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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 07:39

Croque Saveur et la SICACFEL au Salon de l’agriculture

Tony-Mohamed-Ali-et-Fred-Petrus.jpgFred Pétrus directeur de la SICA caribéenne de fruits et légumes, et Tony Mohamed Ali, gérant de Croque saveur, étaient les hôtes de l’ODEADOM, hier, au salon international de l’agriculture à Paris. « Avec l’ODEADOM, une structure comme la nôtre peut mieux appréhender les dossiers au niveau de l’Europe et c’est capital pour le développement de nos 35 producteurs », explique le Guadeloupéen Fred Pétrus. L’ODEADOM leur a versé l’an passé entre 150 et 200 000 €. Leurs adhérents, mis à part deux ou trois situés en Basse-Terre, se trouvent entre Saint-François et Le Moule. La SICAFEL existe depuis 2009. Elle est le fruit du regroupement de trois GIE décidés à mettre en place une stratégie. La filière est en cours de développement et possède déjà des sociétés commerciales qui permettent aux producteurs de mieux vendre leur production. « Après la grève du LKP, on s’est aperçu qu’il fallait organiser la filière fruits et légumes », poursuit Fred Pétrus. Depuis, ils sont référencés dans les supermarchés de l’île et leur entreprise de transformation, Croque saveur, a décroché le marché des Mac Donald pour la salade. « Aujourd’hui, la priorité des priorités, c’est le marché local et la production locale. » Salades, melons, ananas, papayes en sont l’enjeu. Ils viennent de lancer des coupelles de fruit (100 grammes de melon ou d’ananas) destinées d’abord à la restauration scolaire, ils font de la papaye et des carottes rapées, des concombres en lanières et travaillent aussi à façon. Leur force, pour être pris au sérieux par les distributeurs, c’est leur nombre (20 autres devraient les rejoindre prochainement) qui leur permet d’avoir une régularité dans l’approvisionnement. Leur meilleur allié est le coût du fret aérien. « Aujourd’hui, on ne rupture pas, assure Tony Mohamed Ali, on diminue mais on ne rupture pas. » Et pour parfaire cette régularité, ils investissent dans des serres de nouvelle génération pour avoir une production régulière sur toute l’année. Pour autant la filière n’est pas encore complètement opérationnelle et organisée. « Il y a beaucoup de travail à faire, poursuit M. Mohamed Ali. Ce qui s’est fait en cinquante ans en métropole, on nous demande de l’accomplir en cinq ans ! » D’où leur présence au stand de l’ODEADOM qui plus qu’une banque des crédits européens, est d’abord un organisme pour le développement de l’agriculture des DOM.

FXG (agence de presse GHM)

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