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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 09:06

Gabrielle Nicolas pdte ODEADOM  ITW Gabrielle Nicolas, présidente de l’ODEADOM

« Il faut tout miser sur la formation et l’installation »

L’ODEADOM a choisi de parler, à l’occasion de 50e salon international de l’agriculture de Paris, de l’installation et la formation des agriculteurs, pourquoi ?

D’une manière générale en Outre-mer, les jeunes qui s’installent ne sont pas très formés. Moins de 20 % des chefs d’exploitation ont un diplôme de niveau 4. Il y a donc une vraie nécessité à ce qu’ils soient formés parce que l’installation des jeunes est l’avenir de nos agricultures, d’autant que les conditions d’installation en outre-mer sont difficiles. A la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et Mayotte, on perd du foncier agricole au profit de l’urbanisation et de moins en moins d’agriculteurs peuvent prétendre à une parcelle de foncier pour s’installer. En Guyane, c’est différent, on a du foncier, mais on s’installe sur de la fôret primaire. Il faut tout mettre en place avant de pouvoir produire.

Savez-vous le nombre d’agriculteurs qui s’installent chaque année ?

Je n’ai pas le nombre pour tous les DOM confondus, mais a titre d’exemple, en Guyane, de 2008 a 2012, on en a installé une cinquantaine, et de 1998 a 2008, une cinquantaine également. On voit que ça augmente et ce departement est le seul où l’on note une hausse du nombre de chefs d’exploitation et d’exploitations. Ailleurs, ça diminue.

La baisse est forte ?

Avec – 18 % a la Réunion, elle est moins forte que dans les autres départements, notamment la Guadeloupe et la Martinique où la baisse avoisine les 28 %. Là, la perte de foncier est de plus de 1000 hectares de foncier par an.

Votre communication sur cette problématique est-elle une alerte aux autorités ?

Exactement. Il faut leur dire que l’installation est importante et qu’il faut tout miser là-dessus : la formation et l’installation.

Pourquoi insister sur la formation ?

Parce que, de plus en plus, le travail de chef d’exploitation est relié a un travail administratif  très conséquent en parallèle, donc plus les jeunes sont formés, mieux ils vont appréhender cette difficulté.

Les chambres d’agriculture jouent-elles leur rôle ?

A la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique, oui. En Guyane, jusqu'à aujourd’hui, ce n’était pas le cas, mais avec les élections qui ont eu lieu récemment, ça va changer.

Propos recueillis par FXG, à Paris

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