Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : le blog fxgpariscaraibe
  •   le blog fxgpariscaraibe
  • : Caraibes, Antilles, Réunion, Outre-mer, Paris... Le blog des infos du 6e DOM, des gens originaires d'outre-mer à Paris politique economie culture justice société
  • Contact

Recherche

24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:47

Olivier Kissita fait le buzz

Ce jeune Guadeloupéo-congolais de Paris diffuse sur Internet une websérie qui rencontre un large succès

Nicolas-Kissita.jpgAvec 3,5 millions de vues pour l’un des épisodes de sa websérie, « Qu’on arrête de… » et 4 ou 500 000 pour les autres, Olivier Kissita est un enfant prodige de la toile ; Né à Paris d’une mère guadeloupéenne et d’un père Congolais, ce jeune homme de 24 ans qui a fait six ans de kung-fu et beaucoup de danse hip hop, se destine au métier de comédien ; Après une licence de droit sciences po à la Sorbonne, il suit un cursus de deux ans chez Acting international pendant lesquels il va faire des stages à Broadway (New-York city) ; Désormais, il est « à fond » dans les réalisations de ses webséries, mais doit travailler dans un centre de bilan de compétence pour gagner sa vie.

Son premier court-métrage, il le tourne juste après son bac, déjà sur un ton comique, en amateur, avec des copains. Il y interprète, sur trois épisodes, le héros des « Aventures de Choco ». En 2011, il sort « Les sept boules de freestyle », huit épisodes mêlant court métrage et clip. On y retrouve des artistes tels le chanteur Sango, Will.i.am de Black eyed peas, Sexion d’assaut, Akhenaton, Soprano, Jimmy Jean-Louis ou encore Ariane Brodier (ex-présentatrice d'Opération séduction aux Caraïbes et animatrice de « Les puceaux passent à l’assaut » sur TF6). Olivier Kissita profite alors de concerts ou soirées pour convaincre ces artistes de lâcher quelques mots devant sa caméra (un appareil photo reflex numérique). Mais sa série phare qui va le faire connaître, « Qu’on arrête de… », il ne la débute qu’en 2012. Olivier est le héros des sept épisodes qui mettent en scène des sujets du quotidien dans le métro parisien. « C’est comique ou tragicomique », commente-t-il. Qu’on arrête de faire chier les mecs, les filles, qu’on arrête de faire la gueule, de s’en prendre aux plus faibles, d’être méchants, de prendre les mecs pour des cons… Tout ça dans le métro ! Et sans moyens. Il a organisé deux castings au début de la série mais en fait, il fait jouer ses amis et ceux qui le contactent. « Il y a une dynamique autour de la série et pas mal de comédiens ou de personnalités aiment l’idée d’être dans ce mouvement. » Ainsi des comédiens professionnels apparaissent. Ils sont Sabine Cissé (Julie Lescaut, Famille d’accueil, Plus belle la vie), Jean-François Derec (35 longs métrages depuis 1975) ou encore l’historien François Durpaire…

Des télévisions frileuses

Parallèlement, Olivier sort une autre série, « Nous en vrai ». « Ce ne sont plus des courts métrages, mais c’est un format court, deux minutes, rythmé. Il fait défiler une brochette d’acteur de tous styles et tous âges devant la glace, aux toilettes, en cours, entre filles, au lit… Il met en scène « ce que tout le monde fait dans un endroit intime du quotidien ». Là encore, ça cartonne. « Nous en vrai au lit » a attiré déjà 150 000 internautes, « Nous en vrai aux toilettes », 135 000. Ses spectateurs sont à Nouméa, Montréal, Paris… Malgré le succès rencontré sur Youtube, Olivier Kissita ne gagne pas sa vie avec sa création et doit continuer de produire ses épisodes en amateur. La question qu’il se pose aujourd’hui est comment sortir de cet artisanat. « J’ai eu beaucoup de propositions, raconte-t-il, de chaînes de télé, de boîtes de production ou de personnalités… » Mais rien de concret n’en est sorti. Il a écrit, à la demande d’une chaîne nationale privée, deux scenarii. Sans suite. Une chaîne du câble lui a proposé un contrat totalement gratuit, « avec une diffusion à 2 heures du matin et leur logo partout ! » Il préfère laisser tomber. Il cherche un partenaire capable de déceler sa valeur ajoutée et qui soit « concret » en décidant de produite une série ou d’assure une diffusion… « Canal + semble la chaîne la mieux adaptée à mon travail mais ils n’ont jamais répondu à mes approches. » Il apprécie toutefois Internet qui lui assure de « rester libre et sans pression ». Deux scénarii de long métrage, quatre nouvelles séries de 6 ou 7 épisodes sont déjà écrits mais pour l’heure, il prépare le tournage d’un nouvel épisode de sa série fétiche. Le tournage aura lieu le 31 janvier prochain. Ca s’appelle « Qu’on arrête de tromper… » Cette fois, il ne tournera pas dans le métro, mais dans un appartement du Val de Marne.

FXG, à Paris

Facebook.com/olivierkiss

Youtube.com/olivierkissita

Twitter.com/Olivierkissita

 


Olivier et la Guadeloupe

Olivier Kissita vécu aux Abymes en Guadeloupe à l’âge de 10 ans. C’était en 1998 ; il allait à l’école Cidémé-Salvador, boulevard Chanzy à Lapwent. Il est ensuite reparti vivre en région parisienne mais il est souvent revenu passer ses vacances au pays, entre autres chez son cousin Mubarak Mosès, alors jeune basketteur au Gosier, qui joue aujourd’hui avec le club de Glasgow. Le dernier séjour d’Olivier Kissita en Guadeloupe remonte à juillet dernier.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

thierry 24/01/2013 10:00


Il aura plus d'audience sur le Net qu'il en aurait sur France Ô, mais au moins il serait payé.

Articles Récents