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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:41

Panol fait son Joni B.cool au New Morning le 9 avril

do_out.jpgA la suite de la sortie de son dernier album, « The Very Best of Dominique Panol », l’artiste guadeloupéen sera sur la scène du New-Morning, le 9 avril. Retour sur un parcours musical hors norme.

A l’âge de 7 ans, Dominique Panol s’enflammait déjà pour le gwoka et la danse folklorique.  Il faisait partie du célèbre groupe « La Brisquante », dirigé par Madame Adeline. Il rencontra Guy Conquet, Sopta et bien sûr Vélo.  Dès l’âge de 13 ans, il avait choisi la scène comme lieu de prédilection pour y passer une grande partie de sa vie. Dominique rêvait de voyages, il va être comblé quelques années plus tard. Son ascension l’emmènera très vite vers Paris. Pour vivre et survivre, il jouera dans les rues du quartier Saint-Michel de la flûte traversière. Ses amis de coeur sont Patrick Saint-Eloi, Gérard Guillaume, Max Jasor, Alain Jean-Marie. Sa vocation est très forte pour la musique et c’est avec beaucoup de détermination qu’il décida de s’inscrire dans la célèbre et réputée école de musique « la Scola Cantarum », dans le 5e arrondissement. Il y vit ses premiers cours de solfège et son premier amour avec la flûte traversière, son premier instrument de musique.

Aux USA

Dominique-Panol-photo-A--Jocksan.jpgDominique ne tient toujours pas en place comme il le dit lui-même dans une de ses chansons, « Do bay lan men », avec Patrick Saint-Eloi. Il chante sa tribulation dans le monde, dans la musique. Il va craquer pour les Etats-Unis, la terre de ses rêves ; il veut croquer la Big Apple, New York, la mosquée des musiciens.

Quatre années durant, il va prendre le métro new-yorkais. Il a alors la vingtaine, occupant le reste du temps que lui laissent ses études de musicologie à faire des petits boulots : cadreur vidéo, garçon de restaurant, coursier et déjà professeur de musique dans une école. Inscrit au « Mannes Collège » à Manhattan, il prépare un diplôme équivalent à la licence. Il bénéficie d’une bourse du gouvernement américain et a beaucoup de musique classique et d’histoire de l’art au programme. Il joue du piano, de la basse et bien sûr de la flûte traversière. Le soir, il apprend les standards de jazz, des pièces de Miles Davis ou de Duke Ellington au « Sound of Joy », autre grande école réputée de New York. Quand il lui reste du temps dans son emploi du temps, c’est pour jouer avec son trio dans les clubs new-yorkais. C’est aussi la nuit qu’il rencontre Gil Evans, arrangeur de Miles Davis, Billy Harper, saxophoniste arrangeur et maître d’orchestration, Gato Barberry, Max Roach, batteur, Blood Hamer, guitariste de Archi Shep…

Dans les années 1980, alors qu’on le croyait grattant sa basse ou chantant le zouk aux Antilles, on apprend qu’il se produit dans les clubs de jazz réputés à New York avec son trio formé d’Alphonia et Miles Evans (fils de Gil Evans, arrangeur de Miles Davis). Son aventure américaine et jazzy dure environ cinq ans. De retour en Guadeloupe, il enflamme les boîtes de nuits. C’est déjà du Live pur et dur.

De Kassav à Volt Face

Panol-a-lunettes.jpgEn 1981, de sa rencontre avec Jacob Desvarieux naît son 1er album solo, « Guadeloupéennes queens », produit par Mme Marcimain, sa mére, qui le démarque des sons environnants avec son titre « Ti Kadance ». Temps des essais, des tentatives, Dominique Panol est dans la place, il participe en tant que membre à l’éclosion du groupe Kassav. Ses compositions soulignent à chaque fois son originalité : « Zombi, K’Dance, Bollote, I Douce, Socca di we. » En 1987, Dominique Panol inscrit sur sillons son ludisme, son goût de la provoc… Sa passion du métissage des genres entraîne la sortie de son troisième album « Bolotte ».

En 1990 Dominique PANOL intègre le groupe Volt-Face. Il n’est pas forcément là où on le croit. Cette union avec Jeff Joseph et Georges Décimus durera cinq belles années. Dominique Panol, encore une fois, fera la différence avec des titres comme « Ma Puce », « KC ça », « Mail Man » et bien d’autres…

Panol, prix SACEM unlimited

Dominique-Panol-BBlk--A--Jocksan.jpgEn 1995, l’aventure, encore et toujours… Il décide de prendre sa carrière en main et enregistre son cinquième album « N’Limited » en solo. Une étape supplémentaire dans sa quête musicale. De sa voix particulière et harmonieuse pour les ballades comme « Zayan », « Isabelle » ou rocailleuse pour les rythmes soutenus comme « « Mathilda » dont il a le secret, Dominique Panol rebondit toujours plus fort, toujours plus haut. En 1996, il crée son propre groupe « N’Limited », composé de musiciens réputés tels que les frères D’Huy et Franck Nicolas.

En 2001, il sort son sixième Album solo « Caribean groove » avec le titre « La N ». Il embrasse le Zouk, le Ka, le Soca, le R’nb, le Ragga, les variétés européennes dans un tempo détonnant, turbulent… En 2004, l’album « Karibean Attitud » et sa collaboration avec Fred Deshayes (leader compositeur du groupe Soft) a été une surprise : « Ti moun sen fouté » et surtout « Hugo ». En 2005, la SACEM lui remet le prix spécial carrière et en 2007, c’est le retour de Dominique Panol avec le groupe de Volt Face à Baie-Mahault, en Guadeloupe, pour un concert mémorable devant plus de 10 000 personnes. En octobre 2008, Il sort l’album « Son Sé Lov ». Le titre, « Linité », fait l’unanimité auprès des radios. C’est un titre engagé, annonçant, dès 2007, le mouvement du LKP en Janvier 2009. Est-il visionnaire ou simplement un artiste absorbant son monde ? Début Mars 2011, il sort l’album « The Very Best of Dominique Panol ». Et le 9 avril, il investit la scène du New-Morning à Paris. « Cette bête de scène sur scène quel bonheur », s’enflamme son nouveau manager Pierre Samba.

Photos Alfred Jocksan

 

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