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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 05:02

Slaï, le zouk à fleur de peau

Slai-paris-11-e-est-son-quartier-des-rencontres-photo-A-Joc.jpgLes chansons « Flamme » et « La dernière danse » ont confirmé la popularité de Slaï. Il revient avec un album « Escale » et un nouveau single, « Autour de toi », joliment orchestré dans une belle harmonie rythmique. Slaï, de son vrai nom Patrice Sylvestre, est né à Sarcelles (95) d’un père capesterrien et d’une mère saintoise. Dès son plus jeune âge, il baigne dans l’ambiance du zouk et du kompa. En 1996, il revient en région parisienne pour des raisons professionnelles et là, par diverses rencontres, il trouve son chemin musical. En 1998, alors que le pays fête la victoire de l’équipe de France de football, il sort son premier opus, « Fresh », puis, en 2002, l’album éponyme « Slaï », suivi en 2004 par « Florilège » qui lui vaut son premier disque d’or. En 2008 sort l’album « Caraïbe » et c’est la consécration. Il joue désormais dans la cour des grands, participe aux Victoires de la musique en 2009, année où il est meilleure vente de disques. Interview

« C’est l’album dans son ensemble qui parle le mieux de moi »

Comment êtes-vous arrivé au zouk ?

Slai-le-zouk-a-fleur-de-paeu-photo-A-Jocksan.jpgLe zouk est une musique que j’ai chanté, dansé lorsque j’habitais en Guadeloupe, grâce à des artistes tels que Kassav, Frédéric Caracas, Tanya St-Val. Il est vrai que, fort de ce bagage et lorsque j’ai débuté dans la musique, il me paraissait tout naturel d’être dans ce courant musical. Maintenant, j’ai commencé avec une rencontre avec Guy Bordet qui autoproduisait son album. Il m’a demandé de l’assister et de collaborer avec lui. Chose que j’ai faite. Et par la suite, je me suis lancé, j’ai produit mon premier album « Fresh », avec les petites économies de mes parents et un peu du mien. Puis les choses sont venues petit à petit, ainsi que le public qui était au rendez-vous. « Florilège » est l’album par lequel le public hexagonal m’a découvert. Ensuite il y a eu « Caraïbe » et nous arrivons à cet album « Escale ». J’ai toujours été auteur-compositeur et interprète.

Quelle est la couleur musicale de l'album ?

C’est un album urbain. J’ai puisé les sonorités de cet album dans les courants musicaux tel que le hip hop, le R&B, l’électro voire la danse. Puis j’ai greffé les percussions propres au zouk et aux musiques antillaises. L’ensemble est servi avec des ballades. Des ballades qui sont un peu une de mes caractéristiques. Il y a toujours une direction caribéenne  avec des sonorités, des accords très chauds pour évoquer les Antilles et l’ensemble des Caraïbes. C’est un peu la direction que je souhaitais.

Vous êtes un chanteur très discret. Sur cet album, y a-t-il un titre qui parle de vous, de votre vie ?

Je me mets  beaucoup en retrait de ce que j’écris. Mais, je dirais que c’est l’album qui donne l’état d’esprit dans lequel je baigne. C'est-à-dire, celui d’un homme ouvert sur le monde, curieux, fier de ses racines caribéennes.  Je suis plutôt positif comme gars. J’ai le souci d’apporter un bien être aux gens. « Escale » transcrit tout ça, plutôt qu’un titre vraiment prédéfini. Il y a des titres dans ce nouvel album dont je suis plutôt satisfait. Le titre « Zoukbox » par exemple, un titre que j’aime. Chaque artiste a un coup de cœur sur son propre album et c’est mon titre coup de cœur. Mais, c’est l’album dans son ensemble qui parle le mieux de moi.

Slai-coup-de-tonner-sur-le-Zoukbox-photo-A--Jocksan.jpgOn devine un coté fleur bleue, êtes-vous un grand sentimental ?

L’amour est un terme qui est récurrent dans tout ce que je fais. C'est-à-dire que lorsque les gens écoutent Slaï et cherchent un de mes albums, ils savent qu’il y aura des ballades et des mélodies qui leur permettront de s’évader et de prendre une inspiration.  Je pense que les gens recherchent mes titres pour l’universalité  que procurent le thème de l’amour.

Pourquoi avez-vous choisi la musique zouk pour vous exprimer ?

C’est sanguin. Le zouk est vraiment une belle musique quant elle est bien jouée. La musique zouk s’inscrit dans son époque. C’est une musique métissée. Aujourd’hui, nous sommes à l’heure du brassage et, cette musique mélange différentes influences. Elle mérite d’être défendue. Si je peux retranscrire ça et donner du bien-être aux gens à travers ce courant musical et faire découvrir un peu plus la Guadeloupe et la Martinique, tant mieux.

slai-chanteur-a-la-melodie-d-amour-photo-A--Jocksan.jpgA quand une tournée aux Antilles, en Guyane, à la Réunion ?

C’est la grande question. Nous sommes  en train de plancher sur ça en ce moment.  Il faudra bien ficeler ce tour de manière qu’on puisse rapprocher les dates et aller à la rencontre du public dans des bonnes conditions. Pour cela, il faut une discussion et une réflexion en amont. Une tournée c’est une organisation derrière, au-delà de la musique. C’est mon objectif, ça fait partie de ma volonté.

L’industrie discographique rencontre beaucoup de difficultés. Pourquoi avoir choisi de sortir un album par ces temps de rigueur  et de piratage ?

Le disque n’est pas mort. Le disque physique est encore là. Il est vrai qu’en parallèle, il y a la progression des sites de téléchargement légaux. J’y suis également ; il faut prendre le tournant. Mais il y a toujours des personnes qui veulent l’objet. L’objet CD, pour la pochette, pour avoir quelque chose. Il est important pour moi d’être dans les bacs et sur les sites de téléchargement légaux. Même si l’économie numérique dématérialise tout, je pense que le disque a encore quelques années devant lui et après je m’adapterai.

Que reste-t-il de votre passage aux victoires de la musique en 2009 ?

Des belles images et une envie encore plus forte qu’auparavant de continuer la musique. Et surtout, de faire parler de la Caraïbe et de la musique caribéenne. Je me souviens effectivement lors de cette manifestation, j’étais le seul représentant du zouk, mais aussi de la Caraïbe, tout simplement. Ça m’a encouragé. Il y a une espèce  d’émulation, d’envie plus forte qui était là. C’est ce que j’ai conservé et gardé de ces Victoires  de la musique.

Le-chanteur-guadeloupeen-Slai---si-ou-enme-mwen-photo-A--.jpgComment voyez-vous votre avenir dans le monde musical ?

Je pense que j’irai vers de plus en plus d’ouverture. Je vais m’essayer à différent courant musicaux. Mes influences, à part le zouk, sont diverses. Dans le bassin caribéen, on écoute  beaucoup d’autres musiques telles que la salsa, le R&B, la bachiata, le reggae. J’écoute un peu de tout et j’aimerai que ça s’entende un moment ou un autre. Sur « Escale », il y a un titre, « Le bon coté », que j’interprète en duo avec Leila Meyn, qui n’a rien à voir avec le reste de l’album. C’est plutôt une tendance variété française, limite soul music. Ca fait partie de la tendance que je prendrai de plus en plus dans l’avenir. 

Quelle relation avez-vous avec les autres chanteurs et musiciens ?

Aujourd’hui, dans le zouk, on arrive à s’entendre. Il faut qu’il y ait une certaine osmose. Il peut  y avoir des froissements à un moment ou un autre, mais globalement on n’en est pas au point où il y a de vraies rivalités comme dans d’autres musiques où ça peut aller loin. On s’entend plutôt bien et mes rapports sont amicaux voire professionnels. Pour moi, ça se passe bien.

De quoi rêvez-vous ?

Faire un tour du monde avant de fermer les yeux définitivement.

Quel est votre coin préféré dans Paris ?

Je trouve pas mal le coté du canal vers Richard Lenoir, la zone où est situé le Bataclan. C’est un quartier à la fois populaire et un peu atypique. Ici, il y a des gens d’origines diverses qui se mélangent.

Quels sont vos loisirs ?

J’adore le foot, mais j’ai peu de temps pour le pratiquer. Je le regarde un peu à la télé pour suivre les joueurs antillais. J’adore aussi le dessin. La lecture, je m’en nourris pour pratiquer mon activité. Et voyager ! Ce sont des choses que je fais en dehors de la musique.

sali--photo-A--Jocksan.jpgQue regardez-vous  en premier chez une femme ?

J’aime beaucoup le regard chez une femme. Et après je passe à sa démarche, à sa façon de bouger, son charisme… Voir ce qu’elle dégage. Je suis plus sensible au charisme qu’à la beauté en elle-même.

Quel plat aimez-vous manger avec vos amis ?

Un dombré crevettes, ça c’est pas mal ! Surtout préparé par ma mère. Un délice. Je suis très attaché à la cuisine antillaise.

Quel genre d’homme êtes-vous, coquet, discret, tendance ?

J’aime bien resté moi-même et être simple. Mais je suis curieux et j’aime la mode. Quelqu’un qui prend soin de lui est toujours agréable. Ça se voit et je crois que ça à une influence autour de soi. Mais je n’aime pas les vêtements qui ne sont pas fonctionnels.

Comment vivez-vous la starisation ?

SLAI-ZOUK-GWADA.jpgTrès bien. C’est pas mal ! Ça a de beaux avantages. Généralement, lorsqu’on est fainéant au niveau drague, ça facilite les choses. Après, il faut gérer ses apparitions et rester plutôt discret, c’est mieux. Il est toujours agréable que quelqu’un que vous ne connaissez pas vous sourire, vous dise des choses agréable, vous parle de votre musique. Le revers de la médaille, et il faut aussi l’accepter, ce sont les critiques. Mais ça a de bons cotés et je le vis bien. Je ne me considère pas comme une star. Je dirai que je suis quelqu’un de connu. Déjà à ce stade c’est très bien.

C’est votre dernier mot ?

Un petit coucou aux lectrices et aux lecteurs. Je leur dis à très bientôt.

Propos recueillis par Alfred Jocksan (agence depresse GHM)

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