tout l'monde, il est gros, tout l'monde, il
est nu 
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
No me moleste mosquito
Retourne chez toi 
Je fais la sieste
moustique

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