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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 13:09

Des marges arrière dans la grande distribution outre-mer

« La SCIE, antenne locale du groupe Bernard Hayot (Casino, Géant, et Leader Price), a été épinglée en début d’année pour des infractions concernant des pratiques de marges arrière à l’encontre de plusieurs de ses fournisseurs, pour un montant inférieur à 100 millions de francs CFP (838 000 euros) », indique le quotidien Les Nouvelles calédoniennes dans son édition du 25 septembre.

Les faits remonteraient à 2011 et auraient mis en évidence la pratique de marges arrière, ces ristournes déguisées que les distributeurs demandent à leurs fournisseurs au titre d'une coopération commerciale (mise en valeur d'un produit sur un rayon, présence dans un catalogue…). En clair, le distributeur achète à un fournisseur un produit 100 euros, mais ne lui paye que 70 euros, en contrepartie d'avantages commerciaux. Il réalise ainsi une marge arrière de 30 euros. Une culbute qui a pour conséquence d’augmenter le prix de vente au consommateur.

Michel Mees, le directeur général de la SCIE, reconnaît qu’un rapport d’enquête lui a été transmis: « Ce rapport est confidentiel, explique-t-il à nos confrères des Nouvelles. Nous avons fait l’objet d’une enquête, comme tous les groupes de distribution. Nous sommes actuellement en négociation avec le gouvernement, mais je ne suis aucunement au courant qu’une quelconque sanction doive être prise à notre égard. » Le délai réclamé par la SCIE pour déposer son mémoire en réponse étant arrivé à son terme, c’est au gouvernement calédonien de prendre une décision et de fixer le montant de l’amende, en « fonction de la gravité des pratiques relevées et en relations avec les avantages tirés de ces dernières », selon la loi locale, qui prévoit une amende maximale de près de 2 millions d’euros. Il s’agit là de la deuxième affaire impliquant le groupe Hayot depuis son arrivée en Nouvelle-Calédonie. La première concernait des travaux de rénovation entamés dans un hypermarché Géant de Nouméa, une opération qui avait démarré avant l’obtention du permis de construire.

Plus globalement, cette condamnation attendue intervient alors que doit débuter mercredi, au Sénat, le débat sur la cherté de la vie outre-mer. Ce débat oppose, rappelons-le, les lobbys de la grande distribution au gouvernement, ce dernier proposant d’user du bras armé de l’Autorité de la concurrence pour casser les abus de situation dominante. Une telle affaire, si le gouvernement calédonien devait lui donner suite, serait une épine dans le pied de la grande distribution. Et un argument dans le camp de Victorin Lurel.

Agence de presse GHM

 

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