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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:26

Le SIAL ouvre des perspectives aux produits locauxstand-outre-mer-SIAL.jpg

Le Salon international de l’alimentation (SIAL) qui se tient cette semaine au parc des expositions de Villepinte en région parisienne est le grand salon professionnel spécialisé dans l’industrie agroalimentaire. Son public rassemble, tous les deux ans, des visiteurs de la distribution, du commerce, la restauration, la viticulture, etc. Environ 70 % des visiteurs viennent au salon à la recherche de nouveaux produits et fournisseurs. En 2010, ils étaient 136 381, dont 62 % venus de l’étranger, à avoir arpenté ses allées. Pour la deuxième fois, une délégation de producteurs guadeloupéens est venu y chercher des perspectives de développement à l’export. Stevie-Biabiany-et-Eric-Petit-Lebrun.jpg« Nous avons, détaille Stévie Biabiany de Guadeloupe expansion, sept exposants qui proposent des produits traditionnels comme le café, les épices ou les punchs mais aussi des produits innovants », comme le désormais fameux Kanasao, les produits phyto-thérapeutiques de l’Herbier créole ou encore ceux d’une nouvelle industrie de transformation des produits de la pêche, Peche an nou d’Eric Petit-Lebrun. Après une première « expédition » au SIAL en 2010, Guadeloupe Expansion (bras armé économique de la Région) a lancé un nouvel appel à projet pour cette édition. « L’opération avait été très concluante avec de bonnes retombées, témoigne Aliette Féréol, directrice générale de Guadeloupe Expansion, les entreprises ont voulu revenir. » Lorie Lurel, patronne des punchs MABI, travaille déjà avec les Allemands. « J’espère avoir les Autrichiens en 2013 et les Belges qui sont revenus me voir… Les Coréens ont goûté et aimé mes produits mais il faudra qu’ils nous revoient… » En principe, il faut attendre le 2e salon pour nouer les contacts, selon Mme Lurel. « Là, je vais pouvoir envoyer quelques échantillons après le salon. » Elle pense que ce salon peut lui permettre de doubler sa production ; un grand distributeur l’a démarché pour fournir sa marque maison. equipe-exposants-gpe.jpgEric Petit-Lebrun dont l’entreprise existe depuis 2009 vise la grande distribution, la restauration, les traiteurs mais aussi la restauration collective. Son produit phare, la bolognaise de poisson, transformée en Guadeloupe à partir des produits frais de la pêche guadeloupéenne, a attiré des gens de Dubaï, d’Estonie et de Belgique. « Je ne signe pas de contrat, je prends des contacts ! Là, je vais aller voir les stands d’épicerie fine pour leur faire goûter mes produits… » Pour lui comme pour la plupart des exposants guadeloupéens, le plus gros obstacle est la logistique (stockage et transport) pour exporter à moindres coûts. Non loin, se trouve le stand de la Copcaf tenu par Roland Darroso. Lui, il n’a qu’une seule peur, c’est qu’on lui passe une trop grosse commande qu’il serait incapable d’honorer ! Pour l’heure il vend un peu de son excellent café bonifieur dans l’Hexagone et en Grande Bretagne. Environ 500 kilos par ans et tant que les plantations de Capesterre-Belle-Eau ne sont pas relancées, son essor est limité. « Les Anglais m’ont demandé si je pouvais leur envoyer trois containers… » Clément Naranayinsami, alias Tonton Clément lui aussi a fait une touche avec les Britanniques : « Ils veulent de la poudre et de la piquante… En tout, un container. » Colombo, graines à roussir, sauces piquantes sont des produits familiers aux Anglais. « Avec une telle commande, je ne double pas ma production mais pas loin… » Il s’y est prtéparé puisqu’à partir de janvier, il ne s’occupera plus de la commercialisation locale de ses produits, il va sous-traiter et se concentrer sur la production et l’export.

Hier après-midi, ces nouveaux ambassadeurs de la Guadeloupe qui exporte, recevait la visite très officielle d’un compatriote, le ministre des Outre-mer.

FXG (agence de presse GHM)


Kanasao cible l’Amérique

Gamme-Touch-de-kanasao.jpgKanasao, c’est bien plus que du jus de canne, « c’est fluide, transparent et joli et c’est un produit innovant qui nous ouvre le marché des nouvelles boissons naturelles ! » Moïse Augis a rôdé son discours de commercial. Lui, il vise les Etats-Unis (ils ont déjà signé avec une grande chaîne de magasins de produits naturels) et fait des pieds et des mains devant deux commerciaux qui reviennent une fois encore sur leur stand. Ils sont basés à Miami et sont intéressés par la gamme Kanasao pour alimenter une chaîne de superettes haut de gamme. Ils ont été séduits par les lime, ginger et red touch, les Tea cane et les Calypso. « gustativement et esthétiquement, c’est un produit sélectionnable dans le mix et les attentes des Américains », assure le commercial de Miami.

Le premier client américain de Kanasao a été ferré en trois mois, entre le premier contact et la signature. « En Europe, il faut compter entre au moins six mois… », indique Moïse. Ils ont aussi le Brésil en ligne de mire. « On discute… ». Sinon, ils ont reçu des gens de Chypre, du Portugal, du Japon, des Emirats, du Danemark… « Mais aucun   de la Caraïbe », lance goguenard le commercial guadeloupéen.


Dynamique entreprenariale

Liliane-Piquion.jpgC’est l’autre must du stand de la Guadeloupe, l’Herbier créole de Liliane Piquion. « Je commence à développer ma clientèle ! », sourit l’ex présidente de Guadeloupe Expansion qui a monté cette société, Hiteca, en 2009, et qui ne veut pas encore dévoiler le nom de cette centrale d’achat qui fournit une chaîne nationale de magasins spécialisés, ni du réseau GMS qu’elle travaille pour l’année 2013. « Je peux multiplier ma production par deux ou trois pour atteindre ma vitesse de croisière. » Son produit est un complexe minceur à base d’herbes pays. « C’est un produit de niche et de qualité et je suis pionnière en suivant les préconisations du schéma régional de développement économique. Pour le moment son optimisme est juste freiné par son manque de fonds propres. « Mais la demande est là et bien identifiée ! » Mais au-delà deu développement, ce que veut Liliane Piquion, c’est participer à une « dynamique entreprenariale » au-delà de sa propre personne. « Il me faut quelqu’un pour reprendre le flambeau, pour poursuivre l’activité quand j’arrêterai. »

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