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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 08:08

ITW Fleur Pellerin, ministre de l’Economie numérique

Fleur PellerinLe ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, et sa collègue de l’Economie numérique, Fleur Pellerin, ont ouvert, hier matin à Paris, les travaux de la Journée du numérique dans les Outre-mer, en présence du directeur général de l’ARCEP et du directeur de la mission très haut débit, Antoine Darodes.

"3 milliards seront tirés de la vente des licences de 4 G "

Que va changer le très haut débit ?

Les usages vont beaucoup se développer. Les usages, c’est l’accès à des services comme la télémédecine, à des procédures administratives pour lesquelles on n’aura plus l’occasion de se déplacer pour les réaliser, l’accès à des personnes handicapées ou dépendantes à des services qui pourront etre fournis à domicile. C’est un meilleur service rendu à nos concitoyens, mais c’est aussi un levier de réduction de la dépense publique pour l’Etat. C’est un synonyme de progrès social. Il y a beaucoup à attendre du déploiement du très haut débit, dans les Outre-mer parce que l’insularité renforce les besoins,, mais pour tous les Français également.

Quand aura-t-on le très haut débit aux Antilles ou à la Réunion ?

Le président de la République s’est engagé pendant la campagne à ce que tous les Français aient accès au très haut débit au maximum dans dix ans. Mais nous avons un objectif ambitieux que chacun ait accès à un haut débit de qualité d’ici cinq ans. J’habite aux portes de Paris et j’ai un débit de 1 méga, ce qui n’est pas très bon. Je sais que dans les territoires ruraux et d’Outre-mer, c’est encore pire et cette situation n’est pas acceptable et nous la réglerons dans les cinq prochaines années.

Comment va être financé ce très haut débit ?

Le chantier coûte à peu près 20 milliards d’euros sur les dix prochaines années. Ce sera financé par le secteur privé et par le secteur public. Il y a des endroits où c’est tres rentable de déployer la fibre et il y a des zones ou ca coûte tres cher et ou ce sera rentable dans beaucoup plus longtemps. Il faudra donc une intervention des collectivités territoriales et de l’Etat. L’Etat va subventionner le très haut débit à hauteur de 3 milliards d’euros dans les dix prochaines années. Ces 3 milliards seront tirés de la vente des licences de 4 G aux opérateurs de téléphonie mobile. C’est un financement sécurisé. Et pour les collectivités locales qui pourront faire l’avance de l’investissement, l’Etat met en place des prêts à très long terme, à très bas taux, avec des différés de remboursement qui permettront de financer l’investissement de départ. Le plan est financé et les premiers déploiements commencent. Les premiers dossiers arrivent à la mission très haut débit que nous avons mise en place.

Y aura-t-il un effort particulier pour l’Outre-mer ?

Nous allons mettre en place des dispositifs particuliers pour l’Outre-mer parce que la situation liée à l’insularité, peut-être aussi au retard qui a été pris, doit etre corrigée. Aujourd’hui, la fracture numérique est géographique, sociale et générationnelle. On ne peut accepter que certains Français n’aient pas les mêmes services pour le même prix que d’autres Français. Je propose avec Victorin Lurel que nous ayons des mesures spécifiques pour les DOM TOM. Dans le précédent plan de l’ancien gouvernement, le taux de subvention était de 30 %, nous le portons à 60 % en Outre-mer, contre 50 en moyenne dans l’Hexagone.

Qu’en est-il des licences 4G en outre-mer ?

C’est une procédure qui est gérée par les autorités de régulation selon des procédures extrêmement administratives et encadrées et c’est l’ARCEP qui en a la charge.

Propos recueillis par FXG, à Paris


Le calendrier Outre-mer de la 4G

benoit loutrel arcepAu cours de la réunion de travail, Benoît Loutrel, directeur général de l’ARCEP, devait présenter « le calendrier de travail du développement du marche mobile outre-mer et, notamment l’attribution à venir des premières licences 4G ». Lors de son intervention Benoît Loutrel n’a pas détaille un calendrier. Comme il y a eu un débat autour de ce sujet, une élue de la Réunion a déclaré que ca prendrait un an et demi. « Ça peut aller plus vite », a corrigé M. Loutrel. Celui-ci a rappelé qu’il devait y avoir d’abord une consultation publique pendant une durée minimum d’un mois et qu’ensuite seulement auraient lieu l’appel d’offres puis les dépouillements. Ça pourrait donc, au mieux, prendre dans les six mois avant de voir la 4G se déployer outre-mer.

FXG


IZI contre Mediaserv et Outremer Telecom

Sur la polémique lancée par Yann de Prince, le ministre a déclaré : « C’est une question polémique. C’est indigne. Je sais que la politique est difficile, mais le marche concurrentiel l’est encore plus. Il s’agit de polémiques entre groupes qui postulent. L’ARCEP est une autorité administrative indépendante qui est respectée par ce gouvernement. Nous ne voulons pas que, sous prétexte de favoritisme envers des entreprises antillaises et singulièrement de la Guadeloupe, que l’on cherche a préempter les solutions. L’ARCEP est libre. »

Propos recueillis par FXG, à Paris

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commentaires

thierry 01/06/2013 15:04


En Guadeloupe le groupe réunionnais Mobius-izi part défavorisé économiquement (entre autres)  face au groupe franco-iranien (LORET- Ehsan EMANI / Mediaserv) qui possède les cables
internet financés à 75 % par la Région Guadeloupe. Pourvu que les tarifs continuent à être accessibles au plus grand nombre.

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