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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 17:27
A peine l’alerte cyclonique passée sur Tahiti, la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, témoigne de la situation en Polynésie française.
« Nous sommes parés pour une opération humanitaire »
Vous avez vécu le cyclone Oli en temps réel et depuis Papeete…
Chaque fois que je me déplace… En Guadeloupe au moment du séisme à Port-au-Prince, en Polynésie cette fois… C’est mon rôle.
Vous avez déjà vécu ce type de phénomène auparavant ?
Je sais ce que c’est qu’un cyclone, j’en ai vécu cinq ou six en Guadeloupe, Inès, Cléo… Je savais qu’on attendait un cyclone mais ça pouvait aussi bien n’être qu’une tempête tropicale. J’ai donc décidé de ne pas annuler mon déplacement. J’ai d’ailleurs pu travailler les deux premiers jours.
Où vous trouviez-vous au plus fort de la tempête ?
Au haussariat. Mais Oli est passé plus loin que prévu de Tahiti et le phénomène a été moins fort. Mais sur Tahiti, comme en Guadeloupe, il y a une trentaine d’année, il y a des habitations qui ne sont pas adaptées aux cyclones. A Faaa, Des familles ont perdu leur habitation…
Vous aviez la possibilité de rentrer à Paris sitôt l’alerte levée. La situation vous inquiète ?
Je suis inquiète pour les Iles-Sous-Le-Vent et surtout pour les Australes. Le cyclone se dirige droit sur Tubuai avec des vents estimés à 200 km/h et des vagues de 6 à 7 mètres. Le lagon est petit. La population est repliée à 50 mètres au dessus du niveau de la mer. L’habitat est fragile et les gens ont été mis à l’abri dans les bâtiments en dur : la mairie, l’école et les bâtiments publics. Ca peut être très grave.
Quel est votre plan ?
En accord avec le président Gaston Tong Sang, j’ai demandé au commandant supérieur des forces armées de mettre le pays en pré-alerte. Il faut que nous puissions avoir une réaction rapide dès lors que les conditions permettront aux avions de décoller et aux bateaux de naviguer. Tous les moyens militaires, la sécurité civile, les pompiers, des médecins sont mobilisés. Nous sommes parés pour une opération humanitaire. Les habitants attendent de nous qu’on anticipe. Il vaut mieux en faire plus plutôt que de se laisser surprendre.
Quelle est la situation à Bora Bora ?
Une centaine de maisons sont touchées, abimées, inondées… Je m’y rends avec le maire pour constater les dégâts. C’est mon devoir d’aller voir les familles touchées et de prendre les dispositions avec le pays pour débloquer les fonds de secours.
Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM

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