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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 17:14

ITW José Frèches, président de la COFRES (Pavillon de la France à Shanghaï)

« Shanghaï 2010 sera du même tonneau que Paris 1900 »

jos---freches.jpgCa se passe comment pour le pavillon de la France, deux mois après l’ouverture de Shanghaï 2010 ?

On va vers les 3 millions de visiteurs. On a en moyenne entre 55 et 60 000 visiteurs par jour. Ce qui fait de nous le pavillon le plus visité.

Comment expliquez-vous ces bons chiffres ?

Pour deux raisons. D’abord parce que la France a une bonne image et la France attire… Le rêve français, ce que les Chinois appellent le « romantisme à la française », attire le public et, d’autre part, nous avons pris le parti d’organiser un pavillon avec une grande fluidité de circulation. La queue, aux heures de pointe extrêmes, ne dépasse pas une heure et demi, ce qui fait que les gens vont voir le pavillon sans faire quatre ou cinq heures de queue ! Donc évidemment, ça permet de recevoir beaucoup de monde et, en particulier, jusqu’à tard le soir où la queue ne dure qu’une demi-heure au maximum. Ca explique que nous ayons ces scores de fréquentation.

Qu’avez-vous choisi de mettre en valeur ? Quel a été votre concept ?

Le pavillon s’inscrit dans le thème de Shanghaï 2010, « une meilleure ville pour une meilleure vie ». Par rapport à cette thématique, nous avons essayé d’emmener le visiteur dans une promenade qui se déroule en pente douce dans la scénographie et qui va montrer au visiteur chinois ce qu’il attend de la France. On n’a pas voulu le décevoir même si parfois on me reproche de n’avoir montré que des clichés. A la limite , je le revendique puisque le but est de présenter ce que les gens ont envie de voir, de faire plaisir à ce public. Sous la forme de films, d’images, de sons, d’odeurs, de saveurs (puisque nous avons également le restaurant des frères Pourcel qui est le restaurant le plus fréquenté de l’exposition universelle avec 600 couverts par jour), ce parcours que nous offrons aux visiteurs qui restent de dix à quinze minutes à l’intérieur du pavillon, leur permet de retrouver l’image de la France qu’ils souhaitent voir. Le point d’orgue est la présentation de sept chefs d’œuvre du musée d’Orsay. Ce sont des œuvres d’art réelles. Il n’y a pas que du virtuel au pavillon de la France !

Le succès a été au rendez-vous dès le début ?

Nous avons reçu la visite du président chinois, Hu Jintao, le 29 avril, avec une nuée de télévisions devant les tableaux d’Orsay ! C’est ça qui a contribué au lancement en fanfare du pavillon de la France et, ensuite le bouche à oreille a fait son effet. Nous n’avons pas d’inquiétude à avoir au niveau de la fréquentation jusqu’au 31 octobre.

La coupe du monde ne vient pas faire concurrence ?

Pas du tout parce que les matchs se jouent tard et le football est quelque chose qui n’a pas encore pris en Chine. Ce qui fait que, même en semaine, quand on se balade à Shanghaï aux heures des matchs, on ne peut pas dire que les trois quarts de la population soient rivés devant la télévision.

Quelle est l’origine des visiteurs ?

95 % des visiteurs de l’exposition universelle sont des Chinois. Il s’agit beaucoup de gens de condition modeste qui viennent en famille avec les grands parents et des personnes âgées, qui ne sont jamais sortis de Chine, qui ne sortiront probablement jamais de Chine et pour lesquels, le ou les deux jours qu’ils passent à l’exposition universelle est la sortie de leur vie. On a des gens émerveillés par ce qu’ils voient, très bon public. Pour les artistes qui se produisent, c’est sûrement très valorisant et très agréable que de se produire devant eux.

Gigantesque certes, mais qu’est-ce qui fait l’unicité de cette exposition ?

Elle est du niveau des premières expositions qui ont eu lieu à la fin du XIXe siècle, notamment Paris 1900, très important puisqu’à l’époque, il y a eu plus de 40 millions de visiteurs. On peut penser que pour la Chine, Shanghaï sera du même tonneau, c’est-à-dire véritablement un moment exceptionnel dans l’histoire de ce pays, un moment de basculement de la Chine d’une situation vers une autre. Et on peut dire de basculement de la Chine vers la super puissance économique qu’elle en train de venir. Avec le taux de croissance qu’elle a, son dynamisme, ses ressources démographiques, son savoir faire…

Ce pavillon est-il amené à survivre à l’exposition ?

Je fais l’objet de plusieurs demandes de rachat de ce pavillon, donc de déconstruction et de remontage ailleurs, y copris d’ailleurs à Shanghaï. Je pense que d’ici la fin de l’exposition, on aura une voire plusieurs possibilités de reconstruction dans d’autre villes chinoises, voire dans un très bon quartier de Shnaghaï, si ce n’est pas ici même.

Propos recueilis par FXG (agence de presse GHM)

 

 

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