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Publié par fxg

Fillon assume seul devant les maires la réforme de la taxe professionnelle

Les maires réunis en congrès à Paris à la porte de Versailles ont écouté, mardi, François Fillon, le Premier ministre, leur expliquer la réforme de la taxe professionnelle et n’ont pas été vraiment convaincus. Il y avait sans doute plus d’élus que les années précédentes et on a entendu des sifflets…  « Ca me pose un problème, indiquait mercredi matin, le maire de Sainte-Rose (Guadeloupe), Richard Yacou, même si au niveau des finances, c’est compensé, c’est le lien avec les entreprises qu’on va distendre. » Il souhaite que les entreprises puissent continuer à assurer l’attractivité dans sa commune. Jeanny Marc, députée maire de Deshaies (Guadeloupe) y voit carrément une « catastrophe » : « Nous étions en TPU avec la communauté de communes du nord Basse-Terre et cela signifie qu’il va falloir que nous révisions à la baisse tous les projets… » Même son de cloche à la Réunion : « Je fais partie de l’intercommunalité du CIREST et nous sommes particulièrement touchés par la réforme, explique Jean-Luc Saint-Lambert, maire des Palmistes. On se pose les mêmes questions que tous les maires : quelles compensations et pour combien de temps ?! » Le président du CIREST, Philippe Leconstant va plus loin encore : « C’est une catastrophe, même si la compensation est partielle ! » Jean-Bernard Hoarau, adjoint au maire du Tampon avoue ne pas avoir encore pris la mesure de l’impact de la réforme sur sa commune mais semble peu inquiet : « Fillon a promis la compensation intégrale. De toute façon, on est dans un schéma où il faut créer de l’activité, donc nous sommes favorables à la réforme de la taxe professionnelle et au niveau des collectivités, on fait confiance au Premier ministre si les recettes ne bougent pas. L’important est de donner un second souffle aux entreprises qui créent de l’activité et de l’emploi... » Même dans les petites communes, comme Salazie dans les Hauts de la Réunion où la taxe professionnelle ne représente que 150 000 euros, à en croire l’adjoint aux finances, Mario Moreau, « c’est une catastrophe… S’il y a compensation, ça ira mais elle n’est prévue que pour une année et nous avons besoin de visibilité  sur plusieurs années… » Selon M. Moreau, la pression fiscale est déjà forte sur les contribuables et ne laisse aux élus aucune marge de manœuvre. « Ca va être compliqué pour bâtir un budget… » De là à expliquer l’absence du président de la République comme une défilade ?

« Que ce soit le Premier ministre ou le président de la République qui présente la réforme, qu’est-ce que ça change ? », commente Mario Moreau. Pour Jean-Bernard Hoarau, c’est un jugement partisan : « Quand il s’occupe de tout, on dit qu’il en fait trop et quand il ne vient pas, les gens s’en plaignent… » Jean-Luc Saint-Lambert ne s’en plaint pas, mais il trouve que « c’est significatif du manque d’intérêt de Nicolas Sarkozy pour les élus et c’est surtout la peur de passer un moment difficile. Il perd quelques points ! Le Premier ministre a été courageux. » Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, qui recevait les maires d’outre-mer à l’hôtel de Lassay, mercredi matin, a tenté de dédouaner le président en rappelant les mesures prises au CIOM et avec ces mots qu’il voulait rassurant : « Le président a dans son cœur la France du grand large… » « Il a un calendrier chargé, tempère M. Yacou et il a eu raison de ne pas venir avant que la réforme ne soit explicitée car les élus sont mécontents.  Il a eu raison de ne pas venir et d’envoyer Fillon ! » Et M. Yacou ajoute, plus laconiquement : « Le président n’a pas le tempérament d’écouter. » Jany Marc  trouve cette absence déplorable, mais elle n’est pas étonnée « bien que ça soit la première fois que le président de la République ne sale pas les maires… » Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, qui recevait les maires d’outre-mer à l’hôtel de Lassay, mercredi matin, a tenté de dédouaner le président en rappelant les mesures prises au CIOM et avec ces mots qu’il voulait rassurant : « Le président a dans son cœur la France du grand large… »

FXG, agence de presse GHM

 


Deux maires refoulés du ministère de l’Intérieur

Lundi soir, alors que Brice Hortefeux recevait les élus d’outre-mer à la place Beauvau, siège du ministère de l’Intérieur, des rumeurs ont commencé de circuler au sujet de 60 à 80 élus qui auraient été refoulés de la réception. En réalité, les journalistes (qui n’étaient pas invités), une trentaine d’étudiant de l’Institut national des études territoriales (l’ENA de la fonction publique territoriale), précisément ceux de la promotion Aimé-Césaire, et deux élus n’ont pas été admis, faute de badge d’accréditation de congressiste. Les deux élus ne sont évidemment par n’importe lesquels puisqu’il s’agissait du maire de Schoelcher en Martinique, Luc Clémente et du… président de l’association des maires de Mayotte, Amédi Boinahery-Ibrahim (photo). Si le premier s’est mis en colère, le second l’a pris avec davantage de philosophie : « Je n’étais pas sur les listes et n’avait pas de badge, je comprends les services du ministère. » Il admet qu’il aurait pu faire appeler le service du protocole mais qu’il n’a pas eu envie de le faire. « Nous aurions fermé tout autant la porte à quelqu’un absent des listes à Mayotte. » Selon un journaliste sur place, Jacques Pelissard, président de l’association des maires de France, aurait promis d’intervenir pour régler le différend mais ne serait jamais réapparu à l’entrée de Beauvau. Car ces fameuses listes d’invitation ont été dressées par l’AMF. Toujours est-il que mercredi matin, à l’hôtel de Lassay, siège de la présidence de l’Assemblée nationale où Bernard Accoyer avait convié les maires d’outre-mer, on ne comptait aucun élu Martiniquais…

Photo : La promotion Aimé-Césaire de l’Institut national des études territoriales lors de la journée des maires de l’Outre-mer à la mairie de Paris (il manque la Martiniquaise Nathalie William en stage à la Province sud de Nouvelle-Calédonie). Ce sont eux qui, avec le maire de Schoelcher et le président de l’association des maires de Mayotte, ont été refoulés de la réception donnée en l’honneur des élus d’outre-mer, lundi soir, par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux (photo : FXG)

 

 

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herve 19/11/2009 13:53


M. Yacou parle d attractvite de sa commune par les entreprise, moi je pense qu il ferais dejas mieux de l entretenir correctement , de plus quand des personnes arrivent avec des projets pour sa
commune ,il faudrais qu il arrete de regarder si ils sont blancs ou noir ,  de les aider et pas le contraire.Vous avez vue la tete qu il fait sur la photo et bien c est la meme qui fait
quand vous lui demander quelque chose ( ex: eclairage dans votre rue que vous attendez depuis 3 ans ou internet a haut debit ....).