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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 11:29

trempage-Creole-couv.jpgTrempage kréyol d’Alexandre Tellim (Orphies)

Alexandre Tellim a passé son enfance en Martinique et vit désormais dans l’Hexagone. Trempage kréyol est son premier roman, « né de l’envie d’amener un nouveau souffle à la découverte de la jeunesse antillaise ». Son livre, publié aux éditions Orphies, a été présenté en avant-première au salon du livre de Paris, fin mars. L’histoire qu’il raconte révèle « le quotidien épicé » de quatre étudiants Martiniquais. Yann, le leader de la bande, aime les histoires sombres de l’île et s’intéresse aux « cadavres dans les placards de sa famille ». Flora est à la recherche de son père biologique. Maëlle subit la maltraitance de son oncle et la malveillance des mulâtres de sa famille. Lionel, apprenti cinéaste, veut échapper à un destin d’artisan promis à une fille du quartier, mais rêvé par son père. Tous sont dans la quête des secrets de famille… L’intrigue semble attrayante et nous entraîne dans les travers de la société créole que les jeunes héros voudraient mettre à mal pour ancrer leur monde dans la modernité. Mais l’ouvrage pêche par plusieurs aspects. Les secrets se dévoilent sans réelles surprise. Et puis, le jeune écrivain ne peut s’empêcher, souvent en début de chapitre, d’énoncer des généralités sur la Martinique qui trouveraient mieux leur place dans un guide de voyage, voire dans un essai ethnologique (« l’ancienne génération voudrait faire comprendre à la nouvelle que toute fête culturelle ou religieuse fait l’objet d’une célébration… »). Ensuite sa langue n’arrive pas à se libérer de lourdeurs de style et d’erreurs de langage (« rassure-toi qu’on te dise toute la vérité » au lieu de « assure-toi… », et encore l’emploi du mot « attraction » au lieu de « distraction »…). Quant à l’intrigue, si au début, elle a de quoi séduire, on a l’impression en lisant l’ouvrage d’être plongé dans la bibliothèque verte et de lire un épisode du Club des cinq. Pourtant le sujet était bon, l’envie était là… Et au final, on a du mal à venir à bout des 350 pages. L’éditeur n’a pas fait son travail.

FXG (agence de presse GHM)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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