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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 07:00

Ruddy Alexis à la question

Le procès en appel de Ruddy Alexis devant la cour d’assises de Paris a repris hier avec un long interrogatoire de l’accusé. Celui-ci est revenu sur « les conditions effroyables de sa garde à vue », quand le president de Journa lui demande pourquoi « il n’a pas joue cartes sur table » ? « Je me suis retrouve nu, en garde a vue.  Voulez-vous que je dise que j’étais l’auteur des faits alors que je suis innocent ? » La cour essaie de comprendre pourquoi, le 26 février 2009, lorsque la police est venue chez, alors qu’il rentrait de son footing, il a fait demi-tour. « J’ai pensé que la police était la pour les Haïtiens », dit-il, puis : « Je n’allais pas me faire tabasser devant ma fille alors qu’elle voit un pédopsychiatre. » Le président : « Pourquoi, si les balles devaient servir à faire des cha cha, étaient-elles cachées au fond du manguier » ? Me Tacita réfute cette idée de maracas pour défiler avec les Toumblak : « En 2009, il n’y a pas eu de carnaval ! » Pressé par les avocats des parties civiles, Alexis lance solennellement : « J’ai le sentiment que dans cette affaire, tout a été fait pour trouver un coupable. Le LKP gênait ! Je vous le dis, Me Tacita, on a voulu faire vite. » L’avocat général, Philippe Courroye, reste muet. Il ne s’adressera a Ruddy Alexis que l’après-midi, non sans véhémence : « Pourquoi avoir dit une contre-vérité lors de votre garde à vue ? Etiez-vous armé ? Aviez-vous une cartouchière ? » « Non », affirme Ruddy Alexis. L’accusation s’agace devant les réponses parfois évasives de l’accusé. « Tout le monde en Guadeloupe se souvient de ce qu'il faisait ce soir-là Monsieur Alexis ! »

L’audience de l’après-midi a débuté avec les visioconférences de l’expert psychiatre et du syndicaliste Alain Plaisir (après Jean-Marie Nomertin la veille dans des conditions inaudibles). Alex Lollia, de la CTU et du LKP, est ensuite venu à la barre comme témoin de la défense. « Il y avait un air de mai 68 », déclare-t-il après avoir rappelé que la police a voulu le « persuader que Ruddy Alexis était coupable ». Il assure encore que son agression du 16 février 2009 n'avait rien à voir avec les violences qui ont suivi.

Le président a ensuite appelé Patrice Harris, celui qui était en compagnie de l’accusé vers 2 heures le 18 février 2009. Absent. Le président décerne un mandat d’amener à Patrice Harris, « témoin clé ».

FXG, à Paris

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